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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 12 juillet 2026 22 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleCulture, médias & sportJustice

🩏 MÉLENCHON, LE NOUVEAU LE PEN ? LE PLURALISME EST UNANIME

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • SPEAKERFait
    « Julien Dray monopolise prÚs de la moitié du temps d'antenne accordé à la gauche. »
  • SPEAKERChiffre
    « 61 % des Français n'ont pas confiance dans les médias traditionnels. »

ModÚle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, bienvenue dans rinoceros. On n'est pas en plateau parce qu'il fait hyper chaud, vous l'aurez compris mais on n'allait pas vous laisser sans faire un petit Ă©pisode bilan de cette folle saison mĂ©diatique. On en est oĂč sur la question du pluralisme ?

Oui, en plus ça va ĂȘtre la prĂ©sidentielle. Les grands mĂ©dias se prĂ©parent. À quoi on va avoir le droit Ă  la rentrĂ©e, hein ?

Est-ce que ça va ĂȘtre comme cette annĂ©e ? Est-ce que ça va ĂȘtre pire que cette annĂ©e ? Est-ce que c'est possible de faire pire que cette annĂ©e ?

Vous savez que c'est la derniĂšre de la saison ? Ah non mais pour nous trois vous allez continuer vous de bosser ? Mais moi nous on sait pas hein.

On sait rien nous. Ah bah écoutez moi je sais on lit la on lit les rapports de l'arcom. Alors on sait pas bien.

Et vous vous avec l'ARCOM faites attention. Gill William Goldenadel et Julien André s'interrogent aussi ils sont comme nous. Est-ce qu'ils vont pouvoir continuer à participer ensemble à cette émission pluraliste présentée par Elliot d'Aval ?

L'Ă©mission s'appelle face- Ă  face et oppose donc ces deux mecs, un avocat d'extrĂȘme droite et un ancien socialiste. Julien Dr n'est plus adhĂ©rent au Parti socialiste depuis 2018, mais vu que c'est un ancien socialiste, quand il nous explique que les insoumis sont antisĂ©mites ou qu'il faut arrĂȘter de traiter bolorĂ© de fasciste, son temps de parole est dĂ©comptĂ© du temps de parole de la gauche. Mais je j'ai moi je vous donne source proche du dossiercom.

Oui, Julien Dray oui est dĂ©sormais classĂ© Ă  l'extrĂȘme droite. Aux heures de trĂšs forte audience, Julien Dray monopolise prĂšs de la moitiĂ© du temps d'antenne accordĂ© Ă  la gauche. Dans un papier paru en juin, Youes Abzuz et Donatien UT de Mediapart nous expliquent que c'est grĂące Ă  Julien Dray que ces news grugent l'arcom, ce dont il s'amuse lui-mĂȘme Ă  l'antenne.

Il ont expliquĂ© que j'Ă©tais plus socialiste. Bon ça c'est leur droit. J'Ă©tais socialiste avant mĂȘme qu'il soit encore conçu euh vu leur Ăąge son voilĂ  qui donc dĂ©sormais j'avais des positions rĂ©actionnaire anti c'est pas vrai vous ĂȘtes rĂ©actionnaire vous ĂȘtes un audiorĂ©ac et alors et alors je me suis dit vous savez ce que je me suis dit des jeunes comme ça j'en ai vu qui me traitaient de tous les noms et en gĂ©nĂ©ral ça finissait comme des bons petits bourgeois bien rangĂ©s et dans votre gueule les petits cons de mĂ©diapart aujourd'hui quand on veut ĂȘtre un punk un vrai punk il faut rejoindre la croisade de BolorĂ© contre le systĂšme et il faut le soutenir fran Franchement, pas timidement comme Tuc Duel deis.

Alors lui, on l'a pas mal vu Ă  la tĂ©lĂ© ces derniers temps parce qu'il a un bouquin Ă  vendre. Un bouquin qui revient sur l'entreprise de normalisation de l'extrĂȘme droite Ă  laquelle on a assistĂ© ces derniĂšres annĂ©es. Un livre qui a beaucoup plu au philosophes, chroniqueur, animateur Nathan de Vert.

Moi, je dois vous dire quelque chose. Je suis trÚs heureux de vous recevoir parce que j'ai trouvé votre livre trÚs beau et trÚs émouvant. Dans ce livre trÚs beau et trÚs émouvant, le directeur de la rédaction de valeurs actuelles nous dresse un charmant tableau de ses faits d'armes comme la publication en 2020 d'un texte raciste qui nous invitait à imaginer Daniel Obonau en esclave du temps de la traite négriÚre.

On y apprend qu'Ă  l'Ă©poque celui qui n'Ă©tait alors que directeur adjoint de la rĂ©daction avait reçu un message de fĂ©licitation de la part de Philippe Deviler qui lui disait "Tuel, je voulais simplement te dire que je te considĂšre dĂ©sormais comme un chevalier." C'est Mathieu Dejan qui a pris la peine de lire tout le bouquin pour nous raconter ce qu'il y avait dedans. Au fil des pages d'apĂ©ro dinatoire mondin en concert de Jean-Pax Mefret, ces liens de conivance entre communiquants, politique et patron d'industrie, souvent issus des mĂȘmes Ă©coles et du mĂȘme milieu, tĂ©moignent de la banalisation de l'extrĂȘme droite.

Jusqu'à François Bairou qui confie à Tucual de Nis qu'il aime beaucoup, Vincent Boloré. Sauf qu'étonnemment, tout ça n'a pas convaincu Pascal pro qui aurait aimé qu'on le défende un peu mieux, lui, les siens et surtout son patron. Vous nous avez pas beaucoup défendu, je trouve.

Non, c'est pas vrai. Si. Non, non, c'est pas vrai.

Moi, ça m'a j'étais franchement je me suis dit de il est pas trÚs courageux pour nous. On vous montait pas beaucoup dire, regardez toute la promo que j'ai faite. J'ai fait un certain nombre de plateaux.

On a parlé de Vincent Bolloré sur France Culture la semaine derniÚre. J'étais face à un prof de sciences politiques de l'école polytechnique qui caricaturait à outrance la pensée de Valoré et je l'ai tout à fait défendu. J'ai Et oui pour sa promo Tuc Duel le Versaillet a eu le droit à France info et à France Culture.

Alors on va écouter ça. Bon il avait dit quoi sur Boloré ce prof de sciences politiques ? En l'occurrence il s'agit de l'historien et politologue Vincent Martini.

Mais est-ce que Vincent BolorĂ© pense vraiment que nous vivrons demain dans un pays oĂč les Ă©glises redeviendront pleines dans lequel les femmes reviendraient une place subalterne ? dans lequel la sociĂ©tĂ© traditionnelle vantĂ©e par le gĂ©nĂ©ral de Gaul dans les annĂ©es 50 reviendra aujourd'hui. Je crois que personne ne le croit sincĂšrement.

Moi, je pense que BolorĂ© croit sincĂšrement qu'en France, on pourrait faire comme Trump, des expulsions, des cand de rĂ©tention pour les Ă©trangers et les noms blancs, une rĂ©gression des droits des femmes et des minoritĂ©s et cetera. Mais bon, admettons, pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'Ɠil Ă  la derniĂšre grosse production du groupe Canal. Ce sont quatre Ă©pisodes de 52 minutes qui vont crĂ©er l'Ă©vĂ©nement et sans doute jeter quelques bombes dans l'espace politique.

Éric Zemour travaille depuis plusieurs annĂ©es sur ce format inĂ©dit, l'adaptation visuelle de son livre Ă  succĂšs, le suicide français. On y retrouve le mĂȘme ton, la mĂȘme gravitĂ©, le mĂȘme diagnostic singlant sur ces dĂ©cisions qui ont conduit notre pays dans le mur. Sauf que cette fois chaque dĂ©monstration est ponctuĂ©e d'extrait.

Chaque raisonnement s'appuie sur des archives. Oui, ça s'appuie sur des archives mais pour dire un petit peu toujours la mĂȘme chose. Tout est parti en couille, pays finito.

Et c'est de la faute de la gauche, des immigrés, des féminites et des homosexuels qui ont émasculé ce pauvre homme blanc riche. Et l'homme blanc, hétérosexuel de la bourgeoisie française sera un coupable à jamais. Un coupable de tout, un coupable pour toujours.

Et il en a marre de se laisser faire l'homme blanc parce qu'en plus, il a plein de tunes et donc attention au tunes, l'homme blanc compte pas pour des prunes. VoilĂ  donc ce que nous propose BolorĂ© 1 an avant la prĂ©sidentielle. Une prĂ©sidentielle dans laquelle on retrouvera peut-ĂȘtre Éric Zemour qui avait Ă©tĂ© son champion en 2022.

Euh vous caricaturez quand mĂȘme un peu la pensĂ©e de Vincent BolorĂ© et d'ailleurs c'est quand mĂȘme un des problĂšmes aujourd'hui dans le dĂ©bat public euh de euh caricaturer euh ses adversaires quand vous dites que il est pour la rĂ©trogradation de de de la femme euh la place de la femme dans la sociĂ©tĂ©. Ça je pense qu'on Non des rĂŽles traditionnels, on va dire. Oui, mais vous trouverez aucune phrase Vincent BolorĂ© disant ça.

Ce que j'attends ce que j'attends des gens comme vous c'est ce qui est important c'est votre avis Ă  vous. C'est ça de parce que demain c'est aujourd'hui c'est nous mais demain ce sera vous comme dit l'autre. Vous avez peut-ĂȘtre pas le temps mais regardez mes interventions sur BFM sur sur France info sur France Culture le dernier chapitre de mon liv je je dĂ©fends extrĂȘmement ce que vous faites enfin ce que vous faites tous globalement dans la la famille du groupe BollorĂ©.

Il dĂ©fend si bien BolorĂ© qu'on pourrait croire que son livre a Ă©tĂ© Ă©ditĂ© par une des maisons d'Ă©dition appartenant Ă  BolorĂ©. Ce serait logique. Et ben mĂȘme pas, il est sorti chez Robert Lafond qui appartient au groupe Editis, un groupe dirigĂ© par Denis Olivien, le fondĂ© de pouvoir d'un autre milliardaire important du capitalisme français qui a rachetĂ© edit Ă  Vincent BollorĂ© en 2023, Daniel Kettinski.

L'homme d'affaires tchĂš soutien d'Emmanuel Macron dĂ©tient aujourd'hui Marianne et Fran Tireur de publications dont on connaĂźt les obsessions et qui tapent sur MĂ©lenchon toute l'annĂ©e. Et c'est aussi Kretinski qu'on retrouve derriĂšre la chaĂźne T18, une chaĂźne de la TNT qui diffuse toute la journĂ©e des programmes sans intĂ©rĂȘts, des redifs d'Ă©mission de fait d'hiver ou des redifs de programmes sur la maison ou le jardin mais qui diffuse surtout le soir un talk show d'actualitĂ© Ă  la C dans l'air. Un programme animĂ© par le journaliste Mathieu Croissando.

Un mélangon plus rond, moins clivant. Est-ce qu'un mélangon gentil ça intéresse quelqu'un ? Euh euh Adrien Matou, je je pose cette question parce qu'il y a une époque Jean-Marie Le Pen disait un Front National gentil, ça n'intéresse personne.

Un programme dans lequel Ă©videmment on va comparer MĂ©lenchon au vieux Le Pen et mĂȘme interroger lĂ -dessus Adrien Matou de Marianne qui travaille lui aussi pour Kinski. Le milliardaire tchĂšque avait remportĂ© l'appel d'offre en promettant Ă  l'arrcomalisme. Pour l'instant, il nous propose du True Crime et des plateaux sommes toutes assez convenus.

On a jetĂ© un Ɠil lĂ -dessus un peu toute l'annĂ©e. Bah, ça ressemble quand mĂȘme Ă©normĂ©ment Ă  ce qu'on peut voir ailleurs. Bah alors, le mĂ©langchon nouveau n'est peut-ĂȘtre pas encore arrivĂ©.

Euh, peut-ĂȘtre qu'on va le voir Ă©voluer pendant toute cette annĂ©e de campagne. Merci beaucoup Arnaud Champier Trigano. À trĂšs vite sur le plateau de P pourtouier.

On va parler maintenant d'un sujet qui occupe évidemment toute la campagne présidentielle qui commence, l'immigration. Quand on parle du groupe Boloré, on cite souvent les synergies entre ses chaßnes de télé, ses journaux, ses bouquins et les boutiques relais qu'il possÚdent. Et bien, sachez que cette méthode a sans doute inspiré Daniel [musique] Ktinski puisque celui-ci a racheté la Fnac il y a quelques mois.

On espĂšre que le livre de Tuc du Aldoni pourra y bĂ©nĂ©ficier d'une belle mise en avant. On fait ce petit dĂ©tour par Kretinski pour vous montrer qu'on commence Ă  ĂȘtre bien cernĂ©. Quand Nathan de ou Guillaume Erner choisissent de recevoir Tucdual de pour une interview complaisante, BolorĂ© n'y est pour rien.

Tout ça se fait sans lui. Le bouquin c'est Kretinski et les mĂ©dias ce sont ceux du service public. On emploie beaucoup dans le dĂ©bat public aujourd'hui le mot extrĂȘme droite.

Comment vous le dĂ©finiriez vous aujourd'hui pour vous poser une question simple et est-ce qu'elle existe encore aujourd'hui en France ? Est-ce qu'il existe encore selon vous une extrĂȘme droite ? On va revenir sur cette Ă©mission.

Le pour et le contre sur France info avec lui lĂ  Paul Melin un genre de souverainiste rĂ©ac Ă  la Michel Onfray et ce sĂ©an jeune homme Nathan de vert qui serait plutĂŽt un hĂ©ritier de BHL dont il a Ă©tĂ© un protĂ©gĂ© avant de voler de ses propres ailes et vous ĂȘtes assez insĂ©parable avec Nathan de vert parce que vous Ă©tiez ensemble chez C News ça fait un peu penser Ă  Eric et Nolo. [rires] Ah oui Ă  Zourolo, pardon. Et c'est quoi votre relation un petit peu ?

Bah on est on est on est trĂšs amis. Euh moi j'aime j'aime beaucoup Nathan de verre, vous savez. C'est un un coup de cƓur amical euh avant d'ĂȘtre un coup de cƓur professionnel et je trouve et je pense que ceux qui nous Ă©coutent, qui travaille avec des amis, quel que soit leur mĂ©tier, savent ce dont je parle.

C'està c'est trÚs agréable de travailler avec quelqu'un en qui vous avez confiance, sauf quand il veut faire un épisode en voix off parce qu'il a un peu chaud, mais ouais dans l'ensemble, ouais, pourquoi pas ? Et donc le pour et le contre, c'est une émission hyper originale puisque comme Zemour et Nolo, c'est deux mecs et ils donnent leur avis sur tout comme dans face-face avec Julien André et Gold Nadel sur C News. Oui, tiens aussi.

Oui, et comme le duel avec Luc Ferry et Daniel Conbandit sur LCI, c'est ça aussi le pluralisme. Chaque chaĂźne a le droit Ă  son petit duo d'hommes blancs qui savent tout mieux que tout le monde. Et vous remarquerez que chacun de ces duos rĂ©pond Ă  la mĂȘme logique.

Le truc nous est vendu comme un duel entre un gars de droite et un gars de gauche. Et au bout d'un moment, surprise, le mec de gauche en fait, il est plutÎt centriste. Et le mec qu'on nous présentait comme un mec de droite s'avÚre à l'usage avoir un avis de fachot sur à peu prÚs tous les sujets.

On va faire un mélange au test pour voir si c'est pareil avec le duo de France info. On va écouter ce qu'on dit Deers et Melin au lendemain du mythique de Saint-Denis. C'était un gros succÚs.

Ils ont été obligés d'en parler. C'est-à-dire que la pensée universaliste propre à la gauche, c'est pas euh les races, c'est pas les distinctions entre les immigrés, les Français, les je ne sais quoi. Là, Mélenchon parle comme Zemmour inversé.

Bon, déjà, il a retenu que le truc sur la Nouvelle-France. Il dit rien du reste. C'est pas bon signe.

Oui, il a l'air d'avoir peur de se faire grand remplacer ce garçon. Donc je trouve que il est sur une dĂ©rive absolument dangereuse. Mais bien sĂ»r qu'il le fait si est pas sur une ligne de crĂȘte.

Est-ce que c'est pas Ah mais il est plus que sur une ligne de crĂȘte lĂ . Il est au fond du ravin de la de la descence humaine. Ce qu'il fait c'est indĂ©cent totalement indĂ©cent.

C'est-à-dire que c'est plus que du raccolage. Il dit en gros un/ tiers des Français sont issus de l'immigration, on est chez nous. Voilà.

VoilĂ . Je je veux pas si vous voulez, j'ai mĂȘme pas besoin de donner une longue explication. Non non, c'est bon, on a compris.

Bon bah lui, il passe pas le mélange au test. Mon fùchÚtre s'affole. Bon Nathan de vert, lui il en a retenu quoi de ce meeting ?

Oui, ça aussi ça fait partie du test hein. Ces fins observateurs de la vie politique ont une heure entiÚre de meeting durant laquelle Mélenchon a fait un discours assez généraliste. Il a parlé des corions, il a parlé des riches, il a parlé de plein de trucs.

Mais eux, ils en ont retenu quoi ? Sur quoi ils ont siamment dĂ©cidĂ© qu'on allait s'attarder ? Jean-Luc MĂ©lenchon choisit d'ĂȘtre le candidat de l'antiracisme.

Merveilleux, magnifique. Moi, je signe l'antiracisme. Le seul problĂšme, c'est comment voulez-vous ĂȘtre antiraciste quand vous et votre parti mouvement reprend une propagande raciste s'agissant des [musique] juifs, c'est-Ă -dire une propagande antisĂ©mite, une rhtorique, une phrase Ă©ologie, enfin pardon, je retire le mot.

Enfin, c'est plutÎt phraséologie ou rhtorique que propagande, mais antisémite et donc raciste vis-à-vis des juifs. Et là, c'est un des avantages de ce format, le duel, le duo dans lequel deux hommes finissent par tomber d'accord. Ils n'ont à répondre de rien et personne ne peut leur répondre puisqu'ils parlent entre eux sans contradiction.

Oui, ça s'appelle le pour et le contre, mais je crois que les deux sont contre MĂ©lenchon. La dynamique est un peu la mĂȘme que sur ces news oĂč on a des heures de plateau de gens qui parlent tous les jours des insoumis, qui salissent les insoumis alors que les insoumis en question sont rarement lĂ  pour se dĂ©fendre. Et on peut mĂȘme continuer quand il y a des invitĂ©s d'extrĂȘme droite et faire ça avec eux, c'est quand mĂȘme plus convivial.

De ver et Melin, ils l'ont fait avec Tuc Dual deis. Moi juste en en en un mot sur sur la notion d'extrĂȘme droite qu'en effet elle Ă©volue, c'est une chose mais par exemple vous seriez d'accord je pense pour dire que que elle est fill dire extrĂȘme gauche comme avait dit de mĂ©moire le Conseil d'État c'est pas dĂ©connant. Non, l'extrĂȘme gauche comme l'extrĂȘme droite.

Les extrĂȘmes, c'est des termes positionnels. Ils sont quasiment antisĂ©mites et eux euh qui sont enfin ont une pratique de la p politique selon moi assez violente. Et malheureusement cette Ă©mission originale et pertinente n'a pas trouvĂ© son public.

Philippe Corbet, le directeur de l'information de France Télé, a choisi de ne pas la renouveler à la saison prochaine. Et on peut le comprendre, France Info, la télé OK, il a des plateaux un peu bidons, c'est le repÚre de Nathalie Saintcric. Mais pour ce qui est des invités tout au long de la journée, c'est sans doute la chaßne info qui invite le plus de vrais spécialistes, genre des chercheurs, des universitaires.

LCI, sa spécialité, c'est les gradés de l'armée. Ces news, c'est les nostalgiques des colonies. BFM, c'est les flics.

Mais sur France info, ils vont chercher des universitaires en visio avec un son dĂ©gueulasse. On salue l'effort. À distance avec nous, Usul.

Soyez le bienvenu monsieur. Vous ĂȘtes politologue, vous ĂȘtes chroniqueur Ă  Blast. Vous animez notamment l'Ă©mission critique des mĂ©dias rhinoceros sur Blast.

Bon lĂ  c'est un mauvais exemple. Il est oĂč ton diplĂŽme de politologue lĂ  ? Dans ton cul.

Non mais voilà ce qu'on voulait dire c'est que normalement le sérieux des intervenants c'est ça la plusvalue du service public. C'est pour ça que les gens écoutent France Culture par exemple pour entendre moins d'opinions et plus de vraies expertises. C'est ça la mission du service public.

Sauf entre 7h et 9h parce que les matins de France Culture, c'est l'Ă©mission de Guillaume Erner et il a dĂ©cidĂ© que dans sa tranche horaire, ce qui comptait c'Ă©tait son point de vue Ă  lui avant tout, mĂȘme quand il invite des vrais chercheurs. Patrick Boucheron. En ce moment, il y a une rĂ©surgence, en tout cas, c'est mon analyse de de l'antisĂ©mitisme et d'un antisĂ©mitisme qui euh parfois utilise d'autres visages avec un certain nombre de termes comme l'antisĂ©mitisme est devenu un un crime, mais l'antisĂ©mitisme politique n'est plus envisageable.

Alors, on utilise d'autres termes. On traite des gens, par exemple, qui n'ont jamais pris de de positions particuliÚres par rapport à Israël de sioniste, voir de génocida. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça vous inspire cette période particuliÚre ?

Patrick Boucheron. Patrick Boucheron est historien [musique] et il avait Ă©tĂ© invitĂ© pour la panthĂ©onisation de Mark Block Ă  revenir en tant qu'historien sur l'Ɠuvre du hĂ©ros rĂ©publicain du jour. Ce que lui et sa collĂšgue Ali Aglan ont pu faire sereinement dans la premiĂšre partie de l'Ă©mission.

Mais dans la seconde, Guillaume Erner voulait qu'on parle de l'antisémitisme. Vous l'avez entendu. Pour lui, les antisémites qui sous Vichis en étaient pris à Mark Block sont de retour et aujourd'hui ce sont eux qui traitent les uns et les autres de génocidaires et de sionistes.

Patrick Boucheron, les résonances actuelles. Non, non, mais ça on vous laisse parler tout seul. Mais pourquoi ?

Ben parce que là aujourd'hui on est dans un autre sujet qui est celle de parler justement d'un historien qui nous trouvez vraiment vous trouvez vraiment que c'est vous trouvez vraiment que vous trouvez vraiment cette question a sans doute paru un peu hors sujet à Patrick Boucheron Blo était un athé qui ne revendiquait pas ses origines juives. Celui qu'on faisait rentrer au panthéon c'était un français un historien et un résistant. Il n'est d'ailleurs pas mort parce qu'il était juif il a été fusillé parce qu'il était résistant.

Mais Erner là veut faire dire quelque chose à Boucheron. D'ailleurs, le journaliste a formulé clairement sa thÚse : "La dénonciation du sionisme, de la colonisation ou du génocide, c'est aujourd'hui l'équivalent fonctionnel [musique] de l'antisémitisme des années 30. Autrement dit, les nouveaux nazis sont ceux qui aujourd'hui boycottent ou dénoncent les soutiens d'Israël.

C'est quand mĂȘme pas compliquĂ©." Bah, dites-le Boucheron, dites-le. On a aujourd'hui monsieur Boucheron espĂšce de de Pit de la gauche qui est qui est professeur au collĂšge de France et qui semble-t l'autre jour sur France Interne n'a pas voulu du tout qualifier la question du la rĂ©surgence de l'antisĂ©mitisme.

Quand on a aujourd'hui de l'antisémitisme, il est bien sûr de Marine Le Pen puisque son arriÚre-gr-pÚre était Vafanesses. Ces extraits ont circulé bien au-delà du cercle des auditeurs habituels de France Culture et ont provoqué pas mal de réactions. Boucheron a été accusé d'antisémitisme.

Dans Marianne, une tribune lui a reproché sa réaction et son manque d'empathie. Sur X, on a pu lire qu'il s'était soumis à l'islamovoquisme. Quelle est la question ?

Ben, je vous voulez un un prolongement. Je vous ai répondu. Je vous ai répondu.

Vous ne voulez rien ajouter ? Non, on peut continuer à parler de Mark Block. C'est ça qui est passionnant.

Sur les 40 minutes d'entretien censĂ© ĂȘtre consacrĂ© Ă  Mark Block, l'animateur vedette de France Culture aura donc passĂ© 10 minutes Ă  essayer de faire dire Ă  ses invitĂ©s qu'aujourd'hui les nouveaux antisĂ©mites sont Ă  gauche. Comme si le travail n'avait pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait par C News, par France Info, par toutes les autres matinales de ce pays. Mais Guillaume Erner n'allait pas en rester lĂ  car le lendemain Ă  la mĂȘme heure, il a choisi de faire plus simple, inviter quelqu'un d'extrĂȘme droite [musique] et lui demander aussi de parler de Jean-Luc MĂ©lenchon sur le mĂȘme sujet, celui de l'antisĂ©mitisme.

Marine Le Pen, j'aimerais passer aux répercussions de de ce conflit israélo-palestinien en France avec la question de de l'antisémitisme. J'ai trouvé sur les réseaux sociaux une sorte de petit montage qui passe comparant Jean-Marie Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur le sujet de l'antisémitisme. On en écoute un extrait.

Pour moi, c'est la caste, c'est-Ă -dire les tout-puissants financiers et leur marionnettes mĂ©diatiques, politique. Que les juifs aient beaucoup de pouvoir dans la presse, ça ne me paraĂźt pas d'un peu discutable. Alors non, vous ne rĂȘvez pas.

Il propose donc à Marine Le Pen de réagir à un petit montage qu'il a trouvé sur internet. Ce petit montage, il vient de Léon Média, un compte sur les réseaux sociaux animés par des pro Issraéliens. Un montage facécieux mais surtout falacieux.

Puisque dans cet extrait tronquĂ©, MĂ©lenchon ne parlait absolument pas des juifs, il s'exprimait sur les puissances d'argent qui aux États-Unis avaient portĂ© Donald Trump au pouvoir. Et aprĂšs ce petit montage, il a proposĂ© Ă  Marine Le Pen de rĂ©agir. Quand avez-vous dĂ©cidĂ© Marine Le Pen de rompre avec l'antisĂ©mitisme de votre pĂšre ?

Cette fois, c'est Ă  France Culture que ça a pas mal rĂ©agi du cĂŽtĂ© de la CGT, mais aussi du cĂŽtĂ© de la sociĂ©tĂ© des producteurs et productrices de France Culture, c'est-Ă -dire des gens qui partagent l'antenne avec Guillaume Erner. Celui-ci a mĂȘme fini par devoir prĂ©senter des excuses de jours plus tard. Je ferai tout ce qu'il faut.

Je serai vigilant à l'avenir pour que ça ne se reproduise plus. C'est essentiel puisque ça touche à ce que nous avons de plus précieux, le lien de confiance qui nous unit. Chers auditrices et auditeurs, j'ai fait deux erreurs et je m'en excuse. 61 % des Français n'ont pas confiance dans les médias traditionnels.

Ils ont raison. Le manque de déontologie dont Guillaume Erner a fait preuve lui a été reproché bien sûr, mais c'est l'invitation de Marine Le Pen- qui a choqué ses collÚgues qui n'avaient pas été prévenu ni consulté. Ils ont fini par l'écrire dans un courrier adressé à la direction comme nous l'apprendes Abzus sur Media Part.

D'autant qu'il y a tout juste un mois, les sociĂ©tĂ©s de journalistes et les syndicats de Radio France avaient demandĂ© Ă  rencontrer la direction aprĂšs avoir Ă©tĂ© informĂ© de la possible invitation d'Éric Zemour dans la matinale de France Culture alors qu'une rĂšgle non Ă©crite les a conduit Ă  renoncer aux invitĂ©s politiques depuis plusieurs saisons. Cette fois-ci donc ses collĂšgues rĂ©clament des sanctions. Mais est-ce que c'est encore possible ?

Peut-on sanctionner un animateur du service public sous prĂ©texte qu'il a une dent contre la France insoumise et qu'il a peut-ĂȘtre un petit faible pour l'extrĂȘme droite ? Ceci dit, lĂ  il y a une autre question qui se pose, c'est celle de la crĂ©dibilitĂ© de France Culture. C'est ça qui inquiĂšte les gens qui bossent lĂ -bas.

Et puis est-ce que c'est normal qu'un animateur privatische horaire la plus importante de la station en plus ? Oui. Est-ce qu'on devrait pas mettre quelqu'un avec lui à la rentrée ?

Un autre mec, on ferait une sorte de débat de duel de face- à face entre Herner et quelqu'un de centre gauche. On pourrait mettre ERC Nolo. Tiens, est-ce que tout ça ça serait pas tout simplement les conséquences de la commission à l'oncle ?

Dans le service public, tout le monde est pĂ©trifiĂ©. Sanctionner Herner, n'y pensez mĂȘme pas. Erner est sans doute vu aujourd'hui comme un gage de pluralisme donnĂ© au rĂ©actionnaires.

Un type capable d'inviter complaisemment le mĂȘme moi, Tuc Duel Denier, Marine Le Pen, ça ne se vire pas comme ça. Un journaliste capable de faire subir plusieurs jours de cyberharcĂšlement Ă  un universitaire comme Patrick Boucheron. On garde et sur France TĂ©lĂ© Ă  la rentrĂ©e, c'est EugĂ©nie Bastier qui va faire son arrivĂ©e Ă  l'antenne.

Elle sera prĂ©sente dans le remake de l'heure de vĂ©ritĂ© au nom du pluralisme bien sĂ»r et elle le dit elle-mĂȘme. Si elle se retrouve lĂ , c'est sans doute grĂące Ă  la commission d'enquĂȘte de Charles Loncle. Écoutez, je crois que il y a un effort effectivement de ces derniĂšres ces derniĂšres annĂ©es, je pense qu'il a prĂ©cĂ©dĂ© la commission d'enquĂȘte et qui se poursuit aprĂšs la commission d'enquĂȘte de de davantage effectivement de de d'ouverture de pluralisme qui Ă©tait un vrai problĂšme sur service public.

J'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises euh et avec un ça réplique trop homogÚne idéologiquement et il y a un effort qui est fait pour effectivement faire entendre d'autres voix. Tout ça bien sûr on en reparlera à la rentrée mais en tout cas ça fait plaisir tout ce pluralisme hein. Qu'est-ce qu'il faut en retenir de cet épisode de fin de saison ?

Bah je pense que Mélenchon c'est comme les nazis. Voilà, j'ai écouté un peu toutes les chaßnes pour me faire mon propre avis en m'appuyant sur le pluralisme et je suis formel. Faut pas voter pour ce type là, il est dangereux.

On dirait le vieux Le Pen. Nous, on vous souhaite bon courage pour cet été de merde. Alors non, attends parce que pour l'été, j'ai encore un peu de pluralisme pour vous.

France Interre vous invite Ă  passer un Ă©tĂ© avec Nietzsche, des petites chroniques comme ça tous les jours. J'ai Ă©coutĂ© ce matin, c'Ă©tait l'Ă©crivain identitaire Sylvain Tesson qui parlait de Nietzsche et ça va tourner. Et ben non, en fait tout l'Ă©tĂ© ça va ĂȘtre Sylvain Tesson sur France Inter.

VoilĂ , ça fait quand mĂȘme beaucoup de pluralisme lĂ , non ? Et ouais. Et nous on se retrouve en septembre prochain.

Ah. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]