Où en est la Géorgie aujourd'hui ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 54 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Cette perspective vous paraît-elle encore possible à court terme ? Des voies de dialogue et d'apaisement sont-elles envisageables ?
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Comment analysez-vous l'évolution du gouvernement géorgien et du parti Rêve géorgien ?
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La convocation de nouvelles élections serait-elle souhaitable ? La croyez-vous possible ?
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Pourriez-vous nous donner des détails sur le fonctionnement des institutions sous le contrôle du Rêve géorgien ?
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Quelle mesure l'UE et la France pourraient-elles prendre pour accompagner votre pays dans une transition politique apaisée ?
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Vous n'avez très peu cité de nom, mais quand nous étions en Géorgie, il y avait un événement assez particulier : la reprise de parole de M. Ivanichvili. Où en est-il aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Fait
« il faudrait qu'il y ait des élections démocratiques, a-t-il souligné en Ukraine. »
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vous accueillir en personne au Sénat aujourd'hui. Chacun connaît votre proximité avec la France où vous avez vécu et donc vous avez été l'ambassadrice à Bici avant de devenir la ministre des affaires étrangères puis la 5e présidente de Geéorgie. Il y a un an, j'avais conduit une délégation de notre commission des affaires européennes à Bilici.
Nous étions déjà très préoccupés par l'évolution de la situation politique de votre pays 6 mois avant les élections du 26 octobre qui ont confirmé nos premières impressions et vos propres prédictions. Vous nous aviez en effet reçu à la Maison Blanche, siège de la présidence de la République. Vous nous aviez exprimé sans détour votre analyse de la fameuse loi sur les influences étrangères qui venait alors d'être adoptée avant que vous n'y opposiez votre véto constitutionnel et que vous appeliez déjà, non sans raison, la loi russe.
Nous ne vous avions pas caché notre perspectivité, notre déception et nos inquiétudes après avoir rencontré le premier ministre et plusieurs collègues du parlement d'alors membres du rêve geéorgien. qui profess encore une fois encore une foi européenne intacte que nous avions du mal à accorder avec leurs actions en cours. Nous avons été les témoins des premières manifestations massives contre cette fameuse loi par des citoyens brandissant côte à côte des drapeaux européens et geéorgiens mais aussi de manifestations progouvernementales savamment orchestrées.
Nous avions alors conscience comme nous en avions fait part à notre retour d'observer un véritable basculement et franchement c'est vrai que les manifestations, nous les avions vécu en direct et des deux côtés et c'était très très intéressant d'être sur place. Nos collègues Pascal Alizard, Claude Kern, Didier Marie et Olivier Bitz qui ont participé à la mission électorale en octobre dernier n'ont plus que corroborer cette première m profonde impression d'un nouvel épisode de la tragédie geéorgienne pour reprendre le titre de votre ouvrage paru il y a une quinzaine d'années. Le rapport de la mission d'observation électorale coordonnée par Pascal Alizar avait souligné les irrégularités constatées le jour du vote, tout en recommandant des voies possibles de dialogue et d'amélioration qui n'ont pas été empruntées.
Le 14 décembre 2024, un collège électoral restreint a élu président de Geéorgie, monsieur Michaël Cavelvili, dont vous constatez la lim dont vous contestez la légitimité, pardon. Si vous avez accepté de quitter le palais présidentiel, vous affirmez toujours être la seule présidente légitime. Sa situation géographique rend votre prix particulièrement vulnérable à la Russie, laquelle occupe un/ers de votre territoire avec une volonté d'affirmer ses frontières que nous n'avions plus que nous avions pu constater en rendant visite à la mission de surveillance de l'Union européenne en Geéorgie.
C'est maintenant la vocation européenne de votre pays qui est clairement menacé par l'orientation du gouvernement actuel malgré l'élan populaires en faveur de l'adhésion. à l'Union européenne. Alors que la Géorgie avait obtenu le statut de pays candidat à l'Union européenne en décembre 2023, le processus d'adhésion a de fait été suspendu par le gouvernement geéorgien en novembre 2024 et ce en théorie jusqu'en 2028.
La Géorgie s'éloigne également du Conseil de l'Europe, sa délégation parlementaire ayant décidé de suspendre sa participation à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe après les critiques formuliées formulées en janvier 2025 sur l'évolution de la situation en Géorgie. Claude Kern qui a été pendant plusieurs années le rapporteur de de la PCE pour la Géorgie nous avait rendu compte des tensions apparues au conseil de l'Europe et de la visite de la visite de suivi qu'il avait effectué. ADBI en janvier 2025 au cours de laquelle il avait observé l'extrême polarisation du pays, la brutalité de la répression policière et des violations des droits de l'homme.
La semaine dernière à Varsovie, la conférence des Commissions des affaires européennes de l'Union européenne a réaffirmé son soutien au peuple geéorgien dans son cheminement vers l'Europe. Elle a redit sa vive préoccupation concernant la voie empruntée par le gouvernement geéorgien qui va à l'encontre des valeurs et des principes sur lesquels l'Union européenne est fondé. Je le sais, j'y étais.
Elle a en outre appelé la Géorgie à adopter des réformes démocratiques, globales et durables conformément aux principes fondamentaux de l'intégration européenne. Cette perspective vous paraît-elle encore possible à court terme madame la présidente ? Des voies de dialogue et d'apaisement sont-elles envisageables ?
Comment analysez-vous l'évolution du gouvernement geéorgien et du parti du rêve geéorgien ? Les valeurs européennes et la perspective européenne de la Géorgie qui nous avait semblé assez largement partagé lors de notre mission l'an dernier le sont-elles encore autant dans le contexte de répression qui s'abat sur la géorgie. Je vous remercie et je propose à Pascalizard de compléter.
Oui, merci monsieur le président Rapin, madame la présidence, mes chers collègues, tout d'abord madame la présidente, m'associer Jean-François Rapin pour vous souhaiter la la bienvenue et vous dire le plaisir et l'honneur que nous avons de vous recevoir cet après-midi. Comme l'a dit le président Rapin, j'étais le coordonnateur spécial de la mission internationale d'observation électorale à l'automne dernier et on a bien mesuré toutes les difficultés qui se posaient. Nous avions fait dans notre rapport un certain nombre de préconisations mais sans retour pour le moment, mais ça vous le savez bien évidemment beaucoup mieux que moi.
Depuis ces élections de l'automne, la suspension aussi du processus d'adhésion à l'Union européenne le 26 octobre par le gouvernement issu du rêve geéorgien, la situation politique reste préoccupante. Elle est et c'est une évidence que de le rappeler d'abord pour les Géorgiens mais bien sûr pour la stabilité aussi. d'une région hautement stratégique.
Les manifestations se poursuivent. La répression des manifestants a pris de l'ampleur. La nouvelle loi sur l'enregistrement des agents étrangers est entrée en vigueur le 1er juin.
Le gouvernement nous explique que son dispositif est d'inspiration américaine. On s'inquiète quant à son application qui pourrait bien elle être d'inspiration russe. La Commission européenne a donc raison de dire qu'il s'agit d'un grave revers démocratique mettant en péril l'adhésion de la Geéorgie.
à l'Union européenne. Les accusations criminelles se multiplient déjà contre les manifestants, contre les personnalités civil qui les soutiennent. L'une des principales chaînes de télévision a été contrainte de cesser son activité le 1er mai.
Les partis d'opposition sont menacés et l'entrée sur le territoire geéorgien peut même devenir parfois plus difficile. La majorité au pouvoir rejette les demandes de réforme de l'Union européenne, les considérant comme un chantage politique et considère que l'opposition est une forme de partie de l'étranger visant à entraîner le pays dans une guerre ouverte avec la Fédération de Russie. Dans ce contexte de tension croissante entre le pouvoir et la population, la convocation de nouvelles élections serait-elle souhaitable ?
La croyez-vous possible, madame la présidente ? Et à quelle condition ? L'automne dernier, vous aviez dénoncé un système de fraude sophistiquée inspiré des méthodes russes, déposer en vain un recours devant la Cour constitutionnelle pour obtenir l'annulation des résultats.
Pourriez-vous nous donner des détails sur le fonctionnement des institutions sous le contrôle du rêve geéorgien dans ce contexte ? Et si la voie électorale n'est pas praticable, comment voyez-vous l'évolution de la société et des institutions politiques ? de votre pays.
Nous souhaiterions, je crois, mieux comprendre les ressorts des actions engagées par la Russie pour déstabiliser certains États dans le Caucas comme dans l'Union européenne. Et enfin, quelle mesure l'Union européenne d'une part et la France d'autre part pourrait-elle prendre pour accompagner votre pays dans une transition politique apaisée ? Voilà madame la présidente, je vous remercie à nouveau pour votre présidence, par votre présence parmi nous cet après-midi.
C'est un lapsus qui n'en est pas un pour votre présence parmi nous cet après-midi et je vous laisse la parole avant que nos collègues puissent vous poser toutes leurs questions. Allez-y madame la présidente. Peut-être donnons-nous une vingtaine de minutes sur votre propos. 20 minutes, c'est suffisant.
Comme ça, vous pourrez répondre aux questions des de nos collègues. Merci. Tout à fait.
Je vais pas vous je vois que vous avez une d'abord une description assez complète de la situation telle qu'elle est euh et qu'elle telle qu'elle évolue depuis maintenant un peu plus de de 2 ans. On peut dater la première évolution négative très claire avec l'introduction de la première loi russe, son retrait puis la réintroduction et puis l'instauration d'une rhtorique très virulente contre nos partenaires tantôt européens, tantôt américains. une une bonne alternance qui n'a laissé personne de côté et cela continue avec des attaques très directes contre les ambassadeurs européens.
L'ambassadrice française en a fait l'objet il y a pas très longtemps. Les Britanniques sont aujourd'hui en ce moment même euh les sujets des attaques les plus directes. Les Allemands en ont fait les frais et l'ambassadeur de l'Union européenne également.
Quant à aux deux ambassadrices américaines, elles ont eu aussi leur euh leur argent comptant. Euh et d'ailleurs, ça surprend toujours un peu la population de voir l'absence de réaction euh normale à ces attaques qui sont véritablement des attaques à dominèmes. Euh et quelque part, il y a le sentiment que les euh ces ambassadeurs de nos pays amis et partenaires devraient se défendre un peu mieux, un peu plus et ne pas accepter de se laisser humilier comme il se laisse humilier dans ces circonstances.
Euh donc cette dérive a commencé euh quand on essaie de réfléchir maintenant euh elle a réellement il y a un parallélisme avec la guerre en Ukraine. C'est difficile d'expliquer exactement pourquoi on peut avoir des débuts de d'analyse que à ce moment-là la main et la pression de la Russie s'est accentuée sur l'autre frontière de la Russie et la tentative de prendre en main ce pays qui a toujours été une proie pour le pour la Russie, une proie convoitée C'est sans doute accentué et la Russie la Russie a utilisé ce qu'elle avait comme intermédiaire dans le pays, c'est-à-dire un dirigeant, un oligarque avec lequel elle avait des liens et sans doute des moyens de pression comme on le voit au fur et à mesure qui se sont mis en place. C'est sans doute la meilleure explication de ce changement très brutal qui s'est produit avec d'abord une crise politique qui s'affirme avec les élections, avec la fraude électorale et l'instauration d'un gouvernement que la population, une grande partie de la population, une grande partie de la classe politique considère comme illégitime.
Vous avez mentionné les actes non constitutionnels, mais ce qui déclenche véritablement la réaction durable et la protestation qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui plus de 200 jours, c'est non seulement la fraude électorale mais c'est le caractère anticonstitutionnel, inconstitutionnel de la déclaration du premier ministre qui coupe les ponts avec l'Union européenne. vous avez dit jusqu'à 2028, en réalité, ils se sont raccrochés aux branches quelques jours après en voyant la réaction extrêmement vive de la population pour dire c'est pas définitif et on y reviendra en 2028. Mais en réalité cette déclaration qui contredit l'article 78 de la Constitution georgienne qui impose à toutes les institutions de faire tout ce qu'elles peuvent pour faciliter et promouvoir l'intégration européenne et l'intégration dans le temps.
Cet article constitutionnel introduit par le rêve georgien en son temps dans la Constitution a été purement et simplement abandonné, violé. Et c'est ça que la population n'accepte pas parce qu'il faut bien voir que depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui dans tous les sondages d'opinion et jusqu'à aujourd'hui même 80 % de la population se dit vouloir satisfaire cette aspiration européenne et reste fidèle à cette aspiration européenne. Et c'est pour ça qu'on voit de temps en temps, de moins en moins souvent mais de temps en temps les autorités actuelles. le rêve geéorgien ou le cauchemar russe comme on l'appelle rappeler que eux aussi ils vont finir par entrer dans l'Europe de temps à autre ils ressortent le drapeau européen puis après il l'enlèvent donc c'est un peu ératique mais c'est parce que y compris dans ceux qui aujourd'hui soutiennent encore et qui sont encore moins nombreux qu'au moment des élections fraudées à cause de cette déclaration de couper avec l'Union européenne.
Ceux qui soutiennent pour des raisons diverses et en général c'est pour des intérêt direct qu'ils ont en commun avec le pouvoir en place. Parmi eux, une grande partie reste proeuropéen. C'est ça qu'il faut bien comprendre. euh en particulier eux, leurs enfants, ces familles, tout le monde a envie de continuer à regarder euh vers l'Europe qui a été euh véritablement l'ambition de la Geéorgie euh depuis des décennies, depuis même des siècles, depuis la première indépendance au début du siècle dernier et même avant dans les différentes étapes de la construction de la Geéorgie où elle se tournait toujours avec peu de résultats, mais elle se tournait toujours vers l'Europe parce que il y avait pas de perspective autre pour ce pays isolé au sein d'un monde islamique et ensuite au sein d'un monde communiste.
Euh donc le la perspective européenne violée, c'est ça qui déclenche cette protestation qui ne s'arrête pas et c'est ça qui est en parallèle à lire en parallèle de la dérive autoritaire extrêmement rapide qu'a vécu le pays. quand vous étiez là, il y avait des signes très préoccupants. Depuis, il n'y a plus de signe.
Et c'est un petit peu ça où nous avons un problème avec l'approche des des dirigeants européens, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a plus de questions, il n'y a plus d'interrogation. Tous les gestes, toutes les décisions du pouvoir en place vont contre les recommandation européennes, vont contre la voie européenne, que ça soit la rhtorique, que ça soit les lois adoptées, elles sont toutes en phase avec ce qui a été adopté en son temps en Russie pour réduire la société civile et ensuite pour réduire l'opposition politique. On voit exactement le même cheminement.
Il est très intéressant de voir que les lois répressives sont adopté avec une telle vitesse qu'elles ne peuvent qu'être importé directement. Il n'y a aucun débat au Parlement sur aucune loi. Elles sont adoptées, en général en trois lectures en 2 jours.
Euh et personne ne débat aucune de ces lois. euh la disposition qui existait dans notre législation qui était que les commissions euh devaient entendre la société civile, les organisations non gouvernementales ou les organisations euh du secteur qui était concerné par les lois, ça a été supprimé. Donc il n'y a plus aucune consultation de personnes d'extérieur au Parlement.
Donc tout ça se passe en circuit fermé puisque dans ce parlement ne siège que le parti au pouvoir et deux de ces codiciles mais en fait en réalité c'est le parti au pouvoir. Donc la salle est généralement à moitié vide et les gens ne viennent que pour appuyer sur les bons boutons. Donc nous avons cette série de de lois répressives qui ne s'arrête pas.
À chaque fois qu'on pense qu'on a atteint la limite extrême, on voit apparaître de nouvelles lois. Les plus récentes concernent le les réseaux sociaux après les médias qui ont été mis au pas fortement après les financements de toutes les organisations non gouvernementales quel que soit leur leur qualité. C'est-à-dire que ça concerne également les collectivités ou les organisations qui s'occupent des handicapés de différentes secteur de la vie sociale.
Ce n'est pas seulement les organisations qui étaient liées au euh aux élections, à la préparation des élections. Ça va beaucoup plus loin que le secteur lié à la politique. Ça ça touche l'ensemble de la vie civile georgienne.
Donc maintenant, ce sont les réseaux sociaux. Euh et si vous avez euh dans vos postes d'il y a quelques mois euh mentionné euh de façon critique ce qui est qualifié par la loi d'insulte des personnages du pouvoir, du parti au pouvoir ou du parlement, vous êtes susceptible d'amendes et de convocation par le procureur, ce qui a eu lieu déjà. 17 personnes, des journalistes, des politiques, des activistes ont été convoqués.
C'est pour donner le sentiment à la société que c'est sérieux euh et demander de s'expliquer sur les euh propos utilisés. Ce qui veut dire qu'on rentre en réalité dans une censure euh complète, d'autant que euh il n'y a pas euh de tribunaux auxquels on puisse recourir ensuite pour discuter euh l'amende d'abord euh ou la détention administrative qui va suivre euh les décisions concernant ces ces postes réprimandés. Euh donc on ne sait plus euh il y a peu de presses écrites en Geéorgie aujourd'hui.
On est pratiquement euh c'est la télévision et les réseaux sociaux qui qui délivrent l'information et qui permettent à la société civile de continuer à exister. Et c'est donc les les éléments vraiment essentiels de pouvoir encore avoir une fenêtre sur l'information réelle. Les politiques sont dans une très mauvaise passe puisque une commission spéciale d'enquête a été ouverte au Parlement qui est censé juger des crimes du régime précédent et a commencé à convoquer les personnalités politiques impliquées dans le régime précédent ou non indifféremment. euh ces personnalités politiques ne vont pas se rendre devant la commission parce qu'ils considèrent qu'elle n'est pas légitime comme ne l'est pas le parlement.
Euh ce moment-là, ils sont euh euh sujets à une amende très importante, environ 20000 €. Euh certains la payent, d'autres la payent pas. Ça c'est les choix euh politiques, les les indices on va pas participer et soi-même financer sa propre réception répression. d'autres la payent.
Mais de toute façon, cela ne suspend pas les poursuites. Euh et déjà euh trois leader politiques sont en prison à la suite du pour eux du non paiement des amendes et on attend le sort de ceux qui ont payé mais pour lesquels les euh les tribunaux doivent se réunir dans la semaine, dans les 15 jours qui viennent. Donc on est dans une phase où pratiquement tout le monde peut être convoqué à cette commission qui est présidée par l'ancienne ministre de la culture d'éducation française de l'ENA qui a pendant 10 ans euh travaillé à la Cour européenne des droits de l'homme et qui est pour nous aujourd'hui l'équivalent de Vichinski.
Euh, elle se conduit, elle pose des questions extrêmement brutales, que ça soit aux généraux de l'époque, ce qui a été d'ailleurs très mal pris par les milieux euh de l'armée et et en général, c'est une atteinte à au prestige de l'État et à sa solidité. Euh donc par différents biaiss, l'espace je dirais de liberté politique et civil est en train de se réduire comme une peau de chagrin à une très grande vitesse, plus grande vitesse, je dirais que ce qui a eu lieu en Russie à l'époque où la c'était beaucoup plus progressif. Donc cette dérive autoritaire, dérive démocratique où pratiquement plus rien de ce qui avait été les recommandation, il n'y a plus de justice.
Aucune des aucune aucun des tribunaux qui se sont tenus pendant la période récente n'a différé de la demande du procureur. Donc le les demandes du procureur sont toutes reçues, recevables et euh euh donne le la sentence par avance. On connaît donc la sentence.
Nous avons 60 jeunes activistes qui sont en prison en détention euh préventive en attendant les jugements. Le premier jugement qui a été porté, alors certains, ça fait 6 mois, 7 mois qu'ils sont détenus. Euh et le premier euh la première sentence a concerné un jeune qui avait 20 ans quand il a été arrêté sans délit évident et d'ailleurs les avocats ont démontré que aucune preuve à leur à son encontre.
Il a été jugé malgré tout et la sentence est de 4 ans et demi de prison ferme après les 6 mois passés déjà en en prison. Euh et c'est probablement ce que l'on va voir parce que les tribunaux vont se succéder maintenant euh au cours des 2 mois d'été ou des 3 mois d'été euh pour euh les 60 autres jeunes activistes qui sont en prison et parallèlement pour les politiques qui sont également en détention administrative ou provisoire. Euh donc un climat très lourd de ce point de vue- là et le sentiment que cette dérive ce n'est pas une simple crise politique et une simple dérive autoritaire de la Geéorgie.
C'est pas une crise interne qui ne concernerait que nous. C'est en réalité une stratégie que mène la Russie en Géorgie qu'elle utilise cette fois encore comme elle l'a utilisé en 2008. comme test à l'époque de sa stratégie d'intervention militaire qui n'avait pas très bien fonctionné en Geéorgie puisque même si évidemment la Russie était entrée sur le territoire et avait n'est parti qu'au bout de quelques jours à stoppé plutôt son intervention mais ce n'était pas une un succès puisque le but qui était d'interrompre précisément la voie de l'intégration européenne et euroat atlantique de la de la Geéorgie, ça n'a pas fonctionné.
Nous avons vécu avec ces territoires occupés sans que cela est infléchi de quelque façon que ce soit notre orientation européenne et euro-atlantique. En revanche, cette intervention militaire a mieux fonctionné en Crimé en 2014 et a encouragé la Russie. Euh cette absence de de réaction très forte de l'Occident euh a tenté ce qu'elle a tenté en 2022 à l'égard de l'Ukraine.
Mais l'Ukraine lui a redémontré, si cela était nécessaire, que l'intervention militaire ne permet pas d'obtenir ce qui était l'objectif de guerre de la Russie, c'est-à-dire le contrôle du pays, le contrôle du régime, l'instauration de régime et de gouvernement qui soit à sa dévotion à la place des gouvernements en place. Donc la destitution de Zelenski et la ce que la Russie appelle la dénazification. n'a pas eu lieu.
Le coût est très élevé pour la Russie, que ça soit en ressources matérielles, en prestige militaire euh ou en coût humain. Et donc nous avons nous sommes en train de voir à l'égard de la géorgie l'expérimentation d'une autre stratégie alternative qui est une stratégie de hybride qui utilise la manipulation électorale, la propagande, l'utilisation de régime de proxy, on peut dire, qui qui servent les intérêts en tout cas de la Russie qui sont d'une extrême Les dirigeants du rêve georgien sont aujourd'hui et depuis pratiquement 2 ans d'une extrême complaisance vis-à-vis de la Russie. Il y a pratiquement aucune critique de la Russie.
Je vous ai parlé des critiques àerbes à l'égard de nos partenaires qui ont depuis 30 ans contribué à la vraiment création de l'État ou à la solidification de de l'État georgien. Ceux-là sont critiqués et en revanche la Russie, il n'y a pas un mot désagréable vis-à-vis d'elle alors que c'est la puissance occupante de 20 % de notre de notre territoire. Euh pratiquement c'est le silence euh ou euh alors des paroles élogieuses et parallèlement à la Russie, on voit euh le rêve georgien se rapprocher d'autres euh états euh par exemple de l'Iran euh que le Premier ministre où le premier ministre était rendu lors de l'enterrement du du du dernier décès.
Je sais pas s'il va revenir cette fois-ci retourner euh à la suite des attentats récents. Euh mais c'est ça les nouvelles alliances du régime en place, c'est la Russie d'abord parce que c'est avec elle qu'il y a les relations les plus directes. Il y a le retour à un commerce privilégié avec la Russie, y compris les circonventions de de Sension alors que on avait fini par se détacher du du commerce prédominant avec la avec la Russie pour se tourner d'une part vers la Turquie et d'autre part vers l'Union européenne qui était devenu le premier partenaire en tant qu'Union européenne, pas individuellement comme pays mais en tant qu'Union européenne.
Donc, on voit un retour à cette dépendance commerciale, retour à une certaine dépendance énergétique et à côté de de la Russie aussi des relations maintenant privilégiées avec la Chine. Et c'est là où le la dérive de la Géorgie pose un défi stratégique aussi. Euh outre le défi démocratique, euh c'est un défi stratégique parce que euh les négociations entamées euh par le régime en place avec la Chine sont susceptibles et on ne connaît rien évidemment.
C'est toujours des négociations très confidentielles. On sait qu'elles ont lieu mais on n'en connaît pas le détail avec la Chine pour le port sur la mer Noire. Donc ça serait la première fois qu'on amènerait la Chine sur les rives de de la mer Noire au moment où l'Union européenne dit avoir adopté une nouvelle stratégie de la mer Noire.
Euh elle ne semble pas se préoccuper beaucoup ni du destin de la Geéorgie euh ni justement de ce ces liens euh privilégié semble-t-il avec la Chine qui est déjà très présente euh en Géorgie sur les travaux routiers d'infrastructure financé d'ailleurs par des par la Banque européenne d'investissement ou par la BDE avec aussi la banque asiatique de développement mais dans lequel ce sont les Chinois qui sont présents et avec des travaux qui ne satisfont ni dans la ni dans le calendrier, ni dans la qualité des travaux et leur sécurité ne satisfont pas les critères essentiels de négociation avec les Chinois également sur le deuxème aéroport de Pilici qui intéressait à un moment donné Tav et aéroport de Paris. aujourd'hui euh mais apparemment ça a été en tout cas la dernière déclaration connue. Là aussi on ne sait pas ce qui se passe derrière mais le premier ministre qui depuis a été démis avait annoncé qu'il avait refusé les propositions de TAV à aéroport de Paris et qui n'était plus en négociation avec eux.
En revanche, on sait qu'il y a des négociations là aussi en cours euh avec les Chinois pour un deuxième aéroport qui euh comme par hasard serait le lieu choisi serait la base militaire où il y a un aéroport militaire et la base qui servait pour les exercices de l'OTAN qui ont été interrompus depuis maintenant un an et demi. Il n'y a plus d'exercice de de l'OTAN en Géorgie. Ils ont été déplacés sur l'Arménie.
Alors, tout ça, ça fait une un contexte stratégique euh qui est euh extrêmement euh préoccupant, préoccupant évidemment pour nous au premier chef, mais préoccupant aussi pour l'ensemble du Caucas euh parce que chacun sait historiquement que qui tient la Géorgie tient le Caucase. Et ça concerne évidemment l'Arménie très directement qui a fait des pas extrêmement courageux pour s'éloigner de la main mise russe et pour se rapprocher de l'Europe et qui regarde avec inquiétude mais sans trop pouvoir rien dire parce qu'elle est très dépendante pour les transits de la Géorgie de cette évolution georgienne. Il faut noter que d'ailleurs le courage arménien ne concerne pas seulement son orientation stratégique, mais également intérieurement ce qui est fait aujourd'hui vis-à-vis de l'église du patriarcat d'Arménie est extrêmement intéressant parce que c'est la tentative de libérer le patriarcat arménien très puissant de des griffes du KGB, ce que la Geéorgie n'a pas encore réussi à faire.
Donc voilà, une un paysage qui est à la fois préoccupant sur le plan de la démocratie, sur le plan de la politique intérieure et de l'État geéorgien qui pratiquement est en train de perdre son indépendance au profit de la Russie et sur le plan stratégique pour son avenir entre l'Europe, la Russie, la Chine. cette dérive que personne ne semble arrêter. Merci madame la présidente.
On va peut-être donner la parole à nos collègues et et l'un des premiers concernés Claude Kerne. Euh juste avant, madame la présidente, vous n'avez très peu cité de nom, mais quand nous étions en Geéorgie dans notre mission, il y avait un événement assez particulier qui avait été souligné à cette époque. C'était la reprise la première reprise de parole de monsieur Évanie.
On on en est où dans sa progression ? Est-ce que on sent très bien qu' il tirait les ficelles que ça continue dans cette ligne là ? Dites-nous en 2 minutes.
He je Oui, il a il a repris deux fois ou trois fois la parole si je me trompe pas. Chaque fois pour être plus agressif et plus antioccidental et il est très très présent. En terme de décision, il est très très absente physiquement.
On ne sait même pas où il est. Entre ces plus ces cinq propriété, personne ne sait à quel moment où est-il. Il ne se montre nulle part.
Il semble-t-il assez inquiet de sa sécurité ? Et s'il est inquiet de sa sécurité, ça ne concerne que notre voisin russe qui a l'habitude de se débarrasser de ses serviteurs quand ils pensent qu'ils sont un peu moins utiles. Euh et il est aussi très préoccupé de sa longévité euh physique euh comme c'est le cas souvent de dictateur qui mais c'est lui qui prend toutes les décisions et d'ailleurs son cercle autour de lui des gens qu'on savait proche se restreint chaque jour davantage.
Il a il s'est débarrassé de son ministre de l'intérieur qui était un des plus anciens à ses côtés, de son chef des services secrets qui était aussi une personne de confiance qui était la personne qui l'envoyait aux États-Unis quand il voulait faire passer des messages. Et donc il lui reste des petits exécutants mais les principaux hommes de confiance ne sont plus là. Donc c'est là aussi une peau de chagrin.
Merci. Je ne l'ai pas dit en début de séance. La séance est vidéo captée retransmise sur le site du Sénat.
Claude Claude Kerme. Sans problème. Monsieur le président.
Merci madame la présidente pour cette présentation euh que je peux qualifier de fort juste malheureusement. Malheureusement euh ça fait maintenant 5 ans que je suis au niveau du monitoring la situation de la Géorgie et moi mes sentiments, c'est que je suis aujourd'hui triste et énervé. Triste parce que jusqu'en vous l'avez précisé jusqu'en 2022, on a vu une évolution positive avec fin 2022.
On nous étions avec mon corpporteur qui était à l'époque Titus Corletan. Nous étions prêts à donner le feu vert à la Géorgie en disant le monitoring on en a plus besoin. La Geéorgie est sur les bonnes voies.
Et à partir de ce moment-là, je ne sais pas ce qui s'est passé dans leur tête, mais les décisions inverses ont été prises par rapport à nos recommandations. Vous avez parlé de la fameuse loi russe. Nous, il nous avait promis que avant de présenter une loi, ça passait à la commission de Venise.
L'avis de la commission de Venise après avoir forcé les avoir forcé à la présenter, ils ne l'ont pas suivi, ils ne l'ont même pas écouté. Donc moi, je suis vraiment triste là-dessus, énervé également à cause de cela parce que il nous a fait on nous a fait miroiter plein de bonnes choses qui n'ont pas été respectées et c'est l'inverse qui s'est passé. Alors aujourd'hui, nous avons naturellement la position qui a été celle de la PCE en ayant contester les pouvoirs, mais tout en octroyant les pouvoirs avec des réserves, hein.
Vous les connaissez ces réserves, je ne vais pas les rappeler ici, mais on avait prévu de faire un réexamen en avril de cette année. La délégation n'a pas bougé. Entre-temps, nous sommes à la 3e session qui va avoir lieu dans une semaine.
La délégation georgène ne sera de nouveau pas représenté parce que rien n'a bougé entre-temps. Rien de positif a bougé. Malheureusement, il y a eu plein de négatifs.
Euh lors de ma dernière visite qui avait lieu donc du 13 au 17 janvier dernier, j'ai eu l'occasion de participer à des manifestations. Je suis allé dans les manifestations pour voir comment ça se passait. C'était vraiment très pacifique.
Tout ce qui était non pacifique, c'était les fameux blouses en noir qui venaient qui étaient des forces de police avec le numéro d'identification avec un scotch noir par-dessus pour qu'on ne puisse pas les identifier. Et ça c'était assez triste à voir parce que vous d'un coup il y a un jeune qui disparaissait qu'on retrouvait après parmi les personnes emprisonnées. Donc nous avons demandé à les rendre visite en prison.
On nous a accordé deux visites. Le l'acteur, je me souviens plus de de son nomin Ouais. Qui euh ne connaissait pas les motifs de son arrestation. il a participé à des premières manifestations et le jeune dont vous parlez qui a été condamné, qui est un fils d'avocat d'ailleurs euh étudiant en droit et qui a eu droit à une perquisition et d'un coup ils ont trouvé un sachet avec des cocktails molotof et il nous a dit il a dit je vous jure si j'avais fait un seul cocktail monotof on l'aurait trouvé sur mes mains ou sur des traces sur mes vêtements mais voilà comment ça se passe. depuis les accusations, il n'avait aucun chef d'accusation.
Euh donc c'est aussi pour les collègues que nous avons euh visité ça sur place. Alors ce que je n'ai pas compris, c'est la position un peu de de l'opposition qui d'emblait mais c'est un peu les traditions dans le pays. Celui qui n'est qui ne gagne pas les élections ne siège pas tout de suite malheureusement.
Donc aujourd'hui, on a essayé d'instaurer un dialogue, mais ce mot est banni par le rêve geéorgien. Nous en avons parlé avec le premier ministre Kobakit qui nous a dit clairement nous on n'a pas besoin de dialogue, nous sommes élus, nous sommes légitimes et l'opposition bah on va l'éradiquer. C'était ces termes devant nous.
Donc on a dit "Attendez, on est dans une démocratie, il faut qu'il y ait une majorité, une opposition et il faut qu'il y ait des débats. C'est nous qui décidons." C'était sa réponse.
Alors que faire aujourd'hui ? On a essayé de lui proposer des élections, d'organiser de nouvelles élections pour être vraiment légitime. S'il dit qu'il est légitime, des élections placées sous euh une organisation internationale pour veiller au bon déroulement de ces élections, ça a été refusé.
Alors, il y avait une seule solution que nous avons vu, c'est la société civile. La société civile pour les avoir rencontrés, bah ils en foi en qui ? Ils en foi en vous.
Pour eux, la présidente de Georgie, c'est vous, c'est vous qui pouvez sortir la Géorgie. Je reprends les termes qui tels qui m'ont été présentés. C'est vous qui pouvez sortir la géorgie de cet impasse.
Alors ma question est que faire pour que la Géorgie, un pays que j'ai appris à aimer, que faire pour que la Géorgie redevienne revienne sur le droit chemin pour l'intégration européenne ? Merci président. Euh tout d'abord euh cher présidente, moi je voudrais euh saluer votre dévouement, saluer votre courage et vous poser une première question, c'est dans quelle situation personnelle vous trouvez-vous ?
Euh subissez-vous euh des pressions, euh des menaces ? Euh quel niveau de protection euh avez-vous ? Euh dans le tableau que vous nous avez dressé euh particulièrement sombre, existe-t-il une leur d'espoir ?
Quel est aujourd'hui encore le niveau de mobilisation des Georgiennes et des Georgiens ? Quel est l'état de l'opposition ? Celle-ci est-elle encore crédible aux yeux de celles et ceux qui manifestent ?
Et qu'attendez-vous donc de la France, de l'Union européenne ? Quelques sanctions ont été prises ? d'autres peut-être pourraient l'être.
Mais plus largement, malgré l'ensemble des sujets qui nous préoccupe à l'échelle internationale, il conviendrait de ne pas oublier la Georgie et donc de pouvoir euh agir. Euh j'ai une question subsidiaire parce que vous l'avez évoqué. Euh il y a eu un basculement euh dans les conditions que vous avez euh relaté euh qui ont amené monsieur Unakichvili à euh se réinvestir et euh à être le petit télégraphiste de la Russie.
Mais quels sont les moyens de pression que la Russie peut avoir sur lui ? Et qu'est-ce qui explique cette forme de peur euh qui l'amène à se cacher tout en gouvernant par procuration ? sera intéressant de le savoir, ne serait-ce que pour mesurer les pressions qui pourraient être exercées sur lui par ailleurs de la part des pays occidentaux, lui et son environnement bien évidemment.
Voilà. Puis enfin, dernier élément, vous avez évoqué euh que des généraux avaient été euh auditionnés. Euh euh quel est aujourd'hui le poids et le rôle de l'armée ?
Est-ce qu'il est encore envisageable de pouvoir compter sur eux pour combattre pour la démocratie ? Merci monsieur le président. Il y a quelques années, pas trop en arrière, mais tout de même, au nom de cette commission, nous rédigions un rapport où nous titrions la Géorgie, le meilleur élève du partenariat oriental.
On avait pu constater d'énormes avancées tant de la justice que des droits que de la manière de de regarder le rapport à l'institution. forcé de constater que la régression a été au rendez-vous et je ne reviens pas sur le le la présentation que vous avez faite et qui quelque part, je le dirai avec les mots donc des mots sentis font extrêmement mal au cœur quand on connaît l'attachement des Geéorgiens à donc leur entrée dans l'Europe. J'avais cette période là commis trois rapports et présenté donc les trois demandes qui émanaient de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie pour rentrer dans la communauté européenne. la situation donc en Ukraine différé tout cela et ça s'est doublé d'une forte donc montée en puissance de l'influence donc du Parti communiste et de la Russie à travers ces zones d'influence.
Alors pour m'être rendu là-bas, madame la présidente, moi je souhaiterais savoir qu'est-ce qui se passe compte tenu de l'évolution que vous nous avez donc donné de l'APCI et de l'Assoti du Sud. comment euh le et le ressenti de ces populations et des personnes qui vivent sur ces deux donc régions qui ont certes demandé leur indépendance mais qui sont au aux portes de la Géorgie et considéré par la Géorgie comme georgienne. Ensuite, je souhaiterais donc savoir compte tenu du tableau qui nous a été dressé.
La la seule chose que je vois, vous m'en excuserez madame la présidente dans la boîte à outils à utiliser compte tenu donc du fait que par rapport à l'adhésion directe, il y a eu machine arrière faite par donc le pouvoir en place qui réfute cette cette voie làà. Est-ce que justement le partenariat oriental qui présente des critères donc pas qu'économique hein puisque le partenariat oriental lorsqu'on le le contrat a été souscrit, on pense souvent et on le réduit à l'aspect strictement économique. Ce n'est pas que ça.
Il y a dans les critères à remplir des critères liés à la justice, aux institutions, donc au respect des droits de l'homme. Il y a tout un faisceau de choses. peut-être euh dans le contexte malheureusement difficile euh qui est actuellement vécu, peut-être pourrions-nous revenir à ces fondamentaux là et peut-être ce serait une voix pour l'Europe et le lien donc avec la Géorgie que de remettre à l'ordre du jour ce type de dispositif.
Voilà ce que je souhaitais porter à votre réflexion. Michael Weber. Oui, merci président.
D'abord aussi vous vous remercier pour cet échange madame la présidente et pour ce que vous représentez dans le combat qui est le vôtre depuis longtemps maintenant. Euh au mois de février dernier, j'ai été invité par les démocrates biélorusses à une rencontre à Rome euh qui euh réunissait l'ensemble de représentants de différents parlements. Et c'était très intéressant et très révélateur parce que justement la représentante georgienne n'a pas arrêté de dire que en fait il y avait une menace de de d'invisibilisation de la Geéorgie au regard du du conflit en Ukraine et que finalement il y a trois pays qui sont en en lien ou en frontière direct avec la Russie mais qui sont dans des situations tous les trois différents et que finalement c'est peut-être la Géorgie qui la plus fragilisée dans ce dans cette situ de cette de ce fait là puisque bien sûr la Biélorussie est plutôt raccrochée totalement à la Russie.
L'Ukraine fait aujourd'hui l'objet d'une attaque mais qui mobilise la Communité internationale et européenne pour l'aider et la géorgie est un petit peu entre les deux. Et et donc je voulais savoir quel est aussi le regard que vous portez face à cette situation là avec ces voisins qui sont eux aussi en frontière direct avec la Russie mais qui sont peut-être pas considérés ou traités de la même façon que les votre pays Lopez s'il te plaît. Merci monsieur le président merci madame pour votre présentation très enregistrante.
À la fin du mois de mai dernier, les ambassadeurs de France et de Pologne ont actualisé leur conseil aux voyageurs à destination de la Geéorgie. Elles ont indiqué que l'entrée sur le territoire geéorgien pouvait être refusée même pour les détenteurs d'un permis de séjours valide en raison de leur participation à des manifestations dans le pays ou de leur activité sur les réseaux sociaux. Depuis que vous avez quitté la présidence présidentielle en 2024, avez-vous quitté le pays et le cas le cas échéa-vous rencontré des ben un refus d'entrer sur le territoire geéorgien ?
Ça c'est ma première question et une autre mais elle a déjà été posée je crois. Quelles actions attendez-vous de la France face à la situation actuelle en Géorgie ? Je vous remercie.
C'est à vous. La première question c'était justement déjà qu'est-ce que qu'est-ce qu'on attend ? Qu'est-ce que moi j'attends un peu dans dans mon rôle de président où effectivement je rassemble un certain nombre des espoir de de la population mais très peu des moyens de de pouvoir agir. mon action, c'est essentiellement d'essayer de fédérer, de coordonner, de fédérer les différentes opposition, c'est-à-dire d'une part les partis qui ont en réalité gagné les élections mais n'ont pas été capable de de tenir ce gain euh aux dernières élections. et aussi les autres participants désormais de la vie politique du pays qui sont ceux qui sont sur l'avenueelli depuis 200 jours qui mènent les protestations et qui constitue en réalité une nouvelle force politique dans le pays qui n'est pas structurée comme un parti mais qui devront figurer dans toute nouvelle formation d'avenir parce que ils sont ceux qui réellement incarnent aujourd'hui une protestation qui dure, qui euh aide certes des hauts et des bas et ça c'est clair parce que les répressions euh touchent la protestation d'abord par les arrestations, par les violences au départ, les arrestations, mais aussi maintenant par les amendes très lourdes qui sont celles que l'on impose.
à tous les participants aux manifestations, y compris moi où je ne vais pas régulièrement aux manifestations, mais j'ai été pour participer avec les maires des prisonniers politiques et j'ai reçu ma ma petite amende de 2000 € mais ces 2000 € ils sont pour certains d'entre eux multipliés par 10, par 20, par 30 parce que c'est tous les jours le nombre de caméras qui permettent de filmer les gens qui sont présents est énorme. Et donc ça permet de d'identifier absolument tous les gens qui sont sur place. Donc qu'est-ce qu'on attend ?
On attend d'abord plus d'attention. Je sais plus qu'est-ce qui disait qu'on était un peu oublié. Euh oui.
Euh donc plus d'attention de la part de nos partenaires euh et pour une raison qui dépasse la géorgie, c'est que la stratégie mise en place par la Russie de de capture d'État en réalité euh qui est qui est mise en place en en Geéorgie est une stratégie qui peut concerner tout le monde demain. Elle aurait pu concerner la Roumanie où on a vu une tentative aussi de manipulation électorale à travers TikTok. La Roumanie a été sauvée parce qu'elle dispose encore d'une cour constitutionnelle.
Nous nous ne disposions plus de cours constitutionnel et le la requête que j'ai introduite et une autre requête introduite par les partis d'opposition n'ont pas été jugé et recevables par une cour constitutionnelle complètement aux ordres du pouvoir. Ça a été la même chose. La tentative a également eu lieu en Moldavie.
Euh mais la Moldavie a été sauvée par la diaspora. Nous nous n'avons pas eu la possibilité de faire voter la diaspora sur plus d'un million d'électeurs de la de la diaspora. Seul 34000 ont réussi à voter et nous avons tout essayé.
Ils ont refusé d'ouvrir des bureaux de vote. Les bureaux de vote ouverts étaient complètement dépassés. Les gens n'arrivaient pas à voter même quand le bureau était ouvert tellement la foule des gens était supérieure aux capacités d'absorption.
Euh donc et c'est quelque chose qui sûrement va menacer à nouveau la Moldavie aux prochaines élections. La République tchèque est également inquiète. Les Polonais euh ont également pris des dispositions et pratiquement aujourd'hui, c'est une stratégie euh hybride qui peut viser n'importe quel pays dans n'importe que la stratégie d'intervention militaire qui existait auparavant ne concernait que les voisins territoriaux de la Russie.
Euh aujourd'hui, ça peut concerner n'importe qui. Il suffit d'avoir des partis qui sont des relais euh qui ont des bonnes relations avec la Russie et la propagande plus la manipulation électorale qui est adaptée à chaque pays euh qui n'est pas forcément la même chose et les mêmes techniques. Nous nous avons eu par exemple l'utilisation de call center qui était utilisé auparavant pour spolier les retraités européens et qui ont été ensuite réutilisés pour contrôler les électeurs georgéiens avec l'utilisation aussi de données personnelles.
C'est un peu compliqué, on va pas rentrer dans les dans les détails. Euh donc euh c'est une stratégie qui devrait concerner tout le monde. Euh qu'est-ce qu'on peut faire ce qui est fait ?
Euh c'est déjà des sanctions qui fonctionnent. Euh et il faut oublier euh l'idée que l'on a que les sanctions ne fonctionnent jamais, qui est souvent répandue euh parce que ça a concerné en général des grands pays comme la Russie, l'Iran, euh la Chine. La Geéorgie est un petit pays qui n'a pas de ressources propres, qui a besoin de son contact avec l'extérieur et donc les sanctions sont très mal vécues et inquiètent beaucoup le cercle autour du pouvoir des hommes d'affaires qui savent ce que ça veut dire et ce que ça peut impliquer pour eux.
Donc je crois qu'il faut ne pas relâcher la pression. Euh il y a de l'inquiétude. Alors évidemment, ça ne concerne pas monsieur Ivanuli lui-même euh qui est sûrement à l'abri avec sa fortune personnelle.
Il a d'ailleurs fait adopter une loi euh qui s'appelle la loi offshore euh qui a permis qui permet de rapatrier des des assets des pays offshore, des îles offshore sans payer aucun frais à condition d'être un citoyen geéorgien. Mais ça ne peut ne pas concerner que lui. Il a repatrié pour un demi milliard d'œuvres d'art qui sont désormais en Geéorgie, mais ça pourrait concerner aussi des oligarques russes, soit sanctionnés, soit en passe d'être sanctionnés. il suffirait de leur donner la nationalité georgienne.
Euh et ça c'est entre les mains aussi aujourd'hui l'octroit de la nationalité entre entièrement entre les mains du pouvoir. Donc les sanctions, l'attention et surtout une vision politique. C'estàd que l'Union européenne jusqu'à présent n'a ni porté de jugement politique d'ensemble, ni une vision sur ce que l'on fait par rapport à ce regain de tentative de la Russie de reprendre la main sur des pays d'abord de son entourage et ensuite d'autres.
Il y a pas de recette miracle. Il y a pas de recette miracle à l'intérieur non plus, mais c'est de renforcer autant qu'on peut le faire la société civile. Ce que l'on entend l'Union européenne, essentiellement les institutions, nous dire "On a supprimé les programmes d'aide au budget et d'aide au gouvernement et on va les transférer sur la société civile." Or, rien ne se passe et en réalité les lois qui sont prises par les autorités vont plus vite que l'aide à la société civile. qui est un train de retard pour réagir à cette espèce d'isolement grandissant de la société civile alors qu'il devrait y avoir des moyens mis en place pour permettre à cette société civile de continuer à exister, de continuer à protester parce que finalement c'est nous qui portons à l'intérieur la continuation de cette protestation. le jour où elle s'arrêtera, on pourra considérer qu'on est euh tombé dans l'escarcelle russe, ce qui n'est pas encore le cas.
Et la grande différence entre justement la Geéorgie, la Biélorussie et la Russie elle-même, c'est cette résistance de la société, cette résilience qui a été le cas de la Géorgie, y compris pendant la période soviétique et qui continue à être quelque chose qui est une caractéristique geéorgienne. Donc, il faut l'aider à poursuivre. La sécurité, la question était posée pour pour moi, c'est difficile à dire parce que pratiquement désormais on peut s'attendre à tout.
Non, je n'ai pas été l'objet de menaces particulières et certains des leaders politiques le sont beaucoup plus directement. Euh aujourd'hui euh la cible euh semble être l'ancien premier ministre Gaarea euh qui est très directement mis en cause euh pour quelque chose qui euh là aussi est très interpellant parce qu'on le met en cause parce que il a osé construire en un peu plus dur un poste de police dans la partie de notre territoire qui n'est pas occupé à aux approches de la de la ligne de délimitation et on considère queil a commis là un acte qui est répréhensible, qui aurait pu euh poser des questions de sécurité pour le pour l'État. Donc comment a-t-il osé faire ça il y a 6 ans ?
Et en réalité, c'est une forme de s'excuser vis-à-vis de la Russie à à postériori pour quelque chose qui est à l'intérieur de notre territoire et ce qui est autorisé par les accords de qui ont fait suite à la guerre de 2008 qui est que nos forces de police contrôlent notre parti, pas de force militaire parce que ce n'est pas une frontière mais nos forces de police ont le droit de contrôler et d'éviter justement que les gens ne soient enlevés ce qui se produit lui très régulièrement sur cette ligne de délimitation. Donc il est maintenant accusé pour ça et accusé avec des le risque d'avoir une peine qui peut aller jusqu'à 15 ans de prison. Donc ton micro ton micro je l'ai rencontré puisqu'il avait été passé à tabac par des députés à l'époque.
À l'époque ça je me souviens pas. En janvier. En tout cas, il est très menacé aujourd'hui pour le le rôle de monsieur Ivanishili, c'est lui qui est effectivement le en titre.
Comment est-ce qu'on explique les pressions sur lui qui pourraient avoir lieu ? On n pas de on n pas de vraie explication de comment ça fonctionne, pourquoi est-ce que il est soumis à ces ses pression ? Pourquoi est-ce que après avoir été un chef de parti et un premier ministre qui ne s'est pas manifesté autrement que les les autres gouvernements geéorgiens, il a suivi lui aussi la voie européenne pendant le temps où il était premier ministre et tout d'un coup, il vire Cazzac, il fait des discours très antioccidentaux et il est celui qui met en musique cette nouvelle stratégie russe en Geéorgie.
Euh on on n' pas d'explication et on n aura euh pas. Euh c'est sans doute les 30 ans qu'il a passé en Russie euh au moment de la chute de l'Union Soviétique et dans les années qui ont suivi où il a fait sa fortune euh où il y a sans doute l'explication. Mais mais pour en savoir plus, il faudrait avoir des informations que dont moi je ne dispose pas, que peut-être certains services pourrait se s'intéresser de plus près.
Mais on est surtout là maintenant sur des hypothèses plus que sur des preuves concrète, mais ce sont les faits qui les amènent. C'est-à-dire que il est vraiment aujourd'hui l'homme et le seul qui est à même de décider parce qu'il y a personne d'autre qui a la même le même pouvoir. Et d'ailleurs, ça veut dire que s'il disparaissait, ce régime se s'effondrerait de lui-même.
Il a déjà des signes sérieux. euh de d'érosion interne. J'ai parlé des gens qui ont été démis ou qui ont quitté.
Euh mais tout ça ça repose sur une seule une seule personne. L'armée euh elle est ce dont moi je suis on peut être sûr, c'est que l'armée ne prendra jamais les armes contre la population. C'est-à-dire que personne ne peut l'utiliser comme on utilise même la police d'ailleurs, ce n'est pas la police au sens où qu'prend l'institution, c'est certains policiers.
C'est une partie de la police, la Crimpol et puis c'est euh policiers informels, un petit peu sansigne et qui n'ont pas leur place dans la hiérarchie policière, qui sont utilisés. Ça c'est comme en Russie, comme en Biorussie, on utilise ces ces forcesl pour batter les manifestations. Et pas seulement les manifestations, c'est eux qu'on utilise aussi euh dans les rues sombres le soir en dehors des manifestations pour euh un peu mettre les gens sous la pression.
Donc l'armée institutionnellement, elle a été formée par les Américains. Elle a combattu avec eux et avec les Européens en Afghanistan et en Irak. Donc les officiers qui ont fait pour beaucoup d'entre eux eux aussi des collèges de défense américains ou européens ne peuvent pas participer de cette espèce de dérive qui consiste à traiter ses amis comme des ennemis et le l'ennemi historique comme un quasi ami.
Donc ils sont très distants. Il ne participerait pas à une répression. Mais il n'y a pas non plus de tradition de prendre les armes contre contre le régime en place et je sais pas ce qui devrait se passer pour les voir intervenir plus directement.
D'autant qu'il y a quand même une hiérarchie politique tout en haut qui est elle-même très liée au pouvoir en place. Euh pour la Prasi et le CTI, ce sont aujourd'hui des territoires qui sont sous contrôle complet de la Russie. euh qui euh sont sous contrôle, je dirais même militaire.
C'est en tout cas le cas de de le CTI qui est complètement devenue une base militaire euh euh et euh où pratiquement rien ne bouge. C'est pas le cas en ARASie où il y a eu des manifestations là aussi contre la politique de la Russie qui a commencé à plus activement essayer d'acheter des terres, de rentrer, d'investir en aprasie et les APrases avaient défendu de façon très véhémante cette forme de leur indépendance qui est de pas laisser les Russes s'installer disons de façon durable en aprasie mais en même temps, la russification continue, c'est-à-dire que la langue apprase, l'identité apprase, je parle même pas des géorgiens, la population georgienne d'Aprasie qui elle a perdu tous ses droits depuis plus longtemps encore. Donc tout ça reste inchangé et on voit au contraire le renforcement avec l'idée que la Russie pourrait construire une nouvelle base navale sur la mer Noire qui ferait le pendant de du port georgien qui est dont il y a le projet de construction.
Alors, est-ce que le partenaire oriental peut remplacer quoi que ce soit ? Non. Euh parce que en réalité le vrai problème c'est que le régime en place à l'instigation encore une fois de de la Russie est en train de vouloir s'isoler.
Ce n'est pas que il y a des choses qui peuvent pas faire et qui voudraient malgré tout garder, se raccrocher, essayer de trouver un moyen de conserver un lien même tenu avec l'Europe, même s'il ne satisfont pas à toutes les demandes. Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est une détermination à s'isoler, à se rapprocher des autres, donc de la Russie, de la Chine et de couper les liens. Donc au Conseil de l'Europe, ils ne viennent pas.
Ils sont pas là demandeurs de dire comment est-ce qu'on peut sauver quelque chose ? Quelles seraient les mini réformes qu'on pourrait faire qui satisferait nos partenaires européens et qui feraient qu'on continuerait bon ? C'est euh allez-vous-en allez vous faire voir.
Euh et nous nous avons notre notre chemin. C'est le discours qui est tenu et les discours sont de plus en plus brutaux à l'égard de nos de nos partenaires européens. Euh et ça c'est en ligne avec et d'ailleurs non seulement ils sont brutaux mais ils sont une copie des discours russe.
La Russie a la semaine dernière tenu un discours très agressif sur la Grande-Bretagne en disant que les Britanniques et l'ambassade britannique en Geéorgie essayaient de fommenter une révolution. Et ensuite, les dirigeants georgiens ont repris les termes qui avaient été tenus par, je crois que c'était le ministre de l'intérieur russe, je sais plus lequel des dirigeants, mais un des dirigeants russes et ça a été repris, copié et collé par les dirigeants geéorgiens. Donc leur état d'esprit n'est pas du tout de chercher ni un dialogue intérieur avec l'opposition, c'est de dire "On va arrêter tout le monde, on va interdire non seulement les partis d'opposition et le parti du régime précédent, donc le parti de Saakashili, mais on va interdire tous les partis qui ont eu quelques liens avec eux ou qui reprennent des gens de ce parti làà sous une autre forme.
Donc des nouveaux partis qui se sont donc c'est pratiquement tout le monde plus le parti de l'ancien premier ministre qui lui n'était pas avec le avec le parti de sachulie. Au contraire il essaie au maximum de s'en distinguer mais lui va sans doute voir aussi son parti interdit. Donc ça c'est une ligne générale d'essayer de faire place nette.
Donc ni dialogue intérieur, ni dialogue extérieur, ni attente d'un quelconque rabibochage avec nos partenaires européens. Pour ce qui concerne l'Ukraine, la Moldavie, moi je dirais que la Géorgie est le pendant ou la l'autre face de la monnaie de ce qui se passe en Ukraine, c'est la face non militaire. Euh l'Ukraine, c'est une tentative de prise de contrôle par la voie militaire euh qui n'a pas complètement fonctionné ou pas du tout fonctionné encore. et en Géorgie par une voie indirecte, c'est l'utilisation de la démocratie pour pour capturer l'État, les méthodes démocratiques, c'est l'utilisation des élections, l'utilisation de la propagande de de tous les moyens que peuvent donner un état encore un peu démocratique.
C'est très inquiétant pour l'Ukraine si ce cette stratégie hybride devait fonctionner jusqu'au bout en Geéorgie si on narrive pas à stopper. Euh c'est sans doute la stratégie qui sera utilisée demain vis-à-vis de l'Ukraine. Euh Poutine a déjà fait des déclarations en ce sens en disant que après le cesser le feu, quand il y aurait un cesser le feu, il faudrait qu'il y ait des élections démocratiques, a-t-il souligné en Ukraine.
Et on peut imaginer qu'est-ce qu'il quelle serait la propagande russe en Ukraine après 3 ans de guerre et dans les conditions où la Russie a encore plus de moyens vis-à-vis de l'Ukraine que vis-à-vis de de la Géorgie. Il y a la facilité de la langue. Il y a malgré tout des populations qui restent qui sont prorusses ou en tout cas de langue russe.
Et donc il y a des moyens que peut déployer la la Russie en Ukraine. Donc il est très important de veiller à ce que ces élections n'aient pas lieu très tôt après un cesser le feu éventuel et soit très très protégé. Mais règle générale, la prévention et la protection des élections devrai être un thème repris par les instances européennes.
Il faudrait examiner les moyens que met en place la Russie et examiner les moyens pour contrer parce que ça ça concernera très concernement tout le monde. L'entrée en Géorgie, oui, il y a eu des journalistes et c'est maintenant ça devient fréquent que l'entrée en Géorgie soit refusé quand c'est ça concernait d'abord des journalistes russes qui étaient connus pour leur opposition au pouvoir en place en Russie, mais maintenant ça concerne des journalistes britanniques, un journaliste français et ça pourrait concerner demain tout le monde. Moi, je suis rentrée et sortie plusieurs fois depuis la fin de l'année dernière.
Jusqu'à présent, je rentre. Donc là aussi, on peut jamais dire jamais amend. Est-ce que vous payez vos amendes ?
Euh j'ai pas encore payé mon amende. J'ai fait comme tout le monde, c'est-à-dire que j'ai introduit une plainte en justice sur l'amende pour euh recours contre l'amende. Mais mais ça c'est une façon de gagner un peu de temps.
Euh et quelles actions propres à la France ? Alors, la France se distingue justement par rapport à la relative passivité, je dirais, des autorités européennes en tant qu'européenne. Alors, à cause de la Hongrie, mais c'est un peu utilisé comme aussi un prétexte puisque ça ne peut pas bloquer non plus des décisions plus politiques ou des jugements plus politiques, mais la France avec la l'Allemagne et avec la Pologne est plus active.
On se souvient et la population georgienne se souvient très bien de l'intervention du président Macron qui s'était adressé directement à la population georgienne, ce qui est pas très courant. Et là, on vient d'avoir une déclaration des trois de Vaimar qui est aussi assez assez nette. Euh et du coup, les espoirs se portent plus sur euh sur les trois de Vaillear euh poursuivre euh une espèce de politique plus active euh et sur les partenaires euh aussi les Pays-Baltes.
Roumanie qui est aujourd'hui très concernée parce qu'elle sent que elle a elle est passée par un peu la même chose et parce que on a avec elle une communauté sur la mer noire et que si vraiment l'Union européenne et les pays riverins de la mer Noire veulent une stratégie de la mer Noire, ça suppose que la Geéorgie reste dans le Giron occidental si on veut que cette stratégie est une signification. Euh donc euh là, on a des appuis éventuels plus dans les États-membres et c'est eux d'ailleurs qui adoptent la plupart des sanctions dont je parlais et dont je disais qu'elles fonctionnent et qu'elles ont quand même un impact. C'est les les pays individuellement et non pas l'Union européenne qui n'a adopté qu'une seule mesure qui vise euh à prévenir les ceux qui possèdent des passeports diplomatiques.
Mais pour le moment, ce ne concerne que les passeports diplomatiques et le service et pas le passeport ordinaire et chacun a les deux passeports en main. Moi y compris. Une question de Claude Maluret, s'il vous plaît.
Madame. Merci monsieur le président. Euh merci beaucoup madame la présidente de votre intervention, de vos précisions et permettez-moi de vous adresser tous mes encouragement dans votre combat difficile.
Euh je j'ai deux questions à vous poser. La première, c'est est-ce que vous pouvez nous euh nous donner votre sentiment sur l'attitude euh de votre autre grand voisin la Turquie, par rapport au gouvernement actuel et par rapport à l'invasion russe de l'étier de la Prassie ? Est-ce qu'il y a des des développements récents de cette des signes de l'attitude de la Turquie aujourd'hui ?
Et ma deuxième question c'est la France a fermé tout le monde comprendra bien pourquoi son institut d'étude historique à Bakou il y a quelques temps. Il semble qu'elle se qu'elle ait décidé peut-être pas de le remplacer mais en tout cas de prendre l'initiative d'un institut de d'étude du Caucas à l'ici. Vous parliez à l'instant de l'attitude des gouvernements européens par rapport à la géorgie.
Est-ce que vous trouvez que cette cette initiative est opportune dans les par les temps qui court ? Non. Non, parce que le signal serait très mal compris euh par la population et aujourd'hui ce qu'il faut celle qu'il faut renforcer, c'est la population.
C'est pour ça que je dis plus d'attention parce que ce qui compte c'est le moral de la population parce que la protestation et la la résistance elle va être portée par cette population. Personne ne mènera le combat à part nous et donc il est important de ne pas désespérer bien en cours. C'est un peu ça.
C'est une très bonne idée en soi. Mais moi mon ma recommandation serait que cet institut de Caucas soit ouvert en France. qu'il permettent d'accueillir justement des chercheurs geéorgéens qui ont aujourd'hui plus aucun moyen et ils pourraient venir pour faire des stages ou des séjours.
Et pas seulement les Geéorgiens, ça pourrait concerner évidemment les les trois pays du du Caucase. ça serait un moyen de pour eux de s'aérer, d'être libre parce que cet institut du Caucas aujourd'hui dans les conditions qui sont les nôtres ne sera ni libre ni ne deviendra un espèce d'ilo de réflexion indépendant parce qu'aujourd'hui il n'y a il n'y a plus rien d'indépendant, aucune institution. Ils sont en train de faire la chasse aux différents instituts qui existent que ça soit les Allemands ou les Britanniques.
Ça ne va pas être pour autoriser le fonctionnement libre d'un institut français du du Caucase. Mais en revanche, oui, dans les murs extérieurs et à tout moment, le jour comme je l'espère où on reprendra la voix qui est la nôtre, qui est la voix de rapprochement et la voix européenne, il sera toujours temps de le ramener en Geéorgie. C'est à terme une très bonne idée.
Donc, il faut le faire fonctionner. Euh je sais qu'il y a un budget, donc il faut surtout pas que le budget se perde mais je pense qu'il faut pas donner des contresignaux en ce moment qui seraient mal compris et des uns et des autres. C'estàd que les autorités le le comprendraient comme pratiquement une une récompense et la population comme une punition.
Ah, la Turquie, pardon, j'ai oublié. La Turquie est très neutre euh dans la situation actuelle comme on l'a vu euh vis-à-vis de la la guerre en Ukraine. Euh là aussi, vis-à-vis de la Geéorgie, elle a euh une attitude assez neutre.
Elle ne s'avance pas. Euh elle ne condamne pas les dérives. D'ailleurs, sur ce qui est de la dérive démocratique, c'est ça serait pas son rôle.
Elle a de bonnes relations avec le régime en place. elle a reconnu euh les élections et le et le régime en place euh mais euh elle reste très prudente et très euh observatrice de ce qui se passe dans la mer Noire. Donc ce n'est elle est pas prête à laisser la mer noire à la Russie.
C'est ça que je veux dire, mais tout en étant le plus neutre possible dans cette situation compliquée pour pour elle de ce Merci madame la présidente et pour vos éclairages sombres, malgré tout sombre de de la situation en Geéorgie qui malgré tout reste un beau pays pour y avoir passé un moment et quelques jours agréables. Euh, on avait quelques amis d'ailleurs dans parmi les parlementaires qui nous ont fondamentalement, je sais pas si c'est trahi mais en tout cas, on joue un jeu assez particulier par rapport à nous, se disant profondément européen et finalement aujourd'hui étant très éloigné de des valeurs de l'Union. Moi, je dirais, je pense que la plupart ça ne vaut pas ça ne vaut pas pour tout le monde mais je suis convaincu d'une chose, c'est que véritablement 80 % des Géorgiens et ça vaut pour les parlementaires sont à l'intérieur d'eux-mêmes proeuropéens et que aucun d'entre eux n'est prousse mais ils sont dans une situation où certains acceptent les compromissions les de jouer le jeu de ça C'est oui madame la présidente à mon tour merci pour ce long moment d'échange.
Je crois que vous l'avez compris, il y avait aussi dans cette salle des parlementaires français qui connaissent et qui aiment la géorgie. Je crois que c'est important de le dire et de le redire. Et notre collègue Giselle Jourda a parlé effectivement de ses travaux sur le partenariat oriental la politique de voisinage.
Il se trouve que nous avons fait ensemble ce premier rapport tout jeune parlementaire et effectivement la Geéorgie pour nous c'était vraiment le bon élève de l'Europe. C'est comme ça que nous avions titré ce rapport de 2016. On avait aussi à eu à rendre un avis sur la libéralisation des visas et on avait donné un avis extrêmement positif pour ne pas dire enthousiaste et pour reprendre l'expression de Claude Kernne, on est quand même assez inquiet et surtout triste de voir cette régression.
Et si vous le permettez, je partage ce qui a été dit aussi sur l'envie d'Europe des Géorgiens. Alors après, elle s'exprime, elle s'exprime pas. Bon, il y a une circonstance qui fait voilà la situation est celle que vous avez parfaitement décrite, mais je crois qu'il faut rien lâcher et continuer à travailler. et la libéralisation des visas outre les pas qui ont été faits justement grâce au partenariat et à toute tous les pas qui ont été fait ensuite avec l'Europe, cela explique et cela fonde, je dirais la résistance d'aujourd'hui parce que ces jeunes qui sont dans la rue sont des jeunes qui sont nés avec la la geéorgie indépendante et qui ont grandi avec une geéorgie qui se rapprochait de l'Europe et qui ont bénéficié énormément de la libéralisation des visas.
Pratiquement, il n'y a pas de jeune qui n'est pas été avec Erasmus ou d'autres possibilités. Et donc, ils sont profond, ils sont non seulement proe européens eux, mais ils sont européens. Ils sont l'avenir.
Ils sont l'avenir. Donc c'est ça qui font mon optimisme. Je faire une photo Didier Marie qui souhaiterait qu'on fasse une photo.
Madame, bien sûr. Alors, je sais pas s'il veut la faire tout seul avec vous. Après pour la bonne cause aussi avec est-ce que j n'est plus plus n'est plus madame la présidente je suis obligé de vous quitter.
Merci beaucoup. Merci pour tout. Ça a été ru