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InterviewC à vous (sur YouTube)· 30 octobre 2023 52 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleSécuritéInstitutions & élections

Novak Djokovic, numéro 1 du tennis mondial - C à vous - 30/10/2023

Source d'origine 3 locuteurs

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 38 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est dur d'aimer le foot en 2023 ?

  • 5:56RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a présenté son plan en réponse aux émeutes de l'été. Est-ce que c'est un plan à la hauteur ?

  • 8:45OuverteRéponse directe

    Lundi, le Sénat va s'emparer du projet de loi immigration. Êtes-vous sur la ligne Ciotti-Marine Le Pen ?

  • 11:33FerméeRéponse directe

    Si l'article 3 disparaît, voterez-vous la loi immigration ?

  • 12:00FerméeRéponse partielle

    Si l'article 3 disparaît, les Républicains pourraient-ils voter ce texte ?

  • 13:41OuverteRéponse directe

    Sur l'équilibre général de la droite républicaine, votre mouvement Nouvelle Énergie est-il une concurrence pour LR ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29Invité politiqueFait
    « À cause de certains abrutis, on paye pour tout le monde. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « La responsabilité individuelle, c'est voyou. »
  • 3:12Invité politiqueChiffre
    « Les violences sur les personnes ont augmenté de plus de 51% en 5 ans dans la société française. »
  • 4:59Invité politiqueChiffre
    « Les violences sur les élus locaux ont augmenté de 32% entre 2022 et 2021. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Si le jeune mineur n'est pas reconnu responsable, parce qu'il continue de s'appliquer l'excuse de minorité, et si le parent non plus n'est pas responsable, c'est vous et moi qui sommes responsables. »
  • 8:26Invité politiqueFait
    « J'étais parti de cette agression sur une femme de 89 ans à Cannes, qui a failli y rester, par des enfants de 15 ans. »
  • 10:03Invité politiqueChiffre
    « On a eu quasiment 500 000 titres de séjour l'année dernière. »
  • 10:15Invité politiqueFait
    « Une obligation de quitter le territoire français, c'était comme les centres d'éducation fermés, eh bien une obligation n'est pas obligatoire. »
  • 10:50Invité politiqueFait
    « Les Allemands avaient beaucoup ouvert les vannes de l'immigration, souvenez-vous, sur Angela Merkel. »
  • 43:30InvitéChiffre
    « Le nombre d'actes antisémites en France depuis le 7 octobre est supérieur à la totalité des actes antisémites sur l'année précédente. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Invité politique15 %
  • Invité3 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, bienvenue dans cet à vous, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe, Pierre, Aurélie, Patrick et Laurin. Salut à tous les quatre. Bonsoir. Dans un instant sur notre plateau, le numéro 1 mondial du tennis, Novak Djokovic est notre invité. En direct car il tient ses promesses et on le remercie à la veille de son tout premier match au tournoi de Paris-Bercy. Mais d'abord une image qui choque et qui appelle à une réponse. Le visage ensanglanté de l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, Fabio Grosso, blessé alors que le bus qui le transportait lui et ses joueurs a été caillassé à son arrivée hier soir au stade Vélodrome de Marseille.

Le match OMOL a été finalement annulé, de quoi faire éprouver de la honte et du dégoût, comme l'exprimait ce matin la Provence ou le journal L'Équipe face à ce nouveau déchaînement de violence.

0:47
Invité

La honte et la bêtise. Consternation, révolte, dégoût.

0:52
Présentateur

L'équipe se batte dans son éditorial titre abruti. Je pense qu'il n'y a pas mieux comme mot.

0:57
Invité

Il était 19h30 hier soir, lorsque des quarts de supporters lyonnais sont pris pour cible.

1:03
Présentateur

Oh la mâche ! Ils ont périsé le juge ! Vous voyez de l'agitation dans ce bus de l'Olympique Lyonnais. Cette porte a été caillassée. Le coach et son adjoint, tous deux blessés, étaient assis derrière cette vitre. Fabio Grosso, l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, visage en sang, direction l'infirmerie, dont il ressortira avec un gros bandage. On a eu cinq policiers blessés et eu neuf interpellations.

1:27
Invité

Il faut une réponse globale, dans laquelle la Ligue de foot prend évidemment toute sa part, mais dans laquelle les clubs sont aussi responsabilisés. Même si c'est hors de stade, ça c'est inadmissible. Je suis en colère. Je suis vraiment consterné.

1:42
Invité politique

À cause de certains abrutis, on paye pour tout le monde.

1:45
Invité

On n'est pas d'ici non plus. On est venus hier, on repart demain, on est déçus.

1:48
Présentateur

Ce ne sont pas des supporters qui ont fait ça. Non, non, ce n'est pas possible. Ils n'aiment pas l'OM. C'est dur d'aimer le foot en 2023, n'est-ce pas ? Bonsoir David Lissnard, maire Les Républicains de Cannes, président de l'Association des maires de France et président de Nouvelle Énergie, un mouvement que vous avez fondé le 3 octobre dernier. Est-ce que c'est dur d'aimer le foot en 2023 ? Moi, j'aime inconditionnellement le football, qui est un sport magnifique. Mais il n'empêche que nous devons évidemment ressentir du dégoût, de l'exaspération face à ces phénomènes qui sont... Il faut faire attention à ne pas vouloir globaliser les choses.

C'est d'abord la responsabilité individuelle des voyous qui ont commis ces actes. J'espère que Fabio Grosso va mieux aujourd'hui. Il a une interruption temporelle de travail de 30 jours et le Parquet de Marseille a ouvert une enquête. C'est impressionnante. La responsabilité individuelle, c'est voyou. Ensuite, il y a un travail à faire dans les clubs, certainement, comme ça a été fait en Angleterre, avec beaucoup de résultats, il y a une trentaine d'années, quand il y avait le phénomène des hooligans. Mais je lisais l'édito, d'ailleurs, que Pierre Lescure a cité sur Twitter, sur X, de l'équipe.

Donc, effectivement, le foot commence autour du stade, mais c'est aussi la société qui rentre dans le stade. C'est-à-dire que le football est certainement le seul phénomène absolument universel et populaire. C'est un phénomène qui touche toutes les catégories de la population. Donc, tout y est exacerbé. Aussi des belles valeurs dont il faut savoir parler et tout ce qui nous exaspère dans ce que l'on voit avec ces phénomènes de violence. Mais ce n'est pas la faute du football si les violences sur les personnes ont augmenté de plus de 51% en 5 ans dans la société française. Et ça se reflète dans le monde du football, mais pourtant, ça ne se reflète pas, par exemple, dans le rugby.

La compétition, le mondial du rugby s'est déroulée sans aucun problème. Ce sont deux sublimes sports. J'ai beaucoup fréquenté les stades de ces deux sports. Le rugby a une homogénéité dans son public. C'est un sport de public bourgeois, là où le football, et je vais encore plus au football, je suis fils de footballeur professionnel, est un sport qui regroupe toutes les classes de la société. Le football est un phénomène universel, mondial, avec ce qu'il y a de pire et de meilleur. On ne peut pas les comparer réellement dans le public. Mais on a l'impression qu'aucun club français n'est épargné, que chacun a son lot. Oui, il y avait eu Saint-Étienne.

Marseille est quand même récurrent, mais il y avait eu Saint-Étienne. À Nice aussi. Il y a eu Nice. Il y a eu Nice. Personne n'a encore trouvé la solution. Est-ce qu'il n'y a vraiment aucune solution miracle ? Ah si, il y a des solutions miracles, il n'y en a jamais, ça n'existe pas. La solution, je le répète, c'est un, qu'il y ait des sanctions réelles, individuelles, contre les voyous. C'est comme quand on dit les jeunes, ce n'est pas les jeunes, c'est les voyous, ce n'est pas les supporters, c'est les voyous qui ont commis ces actes. Deux, qu'il y ait un bannissement des stades de ces personnes-là, comme ça a été fait en Angleterre, je le répète, avec beaucoup de succès.

Mais ça s'est passé en dehors du stade. Et trois, j'entendais parler de responsabilité morale, mais enfin la responsabilité morale, elle n'est pas opérationnelle lorsqu'on n'avait aucun pouvoir sur le domaine public. C'est le domaine du ministère de l'Intérieur et de la sécurité publique. Il y a un travail de sécurité publique. Et puis structurellement, ça renvoie à ce que Norbert Elias appelait la décivilisation, le terme qui est revenu dans le jargon du débat il y a quelques mois. Mais oui, il y a un phénomène de décivilisation, de violence que l'on retrouve dans toute la société. Les violences sur les élus locaux ont augmenté de 32% entre 2022 et 2021. Ce n'est pas la faute du football.

Donc il y a quand même des phénomènes beaucoup plus structurels qui sont exacerbés dans le football parce que le football, c'est un catalyseur, c'est un révélateur de beaucoup de maux de la société. Il y a un public populaire aussi dans les stades de rugby, je le dis, avant que les réactions se déchaînent. – Vous avez dit qu'il n'y a que des bourgeois qui assistent au match. – Je n'ai pas dit qu'il y a des bourgeois. – Non, non, pardon, pardon. – Vous avez dit que c'est un public essentiellement bourgeois dans la République. – C'est plus bourgeois, mais c'est incontestable. C'est-à-dire que… Non, non, mais c'est incontestable. Ce n'est pas péjoratif d'ailleurs.

Ce n'est pas péjoratif dans la République. – Ce n'est pas péjoratif, mais c'est incontestable. – Mais c'est plus mélangé que ce que… – Je n'ai pas dit que c'était… – Je n'ai pas dit que c'était… – Alors, il y a quelque chose, hein, il faut qu'on… On va commencer, on va bien commencer. Je n'ai pas dit que c'était un public exclusivement bourgeois. – D'accord. – J'ai dit que la sociologie du public dans le rugby n'était pas la même que dans le football. Et ce que je dis est sourcé, est documenté, même a fait l'objet de travaux de spécialistes.

– Jeudi dernier, le gouvernement a présenté son plan en réponse aux émeutes de l'été, notamment, mais pas seulement, mais on n'a pas la place de résumer toutes les mesures qui ont été annoncées par Elisabeth Borne, notamment en voulant davantage responsabiliser les parents des jeunes délinquants. Est-ce que c'est un plan qui vous semble à la hauteur de ce qui s'est passé en juin-juillet ? – Alors, déjà, vouloir responsabiliser, c'est toujours la bonne réponse. Moi, je suis un fervent adepte de la liberté, donc de la responsabilité qui ne peut être qu'individuelle.

Parce qu'autrement, la responsabilité collective, c'est la punition collective, et c'est l'arbitraire, et c'est l'injustice, et c'est ce qui fait la révolte. responsabiliser les parents, oui. C'est-à-dire que si le jeune mineur n'est pas reconnu responsable, parce qu'il continue de s'appliquer l'excuse de minorité, et si le parent non plus n'est pas responsable, c'est vous et moi qui sommes responsables, et ça, ce n'est pas normal.

J'ai des enfants, je sais que c'est difficile d'éduquer des gosses, mais jusqu'aux 18 ans de mes gosses, je dois être responsable de leurs actes, ou alors leur responsabilité pénale doit être reconnue, et c'est pourquoi, avec Alexandre Martin, député des Alpes-Maritimes, nous avons proposé, il y a plus d'un an, une proposition de loi, qui à l'époque avait été traitée par-dessus la jambe et de populistes, selon l'acception habituelle, et qui maintenant va redevenir sur le devant de la scène, pour que l'excuse de minorité soit abaissée dans des cas graves, et que, je pense qu'il faut descendre à 13 ans, vous savez, on le voit, moi je le vois dans ma commune, on a de plus en plus de gamins de 14, 15, 16 ans qui commettent des actes très graves, d'abord parce qu'ils sont instrumentalisés par des aînés.

Ça veut dire qu'il faut potentiellement les envoyer en prison, ces gens-là ? Non, pas en prison, parce que ce n'est pas le terme, mais en maison de redressement, le terme va être polémique, en centre d'éducation fermé, donc ça c'est le terme officiel, sauf que les centres d'éducation fermés ne sont pas fermés, et il n'y a rien de pire que l'absence de sanctions graduées, puisque moi je suis pour l'état de droit, et donc je suis pour la proportionnalité.

Mais quand vous prenez les travaux, par exemple, de Maurice Berger, le pédopsychiatre, qui a démontré que l'absence de sanctions perceptibles accentue le degré de transgression, et donc à ce titre, pour protéger la société, pour aussi protéger ses gamins, ses enfants, qu'ils reçoivent une éducation formatrice, parce que tout gamin transgresse, le tout c'est où on met la barre, et puis pour protéger les victimes, on se doit, dans des cas les plus graves, j'étais parti de cette agression sur une femme de 89 ans à Cannes, qui a failli y rester, par des enfants de 15 ans, qui ont filmé, qui ont ricané, qui l'ont frappé, et dans ces cas-là, ils étaient récidivistes pour certains d'entre eux, il faut évidemment les isoler, les enfermer, et les priver d'écran aussi, puisqu'ils tiennent absolument à l'écran.

Lundi prochain, le Sénat va s'emparer du projet de loi du gouvernement sur l'immigration, est-ce que vous êtes sur la ligne, je dirais, Ciotti-Marlex, qui dit, pas de compromis avec le gouvernement, ou alors un compromis, mais à nos conditions ? Je pense qu'il n'y aurait rien de pire qu'une énième loi, on serait quasiment à la 30ème, qui soit inutile, parce que ça amplifierait cette crise de l'impuissance publique, qui pour moi est la première cause de la crise de la démocratie dans laquelle nous sommes. Laurent Berger, vous vous souvenez, pendant la réforme des retraites, avait parlé de la crise de la démocratie, je pense qu'il a extrêmement raison.

Il y a une crise civique, les violences qu'on évoquait tout à l'heure, y compris les violences sur les dépositaires de l'autorité publique, abstention électorale, un sondage sur les 18-34 ans qui montre que la moitié des jeunes considèrent que la démocratie, finalement, ce n'est pas mieux qu'un régime libéral ou qu'une dictature. Tout ça, ça devrait nous obséder. Et puis, une crise de l'exécution, je vais répondre à votre question, de l'exécution des choses, c'est-à-dire qui crée de l'arbitraire et qui renvoie les gens soit vers l'abstention, soit vers les votes extrêmes. Et on a une société qui est dans une tension maximale.

Dans le texte de loi tel qu'il est proposé par le gouvernement aujourd'hui, il n'y a pas des mesures qui seront capables d'apporter des solutions à la crise de l'impuissance publique qu'il y a face à la régulation de l'immigration légale, puisqu'on a eu quasiment 500 000 titres de séjour l'année dernière, ce qui est beaucoup, beaucoup trop, par rapport à la capacité de la société d'intégration puis d'assimilation et face à l'immigration illégale. Les mots ne veulent plus rien dire. Une obligation de quitter le territoire français, c'était comme les centres d'éducation fermés, eh bien une obligation n'est pas obligatoire. Une interdiction de séjourner n'interdit pas de séjourner.

Elle est difficile à mettre en œuvre, mais personne ne nous dit comment la mettre en œuvre effectivement. Alors déjà, on peut... Pensez-vous que les Allemands qui sont dans le même carcan européen que nous... Ils ont un pourcentage plus élevé parce qu'ils en délivrent moins. Parce qu'ils en délivrent à des gens qui peuvent être expulsés. Voilà ce qu'ils font les Allemands. Déjà, c'est une réponse. Merci de l'avoir apportée. Je trouve qu'elle est assez intelligente. Deuxièmement, les Allemands avaient beaucoup ouvert les vannes de l'immigration, souvenez-vous, sur Angela Merkel. Ils exécutaient beaucoup plus les obligations de quitter le territoire français.

Mais il n'y a pas que les Allemands. Il y a aussi les autres pays. On parle souvent du Danemark, mais on peut aller dans d'autres pays. Donc il y a un problème d'exécution indépendamment de la nécessité qu'a rappelé l'air à juste titre de permettre à la souveraineté nationale dans le respect d'un État de droit qui ne soit pas l'impuissance du droit de choisir le peuplement. C'est un droit fondamental qui doit s'appliquer.

11:19
Invité

L'article qui divise le plus, c'est l'article 3 sur les métiers en tension. Il permettrait de régulariser certains travailleurs clandestins. On va écouter Marine Le Pen sur ce sujet.

11:27
Présentateur

– S'il disparaît, cet article 3, du projet de loi, est-ce que vous voterez la loi immigration ? – Oui, on pourrait. Il y a quelques mesures qui améliorent un peu les procédures, mais ça ne va pas. – Vous pourriez la voter s'il n'y a pas l'article 3 ? – Je vous dis clairement, ça ne va pas bouleverser notre incapacité totale à gérer l'immigration. – J'entends. Mais ce que vous dites, c'est que s'il n'y avait pas l'article 3, vous pourriez la voter.

11:46
Invité

– Oui, d'accord. Une petite loi avec des petites mesures qui améliorent un tout petit peu la situation, on peut la voter. Mais je viendrai dire aux Français que ça n'est pas ce qui régulera le problème de l'immigration clandestine. – Je vous pose la même question, si l'article 3 disparaît, est-ce que les Républicains pourraient voter ce texte ?

12:04
Présentateur

– Je n'ai pas parlé aux Républicains, je ne suis pas parlementaire.

12:08
Invité

– Vous avez bien un avis sur la question ?

12:09
Présentateur

– Moi, je pense que cette loi ne servira à rien et donc elle amplifiera la crise démocratique dans laquelle on est.

12:15
Invité

– Tant Gérald Darmanin indique que jamais il n'y a eu un texte aussi ferme avec des mesures aussi fortes sur le sujet.

12:20
Présentateur

Je vous renvoie à ce qui a été dit à la précédente loi sur l'immigration, ça devait être en 2018 je crois ou 2019, qui était la loi qui allait aussi régler les problèmes d'immigration. Vous reprenez les déclarations de l'époque, c'était les mêmes.

12:32
Invité

– Mais l'idée c'est quand même d'expulser plus facilement avec ce texte.

12:34
Présentateur

– Aujourd'hui c'est d'expulser plus facilement et de mieux maîtriser l'immigration légale. Or, tant qu'on ne s'attaque pas à des fondamentaux, c'est-à-dire tant qu'on ne rétablit pas le délit de séjour illégal, tant qu'on ne va pas sur le terrain aussi du droit du sol qui est aujourd'hui un droit d'appel et qui rend impuissant la politique publique. On ne réglera pas ce problème qui est là, c'est devenu un problème majeur qui est celui de l'immigration. J'aurais aimé qu'il y ait d'autres problèmes à évoquer aujourd'hui que celui-là. Je le dis très sincèrement mais c'est un problème majeur. Il faut diviser au moins par 5 ou 10 l'immigration légale.

Il faut être efficace sur l'immigration illégale. C'est l'intérêt de la société française, c'est l'intérêt des immigrés légaux qui respectent les règles parce qu'eux-mêmes et c'est ce que j'ai expliqué à certains de vos confrères récemment, c'est-à-dire que beaucoup d'immigrés soit récents soit de deuxième génération eux-mêmes ne supportent plus le laxisme français. Et ça, c'est quelque chose qui bouleverse un peu les prérequis et les clichés gauche-droite, etc. Donc l'impuissance publique aujourd'hui est à la base de la crise de la démocratie dans laquelle elle est. C'est pour ça que je crois qu'on est au bout d'un système. Mais enfin, on pourra en parler si vous le souhaitez.

Une question, David Lissnard sur l'équilibre général de la droite républicaine. Anne-Elisabeth rappelait que début octobre vous avez lancé votre propre mouvement Nouvelle Énergie. C'est une forme de concurrence pour votre propre parti des Républicains ? Alors, d'abord, moi, je n'ai rien contre la concurrence. Je viens du petit commerce. Je vais toujours accepter la concurrence. Et je trouve que c'est une bonne forme de progrès, d'émulation et de performance. Deuxièmement, ce parti, je l'avais écrit en 2013 quand je voulais me présenter aux élections municipales. Donc, il avait déjà un statut de parti politique.

Et puis, il y a eu des adhésions nationales et les choses se font en marchant, si vous me permettez cette expression qui fera peut-être sourire. Et donc, il y a eu une montée et on a ouvert un siège à Paris qui nous a permis de raconter une étape de plus pour attirer. Troisième élément, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. C'est-à-dire que je me suis engagé, je ne viens pas de cet univers du tout, mais je crois en l'action publique. Je pense qu'il faut qu'on retrouve une confrontation civilisée entre ce qu'on appelle une gauche, une droite. Enfin, on peut appeler ça progressiste, conservateur, je ne sais pas quel est le bon terme.

Mais pour qu'on ne soit pas que dans des écuries et pour cela, il faut travailler sur du corpus. Et il me semble qu'il y a une majorité du pays aujourd'hui qui est attachée aux libertés, qui comprend que le désordre se fait au détriment de la liberté et qui a besoin d'unité nationale, y compris et notamment par la culture, par l'instruction publique, que les déclassements éducatifs est le premier problème de notre pays. Et donc, en bossant avec des gens qui m'ont rejoint, qui sont des gens bien, on travaille sur un corpus. j'ai vu que ça intéressait aussi des médias, que ça me permettait de faire valoir ces idées. Donc, je m'engouffre là-dedans parce qu'il me semble que ça peut être utile.

Mon but, ce n'est pas d'être utile à la droite. Mon but, c'est comme un citoyen engagé d'essayer d'être quelqu'un parmi d'autres utile au pays. Ce serait bien présent que tu veux d'aller au-delà. Vous restez avec nous, David Lissnard, parce que vous allez commencer le reste de l'actualité, notamment dans le 5 sur 5 de Laurent Sénéchal, mais d'abord place à un champion hors normes qui cumule 10 victoires à l'Open d'Australie, 7 à Wimbledon, 4 à l'US Open et 3 à Roland-Garros. 24 titres du Grand Schlem à lui tout seul. C'est un record absolu quand Raphaël Nadal a bloqué le compteur à 22.

Sur les 72, son nom majeur qu'il a disputé depuis 2008, il est allé une fois sur deux en finale, il a gagné une fois sur trois, devenu le joueur le plus titré chez les hommes depuis le mois de juin dernier quand il a reçu des mains de Yannick Noah la Coupe des Mousquetaires sur la terre battue de la Porte d'Auteuil.

16:45
Invité politique

Évidemment, très heureux de partager ce moment très spécial de ma carrière avec vous, avec ce stade très très spécial dans ma vie. Merci beaucoup.

16:58
Présentateur

Bonsoir Novak Djokovic.

17:00
Invité politique

Bonsoir.

17:01
Présentateur

Ravie de vous accueillir enfin sur le plateau de C'est à vous alors que vous êtes de retour à Paris pour disputer à partir de demain en double le tournoi de Paris-Bercy et puis en simple ce sera mercredi. et pour assister ce soir à la remise du ballon d'or on ne sait pas encore à qui on ne sait pas à quel prix vous remettrez mais je vous appelle comment ? Joker ? Djoko ?

17:20
Invité politique

Comme vous voulez ici à France normalement Djoko. Djoko. Ou alors Mr. Goat Gretter

17:26
Présentateur

Gretter's player of all time le plus grand joueur de tous les temps c'est l'objectif là maintenant ?

17:31
Invité politique

C'est tous les jours l'objectif de gagner évidemment c'est vrai ? C'est un sport professionnel pardon je suis très heureux tous les jours de retourner ici à Paris la ville qui est très importante pour notre sport avec Roland Garros avec le Bercy qui vient cette semaine donc je vois beaucoup de succès beaucoup de soutien de tous les publics français de ma carrière donc je suis vous êtes là

18:01
Présentateur

pour gagner toujours pourtant vous avez déclaré au soir de ce 23ème victoire de Grand Chlem à Paris que votre mère allait enfin pouvoir se relaxer mais vous non vous vous êtes parassasié il y a quand même un titre qui vous manque c'est une médaille d'Orgio et ça ce sera pour cet été ?

18:18
Invité politique

C'est l'objectif c'est ici cette ville à Paris je peux dire que vraiment je pense beaucoup de ça donc on espère

18:27
Présentateur

vous avez un palmarès hors du commun qui est le fruit de la discipline du mental du talent et de la détermination que vous affichiez déjà à 7 ans pour votre tout premier entretien télévisé

18:38
Invité

à quoi

19:14
Présentateur

Ça, c'est l'objectif à toi. Et aujourd'hui, le tennis, c'est un jeu ou c'est un devoir ?

19:24
Invité politique

C'est l'objectif tous les jours. Je vois beaucoup de bonheur de vraiment avoir à côté de moi beaucoup de personnes qui sont très passionnées, mais ont beaucoup de connaissances de tennis. Donc, c'était vraiment une chose très importante parce que j'ai grandi dans un pays qui a beaucoup de guerres, beaucoup de sanctions, beaucoup de problèmes économiquement dans les sociétés. Mon parent a eu beaucoup de problèmes économiquement pour supporter ma carrière financement. Ils ont fait beaucoup de sacrifices. Voilà, il y a beaucoup de sacrifices. Et pour ça, c'était vraiment important d'avoir une bonne personne qui m'aide pour accomplir l'objectif.

20:20
Présentateur

Patrick ? Je vais vous parler de votre duel, de votre rivalité légendaire avec Raphaël Nadal. Est-ce qu'il y aurait Novak Djokovic sans Raphaël Nadal ? Oui, évidemment, mais peut-être pas de la même façon, mais vous me direz après deux images simplement. Votre premier duel, votre première rencontre à Roland-Garros, d'abord dans le documentaire qui vous est consacré. Novak Djokovic, c'est lui qui rentre le premier sur le cours. Il a un tee-shirt qui est trop grand pour lui. Il ne le remplit pas complètement encore et on voit que c'est encore un gamin.

20:48
Invité

Novak Djokovic, 63e mondial. Il est pour la première fois en quart de finale d'un grand chelème. Les deux joueurs ne se sont jamais rencontrés.

21:02
Présentateur

Il va affronter dans ce match content pour les quart de finale de ce tableau du simple messieurs ici, l'Espagnol tenant du titre, Raphaël. Nadal, il se présente sur le cours, il a déjà gagné Roland-Garros l'année d'avant. Tout le monde sait qu'il va être très fort, que c'est un nouveau monstre, au moins de la terre battue, qui est en train de s'installer. Voilà le premier duel que vous perdez sur Abandon. Il y aura eu neuf matchs, neuf duels en tout à Roland-Garros. Une première victoire pour vous en 2015 et une demi-finale en 2021. Aux allures de finale que vous remportez, quelques images. En 2021, c'est tout qui concerne qui s'est passé avec les plus grands titres de Grand Slam.

Et probablement, c'était tellement important pour Novak qu'il a gagné.

22:15
Invité

Je pense que c'est le plus difficile dans le sport de Raphaël Roland-Garros. Je sais combien c'est dur, même pour Novak, c'est très, très spécial.

22:26
Présentateur

Est-ce qu'on peut dire que Rafael Nadal restera votre meilleur ennemi et celui qui vous a, d'une certaine façon, tiré vers le haut ?

22:34
Invité politique

Oui, oui, c'est vrai. C'est vrai qu'on dit, Zverev est aussi l'autre joueur team. C'est un plus grand challenge, on peut dire, pour gagner contre Raphaël Roland-Garros. C'est son maison, ma record contre lui. Là, ce n'est pas trop bon, mais en général, on a joué beaucoup de matchs contre lui durant ma carrière. Match magnifique, historique. Donc, c'est un joueur très, très spécial pour moi, pour toute ma carrière, pour toute ma évolution comme joueur.

23:07
Présentateur

Et vos relations, vos rapports entre vous ?

23:10
Invité politique

Est-ce que nous ne sommes pas trop amis, on peut dire. Mais nous avons respect pour, évidemment, pour le respect, voilà. Et après, on peut espérer, j'espère, ok ? Je peux parler de ma nomme individuellement, qu'après la carrière, on peut faire un drink sur la plage. On peut parler de la vie, un peu moins stress, moins d'expectation.

23:42
Présentateur

Raphaël Nadal, que vous respectez, mais que vous adorez imiter. À force de l'affronter, vous avez chopé toutes ces petites mimiques, tous ces petits rituels. Vous imitez Nadal, mais aussi Maria Sharapova ou encore Gustavo Kuerten. Vous imitez Novak, on ferait rebondir la balle dix fois ou vingt fois avant de servir, ce qui agace vos adversaires.

24:38
Invité politique

Je ne suis pas trop intéressant pour l'autre joueur, pour imiter. Mais j'ai fait l'imitation avant, au début de ma carrière. Je pense que les gens n'avaient jamais, mais l'autre joueur, comme ça, à moi.

24:53
Présentateur

Mais dans la vie, vous êtes très différent de l'image sérieuse, concentrée, que vous renvoyez sur les terrains de tennis. Et parfois, vous avez souffert de cette image austère, en tout cas au début, au point que certains ont dit que vous vous efforciez à vous faire aimer.

25:07
Invité politique

C'est une opinion. Pour moi, c'est important, évidemment, de trouver un mode de gagner le match. Après, je sais, je suis les hommes, comment dire, human like everybody else. Pour moi, ce n'est pas facile de tous les jours maintenir la concentration. Je perds la concentration, je fais les choses sur les cours et je ne suis pas fier de ce moment. Mais après, je suis, comment dire, honnête pour dire, OK, j'ai un problème de moi et j'ai beaucoup de travail de ma émotionnement, psychologiquement. Mais je suis authentique, je peux dire. Je prouve des restes authentiques.

26:01
Invité

Vous êtes célébré en tout cas en héros chez vous. Vous êtes un dieu vivant. On va revoir une image. C'était après votre premier trophée de Wimbledon, quand vous revenez à Belgrade. C'est fou de voir à quel point vous avez tout un peuple derrière vous. Quand vous dites que vous voulez être le plus grand, est-ce que c'est aussi pour ça ? Est-ce que c'est aussi pour eux ?

26:46
Invité politique

J'ai évidemment une relation très particulière avec la Serbie. Je suis patriotique de mon pays. Et quand je reviens à mon pays, à mon ville de Belgrade, après un grand succès, la première fois que j'ai gagné Wimbledon, la première fois que j'étais numéro un mondial, c'était un moment unique pour la vie avec 200 000 personnes qui étaient en elle-ville. C'était incroyable de partager ça avec toute ma famille, toutes les personnes qui sont à côté de moi. Donc oui, c'est une relation très importante pour moi parce que ma pays souffrait beaucoup.

27:26
Invité

Et vous vous engagez justement ? Vous vous engagez pour les enfants, pour les aider dans leurs études ? Est-ce que vous avez peut-être aussi des ambitions politiques un jour ? Président de Serbie ?

27:35
Invité politique

Non, non, non. Président ? Oui, vous serez président pour accueillir Nadal. Non, non, non. Je pense que ma responsabilité et ma rôle est un peu différent avec le sport, avec l'éducation, aussi la fondation. Je pense qu'avec ma femme, avec ma famille, on a fait beaucoup de travail bon. On a 50 000 enfants dans les programmes d'école qui nous ont fait les derniers 15 ans avec notre fondation. Donc je pense qu'on peut faire beaucoup de choses positives dans une société comme ça.

28:16
Présentateur

Novak, on vous a découvert violoniste en 2016 dans une publicité pour Peugeot qui revenait sur votre enfance. On voit cette publicité, un jeune garçon pas du tout doué pour le violon, mais déjà capable de faire des revers incroyables, tac, avec son instrument. Mais votre vrai instrument, c'est le saxophone. Vous avez commencé il n'y a pas très longtemps, mais mardi soir dernier, devant 20 000 personnes lors d'un concert à Belgrade, Ouzer vous a fait monter sur scène, voici. Ce qui vous plaît, c'est que c'est un instrument vachement difficile à apprendre ?

28:57
Invité politique

Oui, très difficile à apprendre. Je peux dire que j'étais surprise de cette invitation de mon ami Hauser, qui a fait un concert à ma vie. Parce que je dis avant le concert à lui que j'ai essayé de faire un saxo, mais je ne suis pas comme lui, professionnel. Je me fais cette surprise durant le concert. Ok, j'ai parlé des options, je dois l'accepter. Après, on était virale à tout le monde. C'était bon, c'était bon. On peut dire, mais je suis plus content avec ma joue de tennis.

29:37
Présentateur

Aujourd'hui, votre grand rival que vous pourriez rencontrer d'ailleurs en finale à Bercy, c'est l'Espagnols, l'Espagnols, l'Espagnol Carlos Alcaraz. Vous l'avez battu en août dernier, c'était à Cincinnati, mais c'était tellement disputé que votre t-shirt n'a pas survécu. C'est de la joie, c'est de la rage ?

30:28
Invité politique

Non, c'est la joie. C'est la joie ? C'est la joie, un grand, comme on dit en français, relief. Soulagement ? Soulagement, voilà.

30:37
Présentateur

Le sponsor l'a bien pris ou pas ? Non.

30:42
Invité politique

Je vois un appel après de Lacoste.

30:47
Présentateur

Et qui n'était pas content ?

30:48
Invité politique

Oui, pas content, oui.

30:50
Présentateur

Mais c'est lui le futur patron du tennis des dix prochaines années ? Des futurs ? Oui, c'est vous toujours dans dix ans.

30:56
Invité politique

Alors, il est sûrement un leader de nouvelle génération. Incontestablement. Oui, incontestable.

31:08
Présentateur

Mais vous le battrez là, à Bercy ?

31:11
Invité politique

Je joue avec lui, ça veut dire qu'il y a une finale. Donc, je signe maintenant.

31:17
Présentateur

C'est direct pour la finale. Vous viendrez nous en parler, cette victoire à Bercy. Maintenant qu'on se connaît, vous connaissez le chemin du studio qu'on vous a annoncé, puis perdu, puis retrouvé ce soir en direct. En tout cas, on compte sur votre présence. Oui. Bon, merci. À partir de demain, on double et à partir de mercredi en simple. Je rappelle que le documentaire, on a vu des extraits. Nadal Djokovic, le duel à Roland-Garros, c'est toujours disponible. Il est formidable sur Prime Vidéo. Et là, vous êtes attendu à la cérémonie du Ballon d'or. Votre favori ?

31:47
Invité politique

Je n'ai pas une réponse. Vous ne voulez pas vous bouillir ? C'est interdit de dire.

31:53
Invité

C'est interdit de dire. Vous savez qui c'est ?

31:55
Invité politique

Non, non, non, je ne sais pas.

31:57
Présentateur

Vous n'avez même pas ce que vous allez y faire ?

31:59
Invité politique

J'attends la cérémonie, la présentation. Après, évidemment que tout le monde pense que c'est Messi, mais à l'Inde, il y a une très bonne saison.

32:10
Invité

Et Mbappé ?

32:10
Invité politique

Mbappé, qui est français, qui est ici à Paris. Voilà, c'est ouvert.

32:15
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir accepté ce soir dans notre invitation. Merci à vous. Et vous avez parlé en français, donc on a appelé…

32:22
Invité politique

Désolé pour moi, en français, c'est un process.

32:25
Présentateur

Mais non, on a appelé à la rescousse ou Robert Wolfenstein pour traduire au cas où vos propos. On le remercie d'avoir été là, mais il n'a servi à rien parce que votre français est impeccable.

32:33
Invité

Merci.

32:33
Présentateur

Donc bravo pour ça. Merci beaucoup, Novak. À très bientôt sur le plateau de Cetavou. Merci à vous. Bon, merci. Et la langue française, c'est l'objet de l'édito de Patrick Cohen. Le président de la République a donc inauguré ce matin la cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts. Voilà, c'est le grand chantier culturel d'Emmanuel Macron. Un projet à 210 millions d'euros. Presque autant que le musée du Quai Branly, voulu par Jacques Chirac, 290 millions. Certes, quatre fois moins que la rénovation de Notre-Dame, plus de 800 millions.

Mais pour la première fois, nous ne sommes ni à Paris, ni dans une grande ville, mais dans une commune de 10 000 habitants, c'est-à-dire les deux pieds dans la ruralité. Villers-Cotterêts, dans l'Aisne, c'est à 80 km de Paris, milieu symbolique pour la langue française. Oui, c'est là où François 1er a signé en 1539 l'ordonnance imposant le français comme langue officielle de la justice. C'est aussi la ville natale d'Alexandre Dumas. Et comme l'a écrit le créateur des Trois Mouscotterêts au début de son roman Ange-Pitou, Villers-Cotterêts est situé à deux lieux de la Ferté-Milon, où naquit Racine, et à huit lieux de Château-Thierry, où naquit La Fontaine.

Ce qui fait beaucoup de grands esprits et de belles plumes sur un tout petit territoire. Et le château de François 1er était menacé ? Oui, il tombait en ruine quand Emmanuel Macron l'a visité lors de sa campagne de 2017. Le projet patrimonial à 30 millions d'euros a pris ensuite une toute autre dimension. C'était la volonté du président qui a donc transformé ce joyau renaissance en château de la francophonie. Exemple de rénovation, on va voir des images, cette cour du jeu de paume laissée à l'abandon, voilà, ça c'est l'état de 2017, et qui après rénovation se trouve coiffée d'une verrière et d'un ciel lexical avec des dizaines de mots courants, savants, populaires ou désuets.

On a perdu les mots et les images, mais on peut lire palindrome, bienvenue, chelou, carabistouille, comme un clin d'œil au président. Mais les foules, on est bien d'accord, ne vont pas se déplacer juste pour lire carabistouille sous une verrière. Non, non, ça c'est le décor.

Non, non, on nous provient un parcours, je ne l'ai pas visité, donc je vous en parle comme ça à distance, un parcours interactif de 1600 mètres carrés sur la langue française avec une bibliothèque magique, une intelligence artificielle qui nous donnera des conseils de lecture personnalisés et plein d'autres choses destinées aux enseignants, enfants et adolescents, aux bibliothécaires, écrivains, traducteurs, comédiens, etc. Emmanuel Macron a expliqué dans son discours pourquoi il est important d'avoir un lieu dédié, le premier dans le monde d'ailleurs, à la langue française.

35:06
Invité

Parce que la langue française bâtit l'unité de la nation est parce que la langue française est une langue de liberté et d'universalisme. Et ces deux raisons, dans le moment que nous vivons, suffisent à justifier l'importance de ce projet et du moment que nous partageons.

35:25
Présentateur

Le français ciment de la nation, français que le président juge inutile de rendre inclusif et incompréhensible. Dans cette langue, le masculin fait le neutre. On n'a pas besoin

35:37
Invité

d'y rajouter des points au milieu des mots ou des tirets ou des choses pour la rendre visible.

35:43
Présentateur

Voilà pour cette écriture inclusive que les sénateurs LR veulent d'ailleurs interdire. Proposition discutée ce soir même. Au passage, si le masculin fait neutre comme le dit le président, pourquoi s'obstiner à dire français-français ? Ou celles et ceux. Ou celles et ceux. Ou les parisiennes et les parisiens, comme on dit en ce moment à Tahiti. Ou les cannoises et les cannois. Je ne sais pas comment vous en sortez, M. Lissnard. Cher cannois. Vous ne direz. Inclusive de cannoises. Ah, vous ne dites pas cher cannoises. Je dis cher cannois. Et les cannoises s'y retrouvent, évidemment. Donc vous êtes d'accord avec le président de la République ? Oui, oui, il est d'accord avec nous.

Enfin, c'est bien. Je me réjouis de cette position du président de la République parce que l'écriture inclusive, en fait, elle est excluante. C'est quelque chose qu'il faut bien saisir. Elle est pleine d'idéologies. Elle est moche. Donc elle est difficile à transmettre. Et ce qui est moche, il faut le bannir, tout simplement. On aura une question d'ailleurs à vous poser sur cette question. Mais le choix de Villers-Cotteret est aussi politique. Oui, c'est une ville sans autoroute à l'écart des grands axes avec un taux de chômage élevé malgré la présence du siège social de Volkswagen France dans l'un des départements de France les plus illettrés, l'Aisne.

13% des adultes touchés par l'illettrisme, presque deux fois la moyenne nationale. Et depuis 2014, Villers-Cotteret a élu et réélu un maire RN, Franck Brifaux, frontiste canal historique, si je puis dire, puisqu'il a rejoint Jean-Marie Le Pen en 77. Et avec cet investissement, l'Elysée espère combattre le Rassemblement national ? Alors, je ne sais pas quelles seront les retombées économiques de cette cité. L'objectif évoqué de 200 000 visiteurs par an paraît très ambitieux. Il y a en tout et pour tout deux hôtels à Villers-Cotteret aujourd'hui, 68 chambres, j'ai compté. Enfin, sur le strict... On peut faire l'aller-retour depuis Paris, évidemment. Oui, mais ça concerne les parisiens.

Enfin, sur le strict plan... Évidemment. Sur le strict plan électoral, je n'ai pas souvenir d'un projet... C'est une crise parisienne, hein ? Oui, pardon. Vous voyez que ça marche. Donc, est-ce que ça peut aider à combattre l'URN ? En tout cas, sur le plan électoral, je n'ai pas souvenir d'un projet culturel qui soit rémunérateur en voix.

Dans ce livre paru il y a 20 ans, « Mon village à l'heure Le Pen », du journaliste Christian Duplan, qui décrivait précisément la montée du RN dans ce coin-là de Picardie, l'ancien maire socialiste de Villers-Cotterêts, Georges Boisiz, raconte la bataille acharnée qu'il a menée pour construire une médiathèque qui s'est battue contre une opposition qui criait à la démesure, au gaspillage. Le projet a coûté à la ville un peu plus d'un million d'euros en tout, contre une partie de sa majorité aussi. La médiathèque de Villers-Cotterêts a fini par ouvrir en 2000. Cinq ans après, elle comptait plus de 3000 abonnés, ce qui est un beau succès dans une ville de 10 000 habitants.

Mais aux élections suivantes, en 2001, ce sont les opposants à la médiathèque qui ont gagné la mairie. Ça peut être une bonne arme anti-RN, cette cité de la langue française. En tout cas, les investissements sur la culture, vous nous parliez de l'importance de l'école. Et de la culture. J'ose espérer qu'un tel investissement n'est pas conditionné par des critères politiciens, quels qu'ils soient, que ce soit le RN, ou le PS, ou le Parti communiste, ou le RFI ou LR, c'est pas ça. Cet équipement, j'espère, survivra au RN et au président de la République et à LR et fera rayonner la francophonie. L'enjeu de la francophonie, il est colossal.

Dans un ouvrage que nous avions publié avec Christophe Tardieu il y a quelques années qui s'appelait « La culture nous sauvera », nous l'évoquions. Je crois que de mémoire que l'on sera à presque 800 millions de locuteurs français dans le monde d'ici 2060. C'est un enjeu de rayonnement, c'est un enjeu de création, c'est un enjeu de capacité de la France à exister dans le monde. Malheureusement, notre pays a régressé de ce point de vue-là. Il ne faudrait pas que la langue devienne simplement l'objet d'un musée. Il faut que notre langue soit aussi défendue notamment dans les lycées français, que les investissements soient portés sur ces établissements internationaux.

Aujourd'hui, on voit encore progresser l'anglais, encore aujourd'hui, en concurrence avec le français dans beaucoup de pays du monde. Donc l'ambition de la francophonie, elle ne doit pas simplement se limiter à un établissement qui est ce qui semble très intéressant. Et il faut remercier Stéphane Berne qui avait d'ailleurs alerté sur l'état de délabrement du château. Réponse sans doute presque définitive. Certaines villes font usage de l'écriture inclusive comme Paris, Lyon, Périgueux, inenvisageable à Cannes. Non, parce que, je le répète, je pense que cette écriture est inesthétique, n'apporte rien et qu'elle détourne même le combat féministe nécessaire de ses vrais objectifs.

Mais il faudra changer l'écart d'identité parce qu'il est écrit « nez » entre parenthèses, « nez et » entre parenthèses « e ». Non, mais ce n'est pas l'écriture inclusive. Ah bon ? Entre parenthèses. Ah non, non. Le « e » Non, non. Il renvoie à une qualification d'état civil qui est le sexe. Donc c'est entre parenthèses, mais ce n'est pas le point « e ». Ce n'est pas l'écriture inclusive. Essayer de prononcer un discours en écriture inclusive, une langue qui affaiblit la communication et qui l'alourdit inutilement, je pense, porte tort au pays, à la cohésion nationale et aux individus. D'autres sujets à vous soumettre ? Et puis ça renvoie au wokisme. Derrière, ce n'est pas neutre.

Pour qu'on parlait de masculin neutre, l'écriture inclusive, ce n'est pas un truc neutre. Ça renvoie à une approche de déconstruction, y compris de déconstruction de la langue française. D'autres sujets à vous soumettre dans le 5e 5e de Laurent Sénéchal. Laurent, vous nous parlez d'une chasse aux Israéliens extrêmement choquante en Russie. Oui, au Dagestan, en l'occurrence, c'est tout au sud de la Russie. La foule antisémite s'est rassemblée devant un hôtel d'abord en pensant qu'il abritait des réfugiés israéliens. La police a même autorisé une fouille de l'établissement par les émeutiers.

Et une autre foule antisémite s'est rassemblée cette fois à l'aéroport de la plus grande ville du Dagestan. Les réseaux sociaux locaux y ont raconté qu'un vol en provenance de Tel Aviv devait y atterrir. Inacceptable, semble-t-il, pour ces hommes qui ont d'abord contrôlé les véhicules sur la route de l'aéroport et envahi ensuite les couloirs de l'aéroport à la recherche de juifs.

41:37
Invité

Quand un homme

41:49
Présentateur

a l'air juif aux yeux de la foule, son passeport est confisqué. La violence s'est aussi déchaînée sur les grilles de l'aéroport et sur les forces de l'ordre qui ont tenté d'éviter l'envahissement du tarmac peine perdue. Les hommes se sont rués sur les avions ils cherchent en l'occurrence celui de la Red Wings, une compagnie russe qui est censée avoir atterri depuis Tel Aviv. La panique a gagné tous les avions.

42:12
Invité

Les manifestants

42:36
Présentateur

n'ont semble-t-il pas réussi à s'introduire dans l'avion. Une dizaine de policiers ont été blessés. Même le moufti, chef religieux du Dagestan, a demandé la dispersion de la foule. David Lissnard, les pogroms se multiplient. Là, c'est en Russie. Le CRIF en France s'inquiète d'événements qui pourraient traverser les frontières. C'est une inquiétude que vous avez peut-être dans votre ville de Cannes ? C'est une inquiétude que tout citoyen doit avoir. Il y a une montée de l'antisémitisme ou une révélation de l'antisémitisme. On a l'impression que 80 ans de discours, de transmission de valeurs pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme qui sont des abjections tout d'un coup sont balayées.

C'est absolument abject. Je ne suis pas juif mais je me sens juif quand je vois ça parce que c'est du racisme pur. C'est parce qu'ils ne sont pas attaqués parce qu'ils sont israéliens mais parce qu'ils sont juifs. Le nombre d'actes antisémites en France depuis le 7 octobre est supérieur à la totalité des actes antisémites sur l'année précédente. Donc il y a quelque chose qui est absolument répugnant. Dans ce contexte, je voudrais qu'on écoute le témoignage du président de l'AFP. Il s'appelle Fabrice Fris. Il s'est expliqué au micro d'Audrey Payas sans l'interroger sur le fait que l'AFP choisisse de ne pas qualifier le Hamas d'organisation terroriste.

C'est quelque chose que vous avez déploré dans une tribune concernant la gauche en l'occurrence au journal L'Opinion il y a quelques jours. Écoutez Fabrice Fris.

44:05
Invité

Le mot est tellement vidé de sens qu'il a perdu beaucoup de signification. Aujourd'hui, le gouvernement iranien dit des manifestantes contre le port du voile qu'elles sont terroristes. Le gouvernement chinois va traiter une partie de la communauté oulgour de terroristes. C'est un concept très mouvant qu'il est difficile de manier, très chargé politiquement. Et parce que précisément l'AFP n'est pas là pour porter des jugements de valeur, elle doit être extrêmement prudente.

44:37
Présentateur

David Lysnard. Moi, je vais éviter de tomber dans ce que Nietzsche appelait la moraline si vous voulez. Il faut toujours rester calme mais c'est un sophisme, c'est un raisonnement absurde que l'on entend. Parce que le mot terrorisme serait mal appliqué par des terroristes, il ne faudrait pas qualifier les terroristes de terroristes. C'est ce que l'on vient d'entendre. On ne peut pas aborder l'actualité avec précision et créer un débat public dans des circonstances particulièrement lourdes si on ne qualifie pas les choses.

Parce que c'est ce qui amène ensuite à des perversions notamment à l'équivalence victimaire qui fait beaucoup de mal et qui nous empêche de combattre des mots qui sont absolument étourdissants de violences. Je ne vais pas me laisser emporter mais ce n'est pas possible d'entendre ça. Je le dis spontanément. C'est une nouvelle qu'on a apprise samedi soir. La bande de Friends a perdu un ami. L'acteur Mathieu Péry retrouvé mort à son domicile de Los Angeles. Il avait 54 ans. Il incarnait surtout Chandler dans la série Friends. C'était l'éternel copain de Joey. C'était le mari de Monica.

Et c'est sans doute aussi regarder un petit condensé de ses apparitions dans la série le plus drôle on va dire.

45:47
Invité

Bonsoir, Yves Jéglé.

46:13
Présentateur

Bonsoir. Journaliste au service culture du Parisien. On a tous lu avec beaucoup d'émotion votre article ce matin où vous nous disiez que c'était notre best friends. On a vraiment tous perdu un copain. Oui, c'est un pan de notre vie parce que c'est une série à une époque où il n'y avait pas besoin de connaître 80 séries déjà pour être un expert. Friends était vraiment la série que tout le monde pouvait voir. Ça passait même sur France 2. Je pense que c'est la première grande série dont le moteur est l'amitié. Uniquement l'amitié. Et donc si vous aviez des amis vous aviez quand même aussi ceux de Friends et si vous aviez moins d'amis vous aviez ce cocon. Exactement.

Cette réussite elle était due en partie au personnage de Chandler Bing qu'incarnait Matthew Perry. Oui, moi je les aime tous mais lui, déjà je pense que c'est le personnage qui est le plus proche de l'acteur lui-même c'est-à-dire avec toutes ses fragilités. C'est à la fois le plus drôle mais il amène quand même cette noirceur, cette acidité qui fait que Friends n'est pas juste une sitcom comme j'ai lu encore aujourd'hui il y a des gens qui disent que ce n'est pas une sitcom ça parle vraiment des addictions de la vie. Oui, on sait qu'il en avait dans la vie mais dans la série c'est la cigarette dès la saison 1 on voit qu'il se planque et du coup Friends parle vraiment de tout en fait.

Il avait une addiction plusieurs addictions alcool, opioïdes notamment décomprimés on le voyait d'ailleurs changer physiquement au fil du temps il y a une scène qui résume peut-être à elle seule son combat et sa bravoure on va dire.

47:34
Invité

Now I pronounce you husband and wife oh wait do you take each other I do I do

47:43
Présentateur

yeah you do Cette scène elle a été tournée alors que l'acteur était au plus mal il venait en taxi depuis son centre de désintoxication Oui en fait il a été de toute façon malade toute sa vie c'est ce qu'on comprend en lisant son autobiographie particulièrement à ce moment-là ce qui m'émeuse c'est que j'ai relu aujourd'hui une partie de son autobiographie en fait ça c'est ce qu'il n'a jamais vécu Mathieu Perry il a toujours rêvé de se marier et d'avoir des enfants et il ne l'a pas eu c'était quelqu'un qui était très seul et finalement Chandler a été sa rencontre avec une communauté celle de Freyne je trouve que c'est pour ça que ça provoque beaucoup de douceur et d'émotion 65 séances de désintoxication pour lesquelles il a dépensé 9 millions de dollars c'est un combat permanent mais sans issue aussi son autobiographie qui est très drôle est folle parce qu'il dit que dès sa naissance au fond les américains à l'époque se donnaient des médicaments un peu fous c'était un hyperactif ses parents se sont séparés tout de suite il a extrêmement mal vécu comme il était trop casse-pied on lui a fait prendre déjà des sortes de barbituriques pour enfants il est devenu accro très très vite il a bu son premier verre il a 14 ans et il raconte que déjà ça faisait 5 ans qu'il n'attendait que ça donc effectivement c'est quelqu'un qui a été toute sa vie dans le besoin de boire il dit des choses terribles il dit j'avais Julia Roberts mais j'attendais de boire un verre j'avais Friends mais j'attendais de boire un verre il a été en couple avec Julia Roberts bousrièvement et puis elle a joué elle a été une des fameuses guests de Friends il y a eu beaucoup de stars c'est aussi pour ça qu'on aime autant cette série c'est une grande partie du cinéma américain Brad Pitt Bruce Willis sont passés dans cette série il n'y a pas encore eu de réaction du reste de l'équipe mais d'après le Daily Mail Lisa Kudrow qui interprète Phoebe serait prête à adopter le chien de Matthew Perry parce qu'il laisse derrière lui cet animal c'est une bande qui s'appréciait vraiment dans la vraie vie oui ils ont été très proches Lisa Kudrow particulièrement puisqu'elle signe la préface de son livre après c'était il y a 20 ans Friends que c'est terminé 94 2004 et du coup moi ce que je trouve très beau c'est qu'une série a rarement une durée de puissance comme ça affective dans nos mémoires moi j'ai été sidéré même quand mon article est sorti sur le site j'ai eu vraiment beaucoup de retours mais on a tous été percutés comme si on avait effectivement perdu un proche parce que je pense que Friends a su créer une idée de famille pour tout le monde je cite un fan dans le Parisien ce matin on aimait New York grâce à eux sans rien voir de la ville à part deux plans et d'ailleurs il y a des hommages qui sont rendus en ce moment à New York au pied de l'immeuble qui a servi pour faire un des deux plans de coupe qu'on voit dans la série qui n'a pas du tout été tourné à New York c'est ça qui est fort c'est que ça nous ça fait vrai leur amitié fait vrai New York fait vrai oui puis il y a un truc très fort moi je me souviens du dernier épisode de Friends et donc aux Etats-Unis c'était diffusé avec un écran géant les gens étaient dans la rue pourtant il n'y avait pas les réseaux sociaux mais même en France on était tous debout devant la télé comme à la fin d'un match de tennis un cinquième set avec Djokovic et on a vécu la fin de Friends comme un événement qui nous touchait personnellement dernière chose qu'on sait moins Matthew Perry il a grandi au Canada et il était à l'école avec Justin Trudeau le premier ministre canadien qu'il a un petit peu vous allez voir moqué disons

50:54
Invité

et Justin Trudeau

51:20
Présentateur

il a réagi à la mort de Matthew Perry tu étais aimé tu seras regretté c'est ce qu'écrit le premier ministre canadien merci beaucoup Yves Géglé je rappelle le titre de votre article c'était notre best friend qu'on a pu lire ce matin dans le Parisien merci David Disnard président de l'association des maires de France maire des républicains de Cannes avec des cannois et quelques cannoises et fondateur d'une partie Nouvelle Énergie dans un instant nos invités l'homme qui vole Francky Zapata Jamy Gourmot pour un nouveau numéro du Monde de Jamy et puis Mickaël Youn Vincent Nesania Benjamin Morgan qui nous font revivre les plus grandes heures du morning live jeudi à 21h10 sur M6 le vu l'œil de Pierre les rats d'auteur les activités de Bertrand on est ensemble jusqu'à 21h en direct Sous-titrage Société Radio-Canada