Audition d’Élisabeth Borne sur Lubrizol: « Notre rôle n’est pas de rassurer coûte que coûte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Élisabeth BorneFait
« Notre rôle n'est pas de rassurer coûte que coûte mais de dire la vérité »
- 0:30Élisabeth BorneChiffre
« 200 sapeurs-pompiers 200 véhicules venus de six départements renforcée par des moyens nationaux de la sécurité civile ont pris part aux opérations »
- 2:30Élisabeth BorneFait
« les résultats de ces prélèvements ont été mis en ligne le vendredi 27 puis le samedi 28 »
- 4:30Élisabeth BorneFait
« aucune fibre n'a été détectée dans les prélèvements de surface réalisé dans un rayon de 300 mètres autour du site »
- 5:30Élisabeth BorneFait
« les premiers résultats dont nous disposons aujourd'hui sont inférieures aux seuils existants pour les produits agricoles »
- 7:30Élisabeth BorneFait
« les analyses sur les dioxines prennent du temps donc ce qui explique que les premiers résultats ne soient connus que depuis la fin de la semaine dernière »
- 8:30Élisabeth BorneFait
« les services de secours ne disposait pas du tout de d'outils de mesure comme ils ont pu en mobiliser immédiatement pendant l' incendie »
- 10:30Élisabeth BorneChiffre
« trente neuf inspections qui ont été réalisés sur ce site les dernières datant de juin et de septembre »
- 11:30Élisabeth BorneFait
« un plan de prévention des risques technologiques a été approuvée en 2014 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs écoutez je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer devant vous aujourd'hui pour évoquer avec vous la catastrophe industrielle qui touche depuis le jeudi 26 septembre les habitants de rouen de la seine maritime et au delà donc cette catastrophe résulte de l' incendie qui a pour origine deux sites industriels les entreprises lubrizol et normandie logistique je voudrais tout d'abord redire combien nous comprenons l'émotion et l'inquiétude l'inquiétude que vivent tous les habitants touchés par cette catastrophe et bien sûr il est de notre devoir d'y répondre le premier ministre devant la représentation nationale a pris l'engagement d'une transparence absolue et je voudrais redire 1 que notre rôle n'est pas de rassurer coûte que coûte mais de dire la vérité toutes les informations toutes les données scientifiques sont et seront donc rendu public au fur et à mesure que nous en disposerons et cette audition participe aussi de cette volonté de transparence je voudrais souligner la très grande mobilisation du gouvernement et de l'ensemble des services de l'état pour faire face à cette crise et être aux côtés des rouennais je pense au ministère de l'intérieur en charge de la gestion de crise de la santé s'agissant des impacts sanitaires de l'agriculture pour les impacts sur les productions agricoles de l'éducation nationale pour les écoles du travail s'agissant de la protection des travailleurs en particulier ceux qui interviennent sur les sites et bien sûr à mon ministère sur de telles installations le ministère de la transition écologique et solidaire et plus particulièrement chargé de la prévention des risques industriels et en cas d'accident de prévenir tout risque de sur accident de contrôler la réalisation par l'exploitant des opérations de dépollution et de superviser l'évaluation à court moyen et long terme de l'impact environnemental le ministère rempli ses missions en s'appuyant sur les expertises des agences de l'eda spécialisés je pense notamment à lille et à lens s et en s'assurant et je pense que c'est important de leur dire que les industriels assume toutes les responsabilités qui sont les leurs l'ensemble dû gouvernement et donc mobiliser autour de l'engagement de transparence que nous avons pris cette mobilisation s'est d'abord traduite dès le début de ce très grave incendie pour prévenir tout risque pour les populations pendant la crise donc je voudrais rappeler les faits l incendie s'est déclaré aux alentours de 2 heures 40 le jeudi 26 septembre à rouen au sein de ces deux entreprises donc l'une l'entreprise lubrizol produit des additifs pour lubrifiants et classé seveso seuil haut dès la survenue de l' incendie les sapeurs pompiers sont intervenus et ont moins mobilisé des moyens très importants au total 200 sapeurs-pompiers 200 véhicules venus de six départements renforcée par des moyens nationaux de la sécurité civile ont pris part aux opérations ils ont par ailleurs pu être appuyée par des moyens d'extinction supplémentaires mis à disposition par les principaux exploitants de sites seveso du département et je voudrais saluer l'engagement sans faille des services de secours malgré les risques et leur grand professionnalisme qui ont permis de maîtriser le sinistre dès le jeudi 26 en début d'après-midi et surtout d'écarter tout risque de sur accident et je voudrais aussi rendre hommage aux équipes de mon ministère en particulier de la dréal normandie qui est mobilisés jour et nuit depuis la survenue de ce sinistre en complément des moyens exceptionnels notamment issus du plan polmar ont été mobilisés pour écarter les risques de pollution de la senne par les débordements des eaux fortement pollué d'extinction du site des barrages flottants ont permis de confiner ces eaux avant qu'elle ne soit pompée la protection des populations a immédiatement été au coeur de l'attention des services de l'état très vite et par précaution un périmètre de sécurité a été mis en place dans un rayon de 500 mètres autour du site les établissements scolaires ont été fermés pour permettre leur nettoyage dans 12 communes situées sous les fumées et des consignes ont été passées afin d'inviter chacun à limiter ses déplacements ces mesures de précaution ont aussi consisté à mesurer en urgence là l'idée de l'air des prélèvements ont été réalisés en grand nombre par les services de secours dès le jeudi 26 tôt le matin ils ont porté sur différents polluants les sulfure d'hydrogène dioxyde de soufre dioxyde d'azoté monoxyde de carbone habituellement produit lors de ce type d' incendies ces analyses ont été complétés par des mesures exceptionnelles réalisées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air air normand dit qui est donc une association indépendante les résultats de ces prélèvements ont été mis en ligne le vendredi 27 puis le samedi 28 et donc ce qu'ils ont montré c'est qu'à l'exception de lusine pour ce qui concerne certains composés organiques volatils et des composés soufrés tous les autres résultats étaient inférieures au seuil mesurables s'agissant de l'amiante puisque vous avez en tête que le toit de l'entrepôt était amiante et des analyses ont été réalisées dans un rayon de 300 mètres autour du site avant d'être élargie un rayon de 800 mètres puis de plusieurs kilomètres les derniers résultats mis en ligne hier soir montrent qu aucune fibre n'a été détectée dans les prélèvements de surface réalisé dans un rayon de 300 mètres autour du site et pour le ler les concentrations sont inférieures au seuil de recherche dans les bâtiments ses séries de trois campagnes cette série de trois campagnes pardon permet donc de considérer que l' incendie n'a pas généré autour du site de niveau inhabituel ou préoccupant de fibres d'amiante dans l'air s'agissant des suis là aussi des préconisations ont été formulées par les autorités sanitaires sans attendre les résultats des analyses de manipuler notamment ses suit avec des gants de procéder au nettoyage des surfaces touchées ces analyses ont immédiatement été réalisés pour rechercher des polluants dangereux les plus habituellement produit par ce type d' incendies donc des métaux et des idées hydrocarbures aromatiques polycycliques qu'on appelle les achats p ces analyses ont été mises en ligne de samy samedi 28 et elle ne met pas en évidence de pollution particulière hormis la présence de plomb qu'il n'est pas possible de différencier du bruit de fond de la pollution de fond pas ni d'imputer à l'accident puisque l'usiné ne produit pas particulièrement de n'utilise pas particulièrement de plomb une attention particulière est portée à la recherche de dioxine dans les retombées mais aussi dans les productions agricoles je voudrais souligner que ce sont des polluants très long à analyser j'entends dire mais pourquoi on n'a pas les résultats sur les dioxines ce parce que les analyses sur les dioxines prennent du temps donc ce qui explique que les premiers résultats ne soient connus que depuis la fin de la semaine dernière les premiers résultats dont nous disposons aujourd'hui sont inférieures aux seuils existants pour les produits agricoles nous avons besoin de plusieurs campagnes pour pouvoir se noue prononcé dans la mesure où les dioxines peuvent s'accumuler dans les animaux et dans les végétaux donc la surveillance se poursuit en lien étroit avec land cesse donc je voudrais souligner que les analyses ont été réalisées le plus précocement possible pour éclairer les impacts environnementaux et sanitaires de cet accident par exemple lors de précédents incidents de 2013 les services de secours ne disposait pas du tout de d'outils de mesure comme ils ont pu en mobiliser immédiatement pendant l' incendie et c'est vraiment la première fois que nous réalisons sur un tel incendie des ânesses des analyses aussi rapide sur un spectre aussi large ces prélèvements continuerons aussi longtemps que nécessaire je pense qu'il ya un point qui inquiète beaucoup les populations et les rouennais ce sont les odeurs qui perdure toujours sur place nous avons conscience de la gêne et de l'inquiétude qu'elles peuvent générer les services de l'état ont fixé dès le départ deux priorités claires à l'exploitant d'extinction du sinistre mettre en sécurité le site pour éviter un suraccident ans et puis traiter les sources d'odeur cela passe par le nettoyage des résidus de combustion sur le site et l'évacuation 2000 fut dont 160 pouvant être à l'origine d'émanations depuis hier un espace de confinement est en train d'être installées sur les fûts il permettra leur manipulation leur neutralisation et leur évacuation tout en limitant les risques de mauvaises odeurs en parallèle nous avons demandé aux exploitants des deux sites d' accélérer le nettoyage des résidus de combustion combustion et le pompage des eaux d'extinction qui peuvent également être source de mauvaises odeurs principal l'opération devrait être finalisée avant la fin de la semaine nous procéderons pour la phase post-accidentelle qui vient de débuter avec le même niveau d'exigence et de transparence l'objectif de cette phase est clair de procéder à l'évaluation la plus précise des conséquences dans la durée sur l'environnement et sur la santé de cette catastrophe pour cela les services avance avec un proto protocole très clair cela passe d'abord par le fait d' affiner les substances susceptibles d'avoir été émises dans l'environnement donc nous avons ciblé dans la phase de crise les principaux polluants nous recherchons dès à présent les polluants pouvant avoir des effets potentiels à moyen et long terme donc comme nous nous nous y étions engagés des substances qui étaient stockés sur les sites ont été rendus publics alors je dois reconnaître que les listes fournies par les exploitants ne sont pas effectivement facilement exploitables mais nous en a nous les avons également transmis à l'ineris et allande cesse pour qu'ils nous aident à identifier les éventuels polluants complémentaires qui pourraient être formés lors de la combustion de ces substances et qu'il serait pertinent de rechercher dans le cadre de la surveillance de l'environnement les premiers retours partiel dont nous disposons montrent la pertinence des substances recherchées dans les premiers prélèvements et préconise l'analyse de quelques paramètres complémentaires dans les denrées alimentaires notamment des phtalates et du zinc il n'y a pas de demande de préconisations de recherche de produits complémentaires notamment dans l'air ces données nous permettront d'alimenter la surveillance approfondie de l'ensemble des impacts environnementaux dans l'eau dans l'air dans les sols dans les produits agricoles donc c'est une surveillance qui a été prescrite à l'exploitant lubrizol et bien sûr les résultats des analyses qui ont d'ores et déjà été faites seront versés à cette surveillance enfin cette cartographie de la pollution de l'environnement permettra la réalisation d'une étude de risque sanitaire demandé par les autorités sanitaires donc le gouvernement a indiqué qu'il était favorable à la mise en place d'un suivi épidémiologique de long terme qui est engagée par les autorités sanitaires locales nous portons également une attention très forte au transfert de contaminants vers la chaîne alimentaire c'est pourquoi depuis le début donc les préfets ministère de l'agriculture ont pris des mesures de précaution très rapide en édictant des mesures de confinement sur les productions agricoles dans la tente du résultat des analyses notamment de dioxine que j'évoquais précédemment donc moi je suis bien consciente et le ministre de l'agriculture également que c'est une épreuve difficile pour les éleveurs pour les agriculteurs qui sont confrontés à la consignation de leur production mais je sais qu'ils sont aussi les premiers attaché à la qualité sanitaire de leurs produits est clairement l'engagement est bien de les accompagner sur les pertes d'exploitation qui peuvent être générées et nous installerons vendredi avec agnès buzyn et didier guillaume un comité de suivi pour assurer dans la durée la totale transparence sur les conséquences environnementales et sanitaires de cet accident rassemblera les collectivités les associations de protection de l'environnement les professionnels de santé les représentants des riverains et les professionnels impactés nous sommes déterminés à faire la pleine lumière sur les conséquences de ce grave accident dans la durée au delà des conséquences directement perceptible il faudra aussi assurer la pleine transparence sur les causes de cet accident dès jeudi 26 j'ai annoncé la langue le lancement d'une enquête administrative qui complétera l'enquète pénale en cours aujourd'hui de nombreuses zones d'ombré demeurent à commencer par l'origine même de l' incendie alors que le site faisait l'objet d'une surveillance rigoureuse par le service d un site de pardon les services de la spa l'inspection des installations classées de la dréal depuis le précédent accident survenu entre entre en 2013 pardon ce sont trente neuf inspections qui ont été réalisés sur ce site les dernières datant de juin et de septembre un plan de prévention des risques technologiques a été approuvée en 2014 nous ne disposerons d'une analyse plus précise des causes que d'ici quelques semaines mais d'ores et déjà j'ai saisi l'ensemble des préfets afin qu'ils demandent aux exploitants des sites seveso de renforcer leur vigilance et d'interroger leurs propres systèmes et procédures de gestion des risques au regard de cet incendie vous pouvez le constater le gouvernement et les services de l'état sont depuis les premières heures pleinement mobilisés pour protéger les français nous l'avons fait nous continuerons à le faire en pleine transparence y compris sur les causes c'est ce que nous devons aux français et à la représentation nationale
Élisabeth Borne