Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 29 janvier 2024 7 minComplaisantFond programmatiqueTransportsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Attaques en mer Rouge : "Il y a eu un peu de désorganisation, mais elle est derrière nous", selon le directeur général d'Haropa Port

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Concrètement, qu'est-ce que ça génère comme problème pour les ports que vous gérez ?

  • 1:24FerméeRéponse directe

    Et donc vous direz qu'aujourd'hui ces problèmes, ils sont derrière vous ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Sauf qu'on a vu également, par exemple, les constructeurs automobiles, Stellantis pour ne pas le nommer, qui s'est reporté vers le transport aérien par avion, vous n'avez pas peur justement d'un report ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Et donc pas d'inquiétude, alors vous avez commencé à le dire, il y a moins de trafic, vous avez publié vos résultats pour l'an dernier, avec une baisse du trafic de l'ordre de 4,5%, comment est-ce que vous l'expliquez Stéphane Raison ?

  • 3:16FerméeRéponse directe

    Donc par rapport à vos concurrents, vous n'êtes pas si mal placés, c'est ce que vous dites ?

  • 4:18RelanceRéponse directe

    Alors cette année, elle sera marquée par les Jeux Olympiques, avec une cérémonie d'ouverture qui aura lieu sur la Seine, mais en contrepartie, le fleuve ne sera pas du tout accessible pendant toute la durée des JO, ce qui empêche l'acheminement des céréales, vous venez d'en parler, et cela juste après les moissons. Est-ce que vous le déplorez, Stéphane Raison ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « vous perdez 15 jours »
  • 1:45Invité politiquePromesse
    « on le verra dans nos chiffres »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « le volume de conteneurs en Nord-Europe est moins important »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « une baisse du trafic de l'ordre de 4,5% »
  • 3:14Invité politiqueChiffre
    « on est à deux chiffres en Nord-Europe, les ports, ce qu'on appelle Nord-Sea-Port, seul en vert, ça fait moins 5,5% »
  • 5:13Invité politiqueChiffre
    « on estime à peu près 10 000 tonnes de céréales à transiter par jour depuis l'est de Paris, en amont sur la Seine jusqu'à Rouen »
  • 5:19Invité politiqueChiffre
    « on fait, nous, plus de 7 millions de tonnes de céréales »
  • 6:05Invité politiqueChiffre
    « on a fait ça à la fin de l'année. Et puis, au-delà de tout ça, on a eu une très belle annonce il y a un an et demi, MSC, qui a réitéré son annonce. Un milliard d'euros d'investissements pour faire des développements au Havre »
  • 6:26Invité politiqueChiffre
    « dont on passerait de 1,5 million à 4,5 millions »

Temps de parole

  • Invité politique71 %
  • Présentateur29 %

7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info Bonsoir à toutes et à tous, ce soir dans l'invité éco, le patron du premier port français, Aropa Port, qui regroupe les ports du Havre, de Rouen et de Paris, donc les trois ports qui se trouvent le long de la Seine. Stéphane Raison, bonsoir.

0:17
Invité politique

Bonsoir.

0:18
Présentateur

Vous êtes donc à la tête d'Aropa Port, vous publiez aujourd'hui vos résultats pour l'an dernier. On va revenir évidemment sur les tendances de fond du transport maritime, mais l'actualité de votre secteur est marquée par ces attaques répétées des rebelles outils en mer rouge qui génèrent pas mal de désorganisation. Concrètement, qu'est-ce que ça génère comme problème pour les ports que vous gérez ?

0:39
Invité politique

Alors un peu de retard, un peu de retard sur la livraison, puisque quand vous quittez la mer rouge et que vous allez finalement passer par le Cap de Bonne Espérance pour remonter vers l'Europe, ça c'est pour les trafics venant de l'Asie, vous perdez 15 jours. Donc si vous perdez 15 jours, il faut se recaler quand vous êtes armateur, puisque les armateurs arrivent finalement au Havre en premier port touché en Europe du Nord. Et finalement, il faut remettre des bateaux supplémentaires, et puis il y a un peu de désorganisation, mais cette désorganisation elle est derrière nous, puisqu'elle a eu lieu autour du 15 janvier.

Et on a vu le recalage, alors il y a aussi eu des conjonctions d'arrivées entre certains navires qui sont un peu arrivés en même temps, et on l'a géré avec les opérateurs de terminaux sur les quais du Havre.

1:24
Présentateur

Et donc vous direz qu'aujourd'hui ces problèmes, ils sont derrière vous ?

1:28
Invité politique

Alors ils sont un peu derrière nous, parce qu'effectivement...

1:30
Présentateur

Même si les attaques en mer rouge...

1:31
Invité politique

Oui, alors les attaques continuent, donc ça veut dire que les armateurs ont fait des choix, ils ont décidé effectivement de protéger leurs équipages, la sécurité avant tout, mais dans la livraison, comme on est dans un contexte économique qui est un peu en retrait, on le verra dans nos chiffres, ce qui se passe c'est que le volume est moins important, le volume de conteneurs en Nord-Europe est moins important, les terminaux sont moins saturés, alors que pendant la période Covid, ils étaient totalement engorgés, et là, voilà, ils sont moins occupés, donc on arrive à gérer finalement ces arrivées de conteneurs.

2:00
Présentateur

Sauf qu'on a vu également, par exemple, les constructeurs automobiles, Stellantis pour ne pas le nommer, qui s'est reporté vers le transport aérien par avion, vous n'avez pas peur justement d'un report ?

2:12
Invité politique

C'est vraisemblablement pour des pièces, des pièces urgentes, alors c'est pareil...

2:16
Présentateur

Mais vous n'avez donc pas peur d'un transfert du transport maritime vers le transport aérien,

2:21
Invité politique

ou vers la route ? Alors d'une part, il y a une différence de coût très importante entre les pièces qu'on transporte par l'avion et celles qu'on transporte par le bateau, donc effectivement, c'est un recalage de la chaîne d'approvisionnement, mais nous, on a connu en Nord-Europe, alors pas au Havre, mais notamment dans les autres grands concurrents, Rotterdam et Anvers, on a connu des navires qui restaient là pendant 15 jours, donc on connaît ça depuis la période Covid, là on est moins saturé, et donc il faut un recalage côté compagnie maritime, pour que ça se remette en place, mais vraiment très temporaire.

2:51
Présentateur

Et donc pas d'inquiétude, alors vous avez commencé à le dire, il y a moins de trafic, vous avez publié vos résultats pour l'an dernier, avec une baisse du trafic de l'ordre de 4,5%, comment est-ce que vous l'expliquez Stéphane Raison ?

3:02
Invité politique

Alors assez simplement, alors déjà un, on est le port d'Europe du Nord qui a la baisse la moins importante, on est à deux chiffres en Nord-Europe, les ports, ce qu'on appelle Nord-Sea-Port, seul en vert, ça fait moins 5,5%, donc un tout petit peu moins bien que nous.

3:16
Présentateur

Donc par rapport à vos concurrents, vous n'êtes pas si mal placés, c'est ce que vous dites ?

3:19
Invité politique

On n'est pas si mal placés. On est dans un contexte économique qui est extrêmement perturbé par la guerre en Ukraine, on voit bien que la mer rouge, ça joue aussi, on est dans un contexte qui n'est pas facile sur le plan économique, donc on a moins de consommation, on avait vu beaucoup de consommation pendant la période Covid ou juste après. Aujourd'hui, on est un peu en retrait, notamment sur le conteneur, mais on a des secteurs d'activité, notamment les vracs liquides, toute l'activité pétrolière, l'activité gazière qui a bien fonctionné. On a une activité céréalière.

3:49
Présentateur

Et le GNL.

3:49
Invité politique

Donc le GNL a commencé au Havre, c'était aussi une bonne nouvelle pour nous, parce que ça permettait d'avoir un autre trafic complémentaire. Les céréales sont dans une année qui est bizarrement un peu en retrait, sauf qu'on fait notre meilleur mois en janvier, depuis des années et des années, avec plus d'un million sept de tonnes de céréales. On est le premier port exportateur de céréales dans l'ouest de l'Europe.

4:09
Présentateur

Alors cette année, elle sera marquée par les Jeux Olympiques, avec une cérémonie d'ouverture qui aura lieu sur la Seine, mais en contrepartie, le fleuve ne sera pas du tout accessible pendant toute la durée des JO, ce qui empêche l'acheminement des céréales, vous venez d'en parler, et cela juste après les moissons. Est-ce que vous le déplorez, Stéphane Raison ?

4:28
Invité politique

Alors, il y a, quand on dit que ça va être fermé pendant les JO, la totalité, non. C'est les huit jours du 19 juillet jusqu'à la cérémonie d'ouverture, ça redémarre le 27. C'est-à-dire que le 27 juillet, le trafic va repartir. Ouf !

4:41
Présentateur

Oui ! Juste au moment des moissons.

4:43
Invité politique

Il faut qu'on arrive à faire deux choses. D'une part, à pouvoir mettre les barges qui transportent les céréales depuis, finalement, l'est de Paris vers Rouen. Il faut qu'on les mette en attente au plus proche de la zone de coupure, parce qu'effectivement, il faut que ça puisse repartir tout de suite dès lors que, finalement, la Seine aura été réouverte. Et ça, on y travaille. C'est sous l'autorité du préfet de région Lille-de-France. On travaille avec le préfet de police. Ça vous semble possible ? Alors oui, parce que nous, on estime à peu près 10 000 tonnes de céréales à transiter par jour depuis l'est de Paris, en amont sur la Seine jusqu'à Rouen.

On fait, nous, plus de 7 millions de tonnes de céréales. Donc, vous voyez, on est dans une période où on essaye, avec les services de l'État, de limiter au maximum les impacts sur les professions, et notamment chez les agriculteurs.

5:30
Présentateur

Vous avez bon espoir. Vous n'avez pas peur d'être déclassé face aux mastodontes du nord de l'Europe, Anvers, Rotterdam. Vous avez commencé à parler de ses concurrents.

5:39
Invité politique

Alors, déclassé, on est déjà très en dessous, malheureusement, mais on a aussi des très belles annonces. En juillet 2022... Déjà, maintenant, vous êtes trois ports ensemble. C'est quand même important. Déjà, on a un établissement public, on a un modèle économique qui est extrêmement robuste.

5:52
Présentateur

Et ça vous a permis d'accorder des baisses de taxes ? Exactement.

5:55
Invité politique

Qui nous permet de dépenser à peu près 200 millions, mais on pourrait faire plus sur les investissements. Chaque année, qui nous a permis de baisser les tarifs sur les grands portes-conteneurs de 20%. Et ça, c'était énorme. Donc, on a fait ça à la fin de l'année. Et puis, au-delà de tout ça, on a eu une très belle annonce il y a un an et demi, MSC, qui a réitéré son annonce. Un milliard d'euros d'investissements pour faire des développements au Havre. C'est MACGM, c'est pareil. Et donc, l'armateur Italo-Suisse-MSC,

6:20
Présentateur

ces investissements massifs, c'est une vitrine pour vous ?

6:22
Invité politique

Voilà, c'est une vitrine et c'est surtout du volume. Ça donne un signal. Alors, c'est une multiplication par trois du volume. dont on passerait de 1,5 million à 4,5 millions. Et puis, de l'autre côté, l'armateur français, CMA-CGM, n'est pas en reste, puisque lui aussi porte des investissements nouveaux. Donc, on espère que ces bonnes nouvelles vont nous remonter dans le classement des ports-conteneurs dans le monde.

6:42
Présentateur

Merci beaucoup Stéphane Raison, directeur général d'Europe à Port, qui regroupe les ports du Havre, Rouen et Paris. Vous étiez l'invité éco de France Info ce soir. Merci Isabelle.