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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 29 avril 2026 48 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesLogementJusticeImmigration & asile

Questions au Gouvernement : logement, prisons, site Coco… les réponses choc des ministres 29/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Merci. La première va être posée par Michel Barnier.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Monsieur le ministre du commerce extérieur, la Commission européenne est-elle naïve face à la Chine, aux États-Unis et au Mercosur ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La parole est à Nicolas Forissier.

  • 2:03OuverteRéponse directe

    La France est-elle naïve dans ses négociations commerciales avec l'UE ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    La parole est à Arnaud Bonnet.

  • 4:03FerméeRéponse directe

    Le site CocoLand doit-il être bloqué immédiatement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Michel BarnierFait
    « Nous sommes naïfs avec la Chine, dont les exportations subventionnées détruisent méthodiquement notre industrie. »
  • 0:25Michel BarnierFait
    « Une manoeuvre de dernière minute de la Commission européenne va offrir à une entreprise choisie par le Gouvernement le monopole de notre marché d'importation de viande et de volailles. »
  • 0:32Michel BarnierFait
    « Jusqu'à maintenant, il était garanti qu'aucune entreprise ne pouvait s'accaparer plus de 15 % des échanges, afin de favoriser la concurrence. »
  • 2:25Nicolas ForissierFait
    « Il y a eu un vote contre le Mercosur de la part de la France. »
  • 4:15Arnaud BonnetChiffre
    « Le site Cocoland info est cité dans plus de 23 000 affaires pénales. »
  • 4:25Arnaud BonnetFait
    « Un site d'association contre l'inceste se faisant passer pour une élève de cinquième a dit qu'il ne suffisait que de quelques minutes pour que des hommes adultes contactent l'enfant dans le but de commettre des infractions sexuelles. »
  • 6:15Laurent NunezChiffre
    « Ce site, quand il fonctionnait, était d'accès libre, il garantissait l'anonymat et n'avait aucune modération. Ce sont bien 3051 procédures judiciaires qui ont été ouvertes. »
  • 6:25Laurent NunezFait
    « Le fondateur du site a été interpellé et a été poursuivi pour des infractions graves, notamment celles de détention d'images pédopornographiques, corruption de mineurs, trafic de drogue... »
  • 8:15Laurent CroizierChiffre
    « Nous avons dans cet hémicycle un devoir de vérité sur l'état de nos institutions. Avec plus de 87 000 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles, la réalité de nos prisons est un défi pour notre République. »
  • 8:30Laurent CroizierChiffre
    « L'établissement compte 461 détenus pour 273 places. »
  • 10:15Laurent PanifousChiffre
    « Ce sont plus de 45 000 hommes et femmes mobilisées au quotidien dans les prisons. »
  • 10:25Laurent PanifousChiffre
    « 1000 postes ont été créées grâce au PLF 2026. »
  • 10:35Laurent PanifousChiffre
    « Le garde des Sceaux a lancé un plan de construction de 3000 places. »
  • 12:15Jean BodartFait
    « La semaine dernière, le Premier ministre a annoncé à Marseille le lancement d'une troisième génération du programme de rénovation urbaine, tourné vers la décennie 2030-2040. »
  • 12:25Jean BodartChiffre
    « Les perspectives de développement des bassins industriels et portuaires qui verront la création de plus de 20 000 nouveaux emplois. »
  • 14:15Vincent JeanbrunFait
    « Le projet de loi dont a parlé le Premier ministre porte en lui des outils d'accélération et de simplification. »
  • 14:25Vincent JeanbrunFait
    « Nous avons la volonté de pouvoir rénover massivement des logements qui, sinon seraient partis du parc. »
  • 16:15Michel CriaudFait
    « L'effondrement de l'offre locative, la baisse considérable des mises en chantier, sans parler du nombre croissant de dossiers en attente pour l'obtention d'un logement social. »
  • 18:15Soumya BourouahaFait
    « Un élève de 15 ans est mort sur son lieu de stage d'observation, écrasé par un chariot élévateur. »
  • 20:15Edouard GeffrayFait
    « Aujourd'hui, on a des élèves de troisième qui connaissent 10 à 15 métiers. »
  • 22:15Antoine ValentinChiffre
    « Les recettes budgétaires apportées par les immigrés ne financent que 86 % des dépenses publiques qui leur sont affectées. »
  • 22:45Antoine ValentinChiffre
    « L'hébergement d'urgence engloutie 1 milliard d'euros par an dont 60 % sont captés par les clandestins. »
  • 26:15René LioretFait
    « Nos viticulteurs souffrent d'une stigmatisation de la consommation de leur production. »
  • 28:15Annie GenevardFait
    « Le législateur l'a voulu ainsi. Je n'ai pas le pouvoir ni le souhait de contredire cette indépendance. »
  • 28:25Annie GenevardFait
    « L'union européenne a validé l'usage du cuivre par une décision qu'elle a prise. Elle a renouvelé son approbation jusqu'au 30 juin 2029. »
  • 30:15Françoise BuffetFait
    « Dans le récent rapport de la Cour des Comptes, il est mis en évidence les limites du régime de catastrophe naturelle confrontée à des délais d'indemnisation trop long et à de fortes incertitudes quant à sa soutenabilité financière. »
  • 34:15Marie MesmeurFait
    « Vous avez annoncé que les universités seraient contraintes d'ajouter des frais pour les étudiants étrangers. »
  • 34:35Marie MesmeurFait
    « Vous leur avez aussi retiré les APL à l'automne dernier. »
  • 36:25Philippe BaptisteChiffre
    « Nous avons besoin de 40 000 ingénieurs par an, 40 000 techniciens par an. »
  • 36:35Philippe BaptisteChiffre
    « Les droits correspondent à une contribution marginale de chaque étudiant au coût de sa formation. Moins d'un tiers du coût réel. »
  • 38:15Dieynaba DiopChiffre
    « Stellantis a annoncé la fin de la production de véhicules sur un site d'ici 2028. Aujourd'hui, il compte 1925 salariés. »
  • 38:25Dieynaba DiopChiffre
    « En 2030, ils ne devraient plus être que 1000. »
  • 38:35Dieynaba DiopChiffre
    « Stellantis met en avant un marché européen en baisse de 20 % depuis 2019. »
  • 38:45Dieynaba DiopChiffre
    « La direction annonce un investissement de 100 millions d'euros d'ici 2030 pour réorienter les activités. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Yaël Braun-Pivet : L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement. La première va être posée par Michel Barnier. - Michel Barnier : Merci.

Monsieur le ministre du commerce extérieur, voilà plusieurs années que nous sommes nombreux à demander à la Commission européenne d'être moins naïve dans ses négociations commerciales. Pourtant, nous sommes naïfs avec la Chine, dont les exportations subventionnées détruisent méthodiquement notre industrie. Nous sommes naïfs avec les Etats-Unis et cet accord humiliant signé en Ecosse il y a quelques mois.

Nous le sommes encore avec l'accord du Mercosur malgré l'opposition du Parlement français, cet accord va continuer. S'ajoute à cela la désinvolture et une forme de mépris à l'égard de la France. Voilà qu'une manoeuvre de dernière minute de la Commission européenne va offrir à une entreprise choisie par le Gouvernement le monopole de notre marché d'importation de viande et de volailles.

Jusqu'à maintenant, il était garanti qu'aucune entreprise ne pouvait s'accaparer plus de 15 % des échanges, afin de favoriser la concurrence. On voit là que notre pays s'affaiblit. Il faudrait instaurer à tout prix une préférence européenne.

Quand le Premier ministre compte-t-il dire à Bruxelles que nous en avons assez de cette arrogance et de cette désinvolture ? Vous savez qui vous parle. Nous avons besoin de l'Europe.

Mais nous avons besoin d'une Europe forte qui protège ses citoyens, ses consommateurs et ses entreprises. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Nicolas Forissier. - Nicolas Forissier : Merci.

J'entends bien votre message. Honnêtement, j'ai le sentiment que la France n'est pas naïve et qu'elle pèse dans le cadre de l'union européenne. Et face à la Commission européenne, contrairement aux ricanements que j'entends de la droite, j'en veux pour preuve ce qui se passe sur la souveraineté européenne et la protection de nos intérêts stratégiques et industriels.

C'est la France qui en est à la tête. Il y a eu un vote contre le Mercosur de la part de la France. Nous continuons à chercher à obtenir la clause de sauvegarde renforcée je veux parler des contrôles qui sont renforcés.

Il faut faire plus. Nous le demandons. Nous continuons à nous battre auprès de la Commission européenne.

Je veux parler des mesures miroir qui sont pour la première fois sur la table. La France pèse, elle doit continuer à se battre. Vous avez raison.

Le Premier ministre, pour parler en son nom, est conscient de la nécessité de continuer à porter ce discours. Nous avons renforcé notre présence dans les cabinets. Sur le point précis que vous évoquez, qui concerne une mesure technique prise dans le cadre de l'application au 1er mai prochain de l'accord à titre provisoire, c'est la décision de la commission.

Nous allons voter contre car nous considérons anormales et contraires à la volonté du Parlement européen d'anticiper la mise en oeuvre du Mercosur. Nous sommes très clairs et nous continuons le combat. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Arnaud Bonnet. - Arnaud Bonnet : Merci. Le site Cocoland info est cité dans plus de 23 000 affaires pénales.

C'est l'un des modèles de l'académie du viole découverte par CNN le mois dernier. Je remercie ceux qui ont alerté. Le parquet de Paris a annoncé hier ouvrir une enquête à l'encontre du site.

Il n'aurait pas pu être possible de le rouvrir. Un site d'association contre l'inceste se faisant passer pour une élève de cinquième a dit qu'il ne suffisait que de quelques minutes pour que des hommes adultes contactent l'enfant dans le but de commettre des infractions sexuelles. Cette élève n'existe pas.

Mais tous les autres sont réels. Vous le voyez. La non régulation du numérique est un terrain de jeu pour les auteurs de violences sexistes et sexuelles.

Allez-vous mettre en place des mesures comme le blocage immédiat que ne peuvent faire ni Arcom ni Pharos, pour empêcher l'apparition de sites honteux. Allez-vous identifier poursuivre les agresseurs sexuels qui sévissent ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Merci. Monsieur le député, je vais revenir sur les faits.

Ils sont graves. Ce site, quand il fonctionnait, était d'accès libre, il garantissait l'anonymat et n'avait aucune modération. Ce sont bien 3051 procédures judiciaires qui ont été ouvertes.

Ca a concerné 70 parquets sur le territoire national. Il y a différents types de crimes. Et Monsieur Pénicaud utilisait également ce site pour recruter les violeurs de son épouse.

Ce site a été fermé en juin grâce à l'action du parquet. Il y a une saisine des serveurs, des avoirs criminels. Le fondateur du site a été interpellé et a été poursuivi pour des infractions graves, notamment celles de détention d'images pédopornographiques, corruption de mineurs, trafic de drogue...

Un nouveau site a été ouvert et il semble fonctionner dans les mêmes conditions. Il a immédiatement donné lieu à des signalements. D'abord, l'office de lutte contre la cybercriminalité a détecté sa création.

Mais d'autres personnes aussi. Notamment sur Pharos, un certain nombre de personnes détectaient ce site. La haut-commissaire à l'enfance a également fait signalements.

Hier, une enquête a été ouverte par le parquet. Je ne doute pas qu'une suite sera donnée. C'est un vrai sujet.

Notre capacité à fermer immédiatement ces sites. On y travaille. C'est le problème, la capacité à tout de suite fermer un site en dehors d'une procédure judiciaire. - Arnaud Bonnet : Nous parlons de ce site mais il y a d'autres sites.

Il nous faut un vrai plan d'action immédiat contre cette impunité. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Laurent Croizier. - Laurent Croizier : Merci.

Je m'adresse au garde des Sceaux. Nous avons dans cet hémicycle un devoir de vérité sur l'état de nos institutions. Avec plus de 87 000 personnes détenues pour un peu plus de 63 000 places opérationnelles, la réalité de nos prisons est un défi pour notre République.

La sécurité de ceux qui servent l'Etat et la dignité de ceux qui sont incarcérés sont indissociables. La surpopulation et la dignité carcérale sont non seulement le terreau direct des violences qui frappent nos agents pénitentiaires, mais elles alimentent directement la récidive. Les conditions d'incarcération préparent les drames de demain.

Je me suis rendu à la maison d'arrêt de Besançon afin d'apporter un soutien aux surveillants pénitentiaires. Les chiffres sont accablants. L'établissement compte 461 détenus pour 273 places.

Le bâtiment des détenus condamnés est dans un état déplorable. Cette réalité illustre l'état de saturation du système carcéral où se conjuguent surpopulation, conditions indignes et manque d'effectif. Face à cette urgence, nous allions votre pragmatisme avec le déploiement de places de prison modulaire, comme à Mayotte.

Mais l'incarcération ne peut pas être notre seule arme. La réponse pénale doit devenir multiples pour soulager nos maisons d'arrêt et nos agents pénitentiaires. Les surveillants actuellement en grève nous alertent sur leurs conditions de travail.

Dès lors, quelles mesures structurelles comptez-vous engager pour rendre le métier de surveillant enfin attractif et garantir que la prison redevient cet espace où la privation de liberté ne s'accompagne pas de privation de dignité. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Laurent Panifous. - Laurent Panifous : Merci.

Je tiens à excusez le garde des Sceaux qui est retenu ailleurs. Il s'est plus exprimé sur le sujet hier. Il me demande de vous faire la présentation que je vous apporte.

L'administration pénitentiaire est la troisième force de sécurité intérieure du pays. Ce sont plus de 45 000 hommes et femmes mobilisées au quotidien dans les prisons. Ces hommes et femmes, personnels de surveillance, d'insertion et de probation, personnels administratif, technique et de direction, font un travail difficile pour garantir des conditions de détention dignes à nos détenus.

Je tiens à saluer leur engagement. Ils font face à des situations humaines difficiles mais aussi parfois dangereuses pour leur propre sécurité. La surpopulation carcérale est un fléau pour notre pays.

Elle a un impact sur les conditions de travail des agents et sur les conditions de détention des détenus. Plusieurs leviers sont mobilisés pour améliorer les conditions. D'abord par le recrutement de personnel. 1000 postes ont été créées grâce au PLF 2026.

Ensuite, par la création de nouvelles places de prison. Le garde des Sceaux a lancé un plan de construction de 3000 places. Il s'agit de construire trois fois plus vite et deux fois moins cher pour gagner en efficacité.

Une première phase a été lancée. Le premier site à Troyes verra sa première pierre posée à l'automne. Ces avancées ne sont pas une fin en soi.

Le garde des Sceaux est pleinement mobilisé pour améliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires. Il reste un lien avec les organisations syndicales. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Jean Bodart. - Jean Bodart : Ma question s'adresse au ministre du logement. Monsieur le ministre, l'ANRU mise en place en 2004 est chargée depuis plus de 20 ans de restructurer, dans un objectif de mixité sociale et de développement durable, les quartiers classés prioritaires de la politique de la ville.

La semaine dernière, le Premier ministre a annoncé à Marseille le lancement d'une troisième génération du programme de rénovation urbaine, tourné vers la décennie 2030-2040. Ce nouveau programme permettra de répondre à de nouveaux enjeux dans les territoires les plus défavorisés. Vendredi dernier, à Dunkerque, vous expliquiez que nous nourrissions de grands espoirs pour ce nouveau programme.

Il tient compte des enjeux de transition énergétique, de sécurité et de santé publique. Les perspectives de développement des bassins industriels et portuaires qui verront la création de plus de 20 000 nouveaux emplois amènent à vous interroger sur l'éventuelle possibilité de laisser les programmes en fonction de ces développements à venir. La mise en place dans le cadre d'opérations d'intérêt local permettrait de répondre aux attentes des collectivités et de le faire dans un délai plus court. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Vincent Jeanbrun. - Vincent Jeanbrun : Je vous remercie pour votre question. Permettez-moi de vous féliciter pour votre entrée aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Vous l'avez rappelé, le Gouvernement a franchi une nouvelle étape dans sa réponse à la crise du logement. Nous avons eu l'occasion vendredi dernier d'échanger sur cet enjeu majeur en visitant un quartier en pleine rénovation urbaine et cela montre l'utilité de la rénovation urbaine puisqu'on change la vie des habitants. C'était en soi le meilleur argumentaire pour défendre cette politique publique.

Au-delà de ça, il faut être capable de répondre plus vite aux enjeux du logement. Le territoire de Dunkerque, et autour, est extrêmement attractif. Cela appelle à pouvoir offrir des logements aux personnes qui viendraient travailler autour du bassin.

C'est pourquoi le projet de loi dont a parlé le Premier ministre porte en lui des outils d'accélération et de simplification. Ce qu'on a appelé les JO du logement avec cette idée simple : la même exigence en matière de qualité, sécurité, accessibilité et évidemment, une accélération de procédures administratives. J'espère qu'on aura l'occasion d'en débattre prochainement ensemble pour donner un coup d'accélérateur à la production de logements dans notre pays.

C'est aussi pourquoi nous avons la volonté de pouvoir rénover massivement des logements qui, sinon seraient partis du parc. Il faut faire en sorte qu'on puisse loger mieux et plus décemment nos concitoyens, j'ai hâte de pouvoir échanger avec vous là-dessus. Vous qui connaissez si bien le président de l'association. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Monsieur le député ? - Jean Bodart : Merci pour votre réponse. - Yaël Braun-Pivet : La parole est à Michel Criaud. - Michel Criaud : Monsieur le ministre du Logement, jeudi dernier vous avait annoncé avec le Premier ministre un projet de loi visant à relancer le logement et à transformer durablement nos territoires.

Nous le savons tous, la France fait face depuis plusieurs années à une grave crise du logement et nous ne pouvons plus attendre. L'effondrement de l'offre locative, la baisse considérable des mises en chantier, sans parler du nombre croissant de dossiers en attente pour l'obtention d'un logement social, nous obligent à agir. Le troisième programme de renouvellement urbain, en partenariat avec des acteurs locaux, nous devons renoncer à un véritable parcours résidentiel pour tous en privilégiant la mixité sociale afin d'améliorer concrètement la vie de nos concitoyens.

Celui-ci doit s'articuler autour de deux piliers. La construction de logements neufs et la rénovation. Cela suppose accélérer les procédures.

Tout d'abord, concernant la construction de logements neufs, comment les filières seront-elles associées à ce plan notamment au regard des enjeux environnementaux, de la durabilité de l'habitat, des contraintes réglementaires mais aussi de l'innovation ? Comment ces ambitions s'inscrivent-elles dans un contexte marqué par l'explosion de la difficulté du recrutement dans le secteur ? Nous ne pouvons répondre à cette crise sans aborder le volet essentiel de la rénovation énergétique.

Nous avons compris votre volonté d'assouplir les règles pour les artisans du bâtiment, notamment par le recours...

Comment seront validées les performances ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Vincent Jeanbrun. - Vincent Jeanbrun : Merci pour votre question qui est importante.

Nous avons eu l'occasion d'en débattre. Vous rappelez l'importance d'avoir un parcours résidentiel. C'est au coeur du projet de loi qui sera présenté où on fait la part belle à la construction neuve, aux logements sociaux ou en accès libre mais aussi à la rénovation du parc.

Cette rénovation, ce n'est ni vous ni moi qui allons la faire, mais les entreprises, les artisans, qui sont pénalisés car la crise de logements qui touchent les Français a aussi pour impact que moins de chantiers sont en cours et ce plan de relance a un impact économique extrêmement favorable et utile. L'objectif pour nous, en proposant la production, un objectif de 2 millions de logements d'ici 2030, c'est d'envoyer un message fort au tissu économique. Il faut que nos artisans puissent mieux accéder à la qualification RGE, le fameux label.

C'est une mesure qui est extrêmement importante parce que sur les 526 000 entreprises du BTP en France, 10 % d'entre elles sont agréés RGE. De nombreux artisans sont exclus du marché de la rénovation. Ce n'est pas acceptable.

Le conseil supérieur sur l'énergie a rendu un avis favorable. Grâce a cet arrêté, l'artisan pourra valider son label avec ses acquis. Avec Serge Papin, c'est un objectif auquel nous tenons beaucoup.

Ca participera à cet effort considérable pour donner du sens pour la relance du logement. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Soumya Bourouaha. - Soumya Bourouaha : Merci.

Monsieur le ministre de l'Education nationale, le 17 avril, un élève de 15 ans est mort sur son lieu de stage d'observation, écrasé par un chariot élévateur. Avec ma collègue Elsa Faucillon, nous avons reçu récemment à l'Assemblée nationale la famille d'une élève de seconde générale décédée en juin dernier dans un stage d'observation obligatoire. A la suite de ces rames, six en quelques mois, nous nous sommes exprimés avec de nombreux collègues dans une tribune pour tirer la sonnette d'alarme.

Nous rappelons les défaillances manifestes qui entoure l'encadrement des stages par l'Education nationale. Les stages de seconde générale, décidés à la hâte pas Gabriel Attal pour soi-disant reconquérir le mois de juin, se déroulent sans suivi réel. Pas de suivi des entreprises ni au préalable, ni durant le stage.

Comment pourrait-il en être autrement alors que les avis négatifs sont déjà mobilisés par les examens du baccalauréat ? Nous alertons sur le rôle de l'école. Les enfants doivent s'orienter vers un métier dès le collège.

Nous contestons cette pression à l'orientation précoce et l'effacement de la mission première de l'école. Former des citoyens libres et émancipés et non pré-adapter des enfants au marché, aux besoins du marché. Vous avez lancé une mission flash au regard de la gravité des grammes.

Allez-vous suspendre ces drames. Allez-vous suspendre les stages ? Des adolescents qui perdent la vie sur leur lieu de stage est inacceptable.

Il faut agir maintenant, avant les prochains stages pour que plus aucun enfant ne risque sa vie. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Edouard Geffray. - Edouard Geffray : Merci.

Madame la députée, je me permets, au nom du Gouvernement, d'adresser toutes mes pensées à la famille de l'élève. Quand on est à l'Education nationale, perdre un élève, c'est le pire. Ce qui s'est passé est un traumatisme pour sa famille et la communauté éducative.

Il faut distinguer le principe même du stage et des conditions d'exercice. Aujourd'hui, on a des élèves de troisième qui connaissent 10 à 15 métiers. "Mon père fait ceci, ma mère fait cela, je ne sais pas quel métier je veux faire." Les stages d'observation ouvrent les ambitions des élèves et ça participe à l'égalité des chances.

La vraie question, celle des modalités et des conditions dans lesquelles les stages se déroulent. Ce sont des stages d'observation. Quand on fait un stage d'observation, on ne peut d'aucune manière assurer un geste professionnel.

En aucune manière. Nous avons, avec Jean-Pierre Farandou, missionné une inspection flash, non pas pour qu'il y ait des enquêtes, il y avait déjà des enquêtes d'inspection de travail, pénales...

Une enquête ministérielle flash avant les stages du mois de juin pour nous permettre de consolider le dispositif et faire sorte que les entreprises, comme les élèves, 70 et en amont du stage de la nécessité de ne jamais faire un stage professionnel dans un environnement à risque. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Antoine Valentin. - Antoine Valentin : Merci.

Ma question se dresse à Monsieur le Premier ministre. Le dernier numéro du magazine de gauche, "Marianne", rapporte un constat budgétaire accablant. Je cite : "Les recettes budgétaires apportées par les immigrés ne financent que 86 % des dépenses publiques qui leur sont affectées." Un déficit de 14 points.

Vos services l'évaluent à 48 milliards. L'INSEE nous indique que les immigrés représentaient s'il présentait le même taux d'emploi que les Français, rapporterait 45 millions d'euros parents à nos comptes publics. Pour cause, les chiffres sont accablants.

Près de 4 millions de titres de séjour délivré depuis l'arrivée des macros pouvoirs. Près de neuf sur 10 ne viennent pas pour travailler. Vous cherchez des économies ?

Elles sont là. L'hébergement d'urgence engloutie 1 milliard d'euros par an dont 60 % sont captés par les clandestins. En face, seuls 56 % des étrangers extraeuropéens occupent un emploi et les prestations sociales dont il bénéficie sont deux fois supérieures à celle des Français sans ascendance migratoire.

Faible contribution, forte sollicitation, déficit assuré. Dans un pays qui empreinte quasiment chaque euro qu'il dépense, la France a encore les moyens financiers de supporter votre inaction ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Mesdames Messieurs les députés, votre question est très large. Je note qu'elle remet en cause la politique d'immigration que nous menons.

Le président de votre formation politique appelée à une Commission d'enquête sur le coût de l'immigration. Ce sera sans doute le moment de vérité pour vous, pas pour moi. Il y a des programmes qui retracent l'ensemble des dépenses qui sont liées à l'immigration, à l'asile, à l'intégration.

L'intégration, lutter contre l'immigration illégale et accueillir des gens, ça s'appelle l'humanité. Je ne suis pas certain que ce mot soit partagé dans votre formation politique. Vous avez souhaité créer une Commission d'enquête, nous aurons l'occasion de débattre du montant, du coût de l'immigration, à la fois en dépenses, en recettes mais aussi à tout ce que l'immigration a apporté au développement de notre pays.

On oublie jamais ça. La fermeté, les reconduites, l'intégration pour ceux qui veulent s'intégrer dans notre pays dans des conditions légales et réglementaires. Ce que vous semblez souvent oublier. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Monsieur le député ? - Antoine Valentin : Merci pour cette leçon larmoyante qui doit beaucoup plaire à ceux d'extrême gauche. Le discours que vous portez, il est facile à porter à votre place mais beaucoup plus dure pour les Français qui vivent dans la pauvreté.

Nous voulons connaître le coût réel de votre politique migratoire. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à René Lioret. - René Lioret : Merci.

Ma question s'adresse à la ministre de l'agriculture. Après l'épisode extravagant de l'acétamipride, ce sont aux viticulteurs d'être confrontés à l'impasse, l'interdiction du cuivre. Nos viticulteurs souffrent d'une stigmatisation de la consommation de leur production.

Dans de nombreuses régions, les exploitations sont fragilisées. Parfois au bord de la rupture. Dans ce contexte tendu, vous ajoutez des contraintes supplémentaires sans alternative crédible.

On impose des règles sans alternative et on met la filière en difficulté. Derrière cette position se pose un problème majeur. Ce sont des décisions aux conséquences économiques mesurables.

Vous faites un choix isolé car Italie, l'Espagne et d'autres Etats membres ont utilisé des marges de manoeuvre. Ma question est simple, allez-vous instaurer un moratoire sur les restrictions d'usage sur le zinc ? Ou persisterez-vous dans cette logique à ne laisser la décision de ces mesures au risque de saborder une filière essentielle de notre infrastructure, notre balance commerciale et notre patrimoine ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Annie Genevard. - Annie Genevard : Merci. Je mesure pleinement l'inquiétude des viticulteurs.

Ils m'en ont fait part. Je partage leur inquiétude sur cette décision prise récemment concernant l'usage d'un certain nombre de produits à base de cuivre. Je veux vous rappeler l'organisation de cette agence indépendante qui rend ses avis indépendamment de ce que vous et moi pouvons en penser.

Le législateur l'a voulu ainsi. Je n'ai pas le pouvoir ni le souhait de contredire cette indépendance. Simplement, j'ai pris un arrêté lui demandant d'examiner prioritairement les filières en impasse.

Si je reviens à l'agriculture, la viticulture, je suis d'accord que le cuivre est une substance indispensable à la viticulture. Notamment contre les attaques de mildiou. L'union européenne a validé l'usage du cuivre par une décision qu'elle a prise.

Elle a renouvelé son approbation jusqu'au 30 juin 2029. Mais c'est assorti de conditions d'usage. Il existe, pour chaque filière, biologique ou conventionnelle, viticulture, au moins un produit à base de cuivre.

Les produits non renouvelés restent utilisables jusqu'au 15 janvier 2027 grâce au délai de grâce. Cela dit, je ne suis pas restée inactive car le problème et l'inquiétude sont là. J'ai réuni les viticulteurs et les représentants des firmes pour voir comment on pouvait faire évoluer cette question des usages de produits à base de cuivre.

J'espère qu'un guide national de bonnes pratiques pourra répondre à l'interrogation légitime des viticulteurs. Je les réunirai en mai... - Yaël Braun-Pivet : Merci.

Il vous reste une seconde. - René Lioret : Merci. J'en ferai part aux agriculteurs. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Françoise Buffet. - Françoise Buffet : Merci. Partout sur le territoire, les agriculteurs font face à une accumulation de crises.

Les producteurs de betteraves subissent de plein fouet la répétition des épisodes de sécheresse qui pèsent lourdement sur les rendements à laquelle s'ajoute la menace de la jaunisse. Dans le récent rapport de la Cour des Comptes, il est mis en évidence les limites du régime de catastrophe naturelle confrontée à des délais d'indemnisation trop long et à de fortes incertitudes quant à sa soutenabilité financière. Ce régime pourtant essentiel est aujourd'hui fragilisé avec des déficits et une trajectoire préoccupante.

Alors même que le coût des sinistres pourrait augmenter. Certes, la réforme de l'assurance récolte constitue une avancée. Mais sur le terrain, de nombreux exploitants en voient encore les limites.

Face à cette situation, c'est la pérennité de la filière agricole qui est en jeu. Les agriculteurs attendent des réponses lisibles, rapides et à la hauteur des risques qu'ils affrontent au quotidien. Comment le Gouvernement entend-il faire évoluer en profondeur le régime des catastrophes naturelles pour garantir sa soutenabilité financière à moyens et longs termes ainsi que sa bonne articulation avec l'assurance récolte ?

Comment compte-t-il tirer toutes les conséquences de ces crises à répétition pour apporter des réponses structurelles et durables à l'ensemble de nos agriculteurs ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Sébastien Martin. - Sébastien Martin : Merci.

Vous avez raison de le souligner, les catastrophes naturelles vont coûter et coûteront toujours plus cher. Alors que certains font semblant de ne pas voir que le dérèglement climatique a des conséquences directes sur l'agriculture...

Nous pourrons continuer à nous appuyer sur la caisse centrale de réassurance. Il faut préparer une réponse de long terme. Les recommandations de la Cour sont diverses.

Nous sommes en train de les étudier. Roland Lescure n'a pas attendu ce rapport pour engager dès ce printemps un groupe de travail sur les questions que vous soulevez. Les recommandations de la Cour seront intégrées à cette réflexion.

Nous voulons associer ce travail la caisse centrale de réassurance, France assureur, les assureurs...

Pour mettre tout autour de la table les acteurs. L'assurance récolte que vous mentionnez sera également regardée à cette occasion. Afin d'avoir un dispositif d'ensemble cohérent et robuste.

Les propositions seront annoncées d'ici juillet. Roland Lescure reviendra vers vous pour en parler. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Marie Mesmeur. - Marie Mesmeur : Le racisme justifie le libéralisme. Vous avez annoncé que les universités seraient contraintes d'ajouter des frais pour les étudiants étrangers.

Nous voyons très bien qui vous visez. Les étudiants danois ou italiens payeront comme les Français, les étudiants ivoiriens payeront deux fois plus. Vous leur avez aussi retiré les APL à l'automne dernier.

Ces frais différenciés sont une mesure raciste. Un signe de la préférence nationale tout droit sorti du programme des Marine Le Pen. Heureusement, les universités ont résisté.

Ils savent que les étudiants étrangers sont le rayonnement de la recherche française. Puisqu'ils ont exonéré plus de 2000 étudiants étrangers, vous voulez les faire plier. Mais toutes les universités, même celles qui se conforment à vos injonctions libérales, toutes sont en déficit, paralysées par vos coupes budgétaires.

Pas même la Cour des Comptes ne sait défendre. Vous envoyez la facture aux étudiants étrangers et précaires. Les étudiants sont déjà mobilisés par cette réforme.

Ils savent que votre fantasme est le modèle américain. Des étudiants endettés à vie. Continuerez-vous d'exécuter le programme de l'extrême droite à sa place ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Philippe Baptiste. - Philippe Baptiste : Madame la députée, accueillir les étudiants, les doctorants internationaux, ça fait partie de notre histoire et ça fait partie de notre développement. A titre d'exemple, nous avons besoin de 40 000 ingénieurs par an, 40 000 techniciens par an.

Et nous avons besoin de ces étudiants internationaux. La semaine dernière, j'ai lancé la nouvelle stratégie gouvernementale qui vise à maintenir notre attractivité en renforçant son aspect qualitatif. Cela passe par des mesures concrètes.

Identifier des filières prioritaires pour des talents internationaux, comme l'ingénierie, l'IA, les biotechnologies...

Deuxièmement, renforcer des bourses d'excellence et les flécher sur les filières précédemment mentionnées. Troisièmement, simplifier le parcours administratif de ces talents internationaux, en particulier au moment où ils rentrent sur le marché du travail. C'était déjà le plan "Bienvenue en France" en 2019.

Nous revenons là-dessus. Les droits correspondent à une contribution marginale de chaque étudiant au coût de sa formation. Moins d'un tiers du coût réel.

Vous parlez de racisme. Je voudrais vous indiquer que la Grande-Bretagne, le Danemark, le Canada...

Ils pratiquent tous ce type de droit. Notre éducation est près de deux fois moins chère que celle de Grande-Bretagne. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La parole est à Dieynaba Diop. - Dieynaba Diop : Merci. Je m'adresse au ministre de l'Economie.

J'associe mes collègues. Samedi dernier, le groupe Stellantis a annoncé la fin de la production de véhicules sur un site d'ici 2028. Aujourd'hui, il compte 1925 salariés.

En 2030, ils ne devraient plus être que 1000. C'est un choc pour notre territoire. Poissy, c'est le dernier site de production automobile en Ile-de-France.

Cela confère à sa décision une portée concrète et symbolique. Cette annonce inquiète et représente une perte de savoir-faire et un déclassement industriel. Les organisations syndicales nous alertent sur les conséquences indirectes, à savoir pour les sous-traitants mais aussi pour l'ensemble de l'écosystème industriel local.

Stellantis met en avant un marché européen en baisse de 20 % depuis 2019 et parle de surcapacité industrielle. Concrètement, sa stratégie repose surtout sur une réduction des coûts avec un risque clair de délocalisation. La direction annonce un investissement de 100 millions d'euros d'ici 2030 pour réorienter les activités.

Mais cela ne remplacera pas la production de véhicules et les emplois supprimés. Vous dîtes vouloir faire de la réindustrialisation de la France votre priorité. Mais comment le faire lorsque le dernier site d'Ile-de-France va cesser de produire des véhicules d'ici peu ?

Il faut faire des choix clairs et cohérents. Protéger nos sites de production, soutenir l'investissement dans nos territoires et défendre nos entreprises face à une concurrence internationale qui est souvent déloyale. Aussi, je vous interroge, comme le Gouvernement quand il réagira ses décisions ?

Quelles garanties pouvaient vous apporter pour maintenir une activité industrielle en Ile-de-France ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Sébastien Martin. - Sébastien Martin : Madame la députée, merci pour votre question et du sérieux avec lequel vous l'avez présenté.

Il y a un attachement des Français au site de Poissy car il a été créé entre les deux guerres ce sont des générations de femmes et hommes qui ont travaillé dans cette usine. Lorsque l'âge l'annonce a été faite, ça suscite des réactions, l'émoi et l'émotion. C'est légitime.

L'avenir de ce site reste un avenir industriel, certes plus autour de l'assemblage des automobiles, nous continuerons à assembler encore pour les deux années qui viennent deux modèles. Il y aura du recyclage, les questions de la batterie...

Et des activités de reconditionnement des véhicules. L'emploi industriel sur site sera autour de 1200. On parle de 1900 postes aujourd'hui.

En réalité, ce sont plutôt 1500 personnes toujours en activité. Certains sont allés vers d'autres activités et il y a eu des départs en retraite. On parle plutôt de 1200 emplois industriels sur ce site.

Ce site est maintenu et les fonctions support avec 8000 collaborateurs restent sur le site. Sur le marché automobile européen, oui, il faut le protéger. Nous l'avons fait avec les véhicules électriques.

Des droits de douane ont été mis en place puis on a augmenté la vente de véhicules électriques. On veut accompagner les sous-traitants. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

La séance de questions au Gouvernement est terminée.