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InterviewRadio France (sur Site radio)· 18 juin 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieCulture, médias & sport

Mathias Blanc élu d'opposition à Perpignan juge les 100 jours du second mandat de Louis Aliot

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse partielle

    Pourquoi vous dites que l'opposition est baïonnée ?

  • 0:34ComplaisanteÉludée

    Vous n'êtes pas simplement mauvais perdant ?

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Louis Alliot vous a répondu que vous êtes mieux traité que l'opposition RN, qu'en pensez-vous ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Ça va être comme ça pendant six ans, une guerre des tranchées à chaque conseil municipal ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez un rapprochement avec d'autres élus ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous retenez de ce début de second mandat de Louis Alliot ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Alors le maire, il nous laisse parler. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'il va jouer aux démocrates. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Et en réalité, il se fout de l'opposition dans la mesure où tout ce qu'on peut dire, finalement, ça passe par perte des profits et rien n'est retenu. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « Et sans justifier même qu'il les écarte, quels étaient les critères ou les arguments pour lesquels il écartait les propositions qui avaient été faites, »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « En même temps, M. Alliot, il est très peu présent au conseil départemental. »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « Je ne sais pas si c'est l'arrivée de la décision de la Cour d'appel de Paris concernant les affaires de M. Alliot. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Alors, le second mandat, il a débuté depuis trois mois seulement. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Moi, ce qui me marque, c'est qu'on voit bien que Louis Alliot est en train de faire l'union des droites à Perpignan et dans le département, concrètement, »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « Par exemple, la question de la précarité, à chaque fois, elle est mise de côté. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « La question de l'écologie, elle est traitée avec un prisme. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « Quand il y a des arbitrages à faire, les arbres, ils y passent systématiquement. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Et la démocratie participative, c'est-à-dire qu'on voit qu'au-delà de nous, au conseil municipal, on sent que la parole aux citoyens n'est pas vraiment donnée. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « J'allais dire, c'est le heureusement, mais c'est le minimum qui puisse être fait. »
  • 5:44Invité politiqueFait
    « Alors, rassurez pas du tout, parce que je pense que le fond de l'affaire, c'est qu'ils veulent contraindre à ce que les dirigeants d'associations se rendent le plus possible aux commémorations. »
  • 6:02Invité politiqueFait
    « c'est-à-dire que ça n'est qu'une incitation, et qu'en aucune manière il n'y aurait de sanctions financières pour les associations, qu'elles seraient privées de subventions, ou qu'elles n'auraient pas une subvention parce qu'elles refuseraient d'aller à ces commémorations. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur30 %
  • Présentateur 24 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h45, c'est l'invité d'ici matin et ça a encore chauffé hier en conseil municipal à Perpignan. Plusieurs passes d'armes entre le maire Louis Alliot et son opposition. Simon, notre invité, fait justement partie de l'opposition municipale de Perpignan. Bonjour Mathias Blanc. Bonjour Simon Colbault. Hier, vous avez expliqué que l'opposition était, je cite, baïonnée. Pourquoi vous dites ça ?

0:20
Invité politique

Alors le maire, il nous laisse parler. Concrètement, il nous laisse parler, mais en fait, il soigne les apparences. C'est-à-dire qu'il va jouer aux démocrates. Et en réalité, il se fout de l'opposition dans la mesure où tout ce qu'on peut dire, finalement, ça passe par perte des profits et rien n'est retenu.

0:34
Présentateur

Oui, parce que franchement, vous n'êtes pas simplement mauvais perdant. Hier, le conseil municipal a duré plus de 5 heures. On ne peut pas dire qu'on vous ait coupé la chic, qu'on vous ait obligé à terminer rapidement, qu'on ait chromométré vos propos.

0:45
Invité politique

On peut parler, c'est ce que je vous dis, on peut parler. Mais encore une fois, il ne retient rien. Il y a tout un tas de propositions qui ont été faites. Et sans justifier même qu'il les écarte, quels étaient les critères ou les arguments pour lesquels il écartait les propositions qui avaient été faites, il ne s'est même pas donné la peine de justifier des refus des propositions qui avaient été faites.

1:03
Présentateur

Alors, Louis Alliot vous a quand même répondu que vous êtes mieux traité que l'opposition RN, par exemple, au département ou à la région.

1:10
Invité politique

Ça, c'est son avis. En même temps, M. Alliot, il est très peu présent au conseil départemental. Et puis, nous, on est actifs, on travaille les dossiers, contrairement à lui.

1:18
Présentateur

Les conseils municipaux, très agités depuis les dernières élections. Il faut dire qu'il y a davantage de groupes, d'oppositions. Ça va être comme ça pendant six ans, une guerre des tranchées à chaque conseil municipal ?

1:27
Invité politique

Écoutez, hier, j'ai senti en tout cas une certaine fébrilité de la majorité municipale. Je ne sais pas si c'est l'arrivée de la décision de la Cour d'appel de Paris concernant les affaires de M. Alliot.

1:40
Présentateur

C'est le 7 juillet qu'on aura le délibéré en appel.

1:43
Invité politique

Délibéré le 7 juillet. Donc, il y avait une certaine fébrilité, notamment en début de conseil. Et donc, forcément, l'opposition qui est là, qui fait son travail, un travail sérieux. Les dossiers sont travaillés. Donc, forcément, quand ça pique un petit peu, il s'agace assez rapidement.

1:58
Présentateur

Et la gauche qui était, évidemment, on en a beaucoup parlé, très divisée aux dernières élections municipales, au mois de mars. Elle est toujours divisée, là, dans ce conseil municipal. Il y a trois groupes d'opposition. Est-ce que vous souhaitez, vous, un rapprochement avec d'autres élus ? Est-ce que vous y travaillez ? Ou est-ce que, finalement, c'est toujours chacun dans son couloir ?

2:13
Invité politique

Il y a quatre groupes d'opposition. Trois de gauche, c'est ça que je voulais dire. Oui, tout à fait. Donc, il y a les trois groupes. Le groupe de la France Insoumise, le groupe Perpignan-Autrement et le groupe qui est porté par Agnès Langevin. Disons que, pour l'instant, on est dans une espèce d'observation. La campagne a quand même laissé des traces. Il y a des choses qui doivent se régler. C'est en train de se faire. Mais, forcément, face à l'adversité et face au Rassemblement National, nécessairement, il y a des connexions qui se font. Vous ne seriez pas plus forts tous ensemble, quand même ? Il n'y aurait pas plus de droits, aussi, pour l'opposition ensemble, unis ?

Alors, disons qu'hier, on a voté le règlement intérieur du Conseil municipal avec les groupes. Donc, c'est à quatre qu'on pourra faire un groupe. Donc, nécessairement, nous, on va se poser la question, puisqu'on n'est que deux dans le groupe, on va se poser la question de savoir comment on fait. Est-ce qu'on fait un groupe ou pas ? Mais, je vous le dis, il y a une certaine synergie, quand même, qui se crée, au moins sur les dossiers, dans la manière d'aborder les dossiers, puisqu'il y a des points communs, évidemment, dans la manière de voir les choses.

3:07
Présentateur

7h48, notre invité ce matin, c'est Mathias Blanc, membre de l'opposition municipale à Perpignan. Sur le fond, Mathias Blanc, qu'est-ce que vous retenez de ce début de second mandat de Louis Alliot ?

3:17
Invité politique

Alors, le second mandat, il a débuté depuis trois mois seulement. Je pense qu'on est parti sur les bases identiques. Moi, ce qui me marque, c'est qu'on voit bien que Louis Alliot est en train de faire l'union des droites à Perpignan et dans le département, concrètement, puisqu'il ne s'en est pas caché ici à votre micro. Son prochain objectif, c'est le conseil départemental. Donc, face à ça, il faut absolument que la gauche, plus particulièrement, parce que la droite, malheureusement, a fait un pas vers Louis Alliot, que la gauche s'organise. Et c'est le travail de renouvellement qu'on avait lancé avec Perpignan autrement pendant la campagne.

Donc ça, il faut que ça se poursuive, évidemment, y compris pour le conseil départemental, qu'il faudra absolument sauver. Et sur le fond, il y a des sujets qui ne sont pas abordés par la majorité municipale. Par exemple, la question de la précarité, à chaque fois, elle est mise de côté. La question de l'écologie, elle est traitée avec un prisme. Quand il y a des arbitrages à faire, les arbres, ils y passent systématiquement. Il y a tout un tas de sujets comme ça. Et la démocratie participative, c'est-à-dire qu'on voit qu'au-delà de nous, au conseil municipal, on sent que la parole aux citoyens n'est pas vraiment donnée.

4:21
Présentateur

Alors justement, vous parliez d'écologie, on peut parler effectivement du réchauffement climatique. Lors de votre campagne, vous aviez mis en avant vraiment le problème de la chaleur dans les écoles. On est en plein dedans ces derniers jours, peut-être encore plus même la semaine prochaine. La mairie, elle, vient quand même d'annoncer que tous les dortoirs de maternelle sont désormais climatisés, qu'une école sera vraiment aux normes, dans les règles, en termes à Saint-Assis, pour la rentrée de 2027. Est-ce qu'il n'y a pas des choses qui vont dans le bon sens, tout de même ?

4:46
Invité politique

J'allais dire, c'est le heureusement, mais c'est le minimum qui puisse être fait. Heureusement que dans une école où il y a des tout-petits, il y a un dortoir climatisé. Mais ça, c'est vraiment, on ne peut pas se réjouir de ça. C'est tellement insuffisant par rapport à tous les autres élèves qui souffrent dans toutes les autres écoles de la ville que non, ce n'est pas satisfaisant. Nous, c'était vraiment une priorité pour nous, ça reste une priorité pour nous, l'école. Et on avait un grand plan. J'espère qu'on va aller vers vraiment un mieux, mais de manière assez forte.

5:14
Présentateur

Hier, en conseil municipal, vous avez interpellé avec d'autres élus de l'opposition, vous avez interpellé le maire aussi sur la question des subventions accordées par la ville aux associations. Selon vous, ces associations pourraient perdre leurs subventions si jamais leurs dirigeants n'assistent pas aux commémorations, notamment au 11 novembre et 8 mai ? Alors, Louis Alliot a expliqué que ce dispositif existait déjà depuis deux ans et que c'était une incitation, surtout pas une obligation. Est-ce qu'il vous a rassuré ou est-ce que vous vous dites toujours « Attention, certaines associations pourraient se voir sucrer leur aide ? »

5:44
Invité politique

Alors, rassurez pas du tout, parce que je pense que le fond de l'affaire, c'est qu'ils veulent contraindre à ce que les dirigeants d'associations se rendent le plus possible aux commémorations. En revanche, on a fini, moi je l'ai trituré sur cette question-là, parce que je voulais que publiquement, il réitère ce qu'il avait dit un peu sur les réseaux sociaux, c'est-à-dire que ça n'est qu'une incitation, et qu'en aucune manière il n'y aurait de sanctions financières pour les associations, qu'elles seraient privées de subventions, ou qu'elles n'auraient pas une subvention parce qu'elles refuseraient d'aller à ces commémorations.

Donc là, il est bloqué, c'est acté, donc je pense que de ce point de vue-là, on a réussi, et là c'est le travail de position qui paye, on a réussi à rassurer les associations de ce point de vue-là.

6:22
Présentateur

Agnès Langevin, qui est opposante aussi, elle parlait d'une mise au pas des associations, vous êtes d'accord avec elle ?

6:29
Invité politique

Je ne sais pas si j'aurais employé ce terme, en tout cas ce qu'elle a voulu dire, j'imagine, sans trahir ce qu'elle pensait, c'est que je pense que ce qui est inadmissible, c'est de conditionner à une vision presque idéologique les subventions, que les subventions soient conditionnées à des critères objectifs, à des résultats, à un certain nombre de rapports à rendre, à des comptes à faire évidemment, tout ça c'est bien normal, en revanche, cette condition-là, elle était tout bonnement inacceptable.

6:57
Présentateur

Merci beaucoup Mathias Blanc, vous êtes l'une des figures de l'opposition municipale à Perpignan. Bonne journée à vous.

Mathias Blanc élu d'opposition à Perpignan juge les 100 jours du second mandat de Louis Aliot · Pourquijevote