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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 juin 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

INFO ICI PÉRIGORD : Le président des Républicains en Dordogne, Basile Fanier, annonce qu'il quitte le parti

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pouvez faire ? Qu'est-ce que vous allez faire, vous, en tant que maire ?

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Les gérants de ces pharmacies disent que c'est compliqué d'attirer un pharmacien dans une petite officine de centre-ville. C'est quoi ce qu'on peut faire ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que, par exemple, mettre des affiches, en parler pour essayer d'attirer quelqu'un ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel regard vous portez-vous là-dessus en tant que maire de cette fuite des services de santé ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Quel regard vous portez aujourd'hui, notamment sur les nombreuses annonces de candidature à droite ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que vous prenez cette décision que vous annoncez ce matin de quitter votre parti, les Républicains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Vous avez deux pharmacies qui ont été rachetées uniquement pour être fermées. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « C'est un appauvrissement considérable du centre-ville. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « C'est une décision qui est catastrophique pour les personnes âgées, pour les personnes qui ont des problèmes de santé. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Mais la décision consistant à racheter deux pharmacies et à les fermer rend définitive, potentiellement, la possibilité de retrouver un pharmacien. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Et c'est ça ce qui est véritablement scandaleux. »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « Je pense que c'est gravissime. »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « Mais aujourd'hui, je n'en vois pas un seul qui est à la hauteur des problèmes et des crises que rencontre le pays. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « Ce qui me déçoit, ce n'est pas tant les Républicains que la classe politique telle qu'elle est en train d'évoluer. »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « Je pense que face à la gravité des problèmes que traverse le pays, aucun homme politique, aucune femme politique aujourd'hui, ne me paraît être en capacité de régler ces problèmes. »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « Je suis gaulliste. »

Temps de parole

  • Basile Fanier63 %
  • Présentateur37 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Périgord ce matin, c'est le maire de Sarlat, Basile Fannier, président des Républicains en Dordogne. Il répond à vos questions, Louis de Bergevin. Bonjour Basile Fannier. Bonjour. Ce matin, il n'y a donc plus de pharmacie en centre-ville de Sarlat. Les deux qui étaient installés ont fermé ce week-end. On entendait tout à l'heure le désarroi des habitants qui n'ont pas de voiture. Qu'est-ce que vous pouvez faire ? Qu'est-ce que vous allez faire, vous, en tant que maire ?

0:21
Basile Fanier

Alors, les pouvoirs d'une mairie sont assez limités. Mais dès que j'ai eu cette information, j'ai proposé à l'ensemble du Conseil municipal d'adopter une motion pour interpeller l'ARS, les pouvoirs publics et ceux qui ont pris cette décision. Parce qu'il faut mesurer que ce qui se passe est grave. Vous avez deux pharmacies qui ont été rachetées uniquement pour être fermées. Et c'est un appauvrissement considérable du centre-ville. C'est une décision qui est catastrophique pour les personnes âgées, pour les personnes qui ont des problèmes de santé. Aujourd'hui, nos pouvoirs sont limités. Mais nous ferons tout ce qui est possible pour essayer d'arriver à un résultat.

J'ai interpellé plusieurs fois l'ARS à ce sujet.

0:59
Présentateur

L'Agence régionale de santé qui dit elle-même qu'elle n'a pas non plus le pouvoir de réguler l'installation des pharmaciens. Les gérants de ces pharmacies disent que c'est compliqué d'attirer un pharmacien dans une petite officine de centre-ville. Aujourd'hui, on a l'impression d'une situation un peu bloquée. C'est quoi ce qu'on peut faire, que ce soit vous ou quelqu'un d'autre ? Est-ce que, par exemple, mettre des affiches, en parler pour essayer d'attirer quelqu'un ? Ça, c'est des choses qui sont possibles ou il n'y a rien à faire ?

1:25
Basile Fanier

Aujourd'hui, les deux licences pharmaceutiques du centre-ville ont été rendues à l'ARS. Donc aujourd'hui, nous étudions avec mon équipe la possibilité de faire un recours contre cette décision. Nous pensons que c'est une faute. Il y a effectivement une difficulté dans beaucoup de centres-villes à trouver des pharmaciens. Mais la décision consistant à racheter deux pharmacies et à les fermer rend définitive, potentiellement, la possibilité de retrouver un pharmacien. Et c'est ça ce qui est véritablement scandaleux.

1:53
Présentateur

C'est embêtant pour une ville comme Sarla. Les pharmacies, il n'y en a plus en centre-ville. On parle aussi de la maternité où il n'y a plus d'accouchement depuis longtemps. Quel regard vous portez-vous là-dessus en tant que maire de cette fuite des services de santé ?

2:05
Basile Fanier

Je pense que c'est gravissime. C'est un sujet sur lequel nous sommes pleinement mobilisés avec mon équipe. Nous n'avons pas beaucoup de leviers. Mais en tout cas, encore une fois, tout ce que nous pourrons faire, nous le ferons. Aujourd'hui, à 10h, j'ai rendez-vous avec l'ARS, la directrice du GHT. Nous rencontrons les agents de la maternité. Et je suis très mobilisé avec mon équipe pour essayer de préserver tout ce qui pourrait être préservé dans le domaine de la santé.

2:30
Présentateur

Basile Fanny, vous êtes maire de Sarla. Vous êtes aussi président des Républicains en Dordogne. Quel regard vous portez aujourd'hui, notamment sur les nombreuses annonces de candidature à droite ?

2:40
Basile Fanier

Je m'en désintéresse un peu. Je voulais venir ici pour vous annoncer que j'ai pris la décision, depuis quelques temps déjà, de ne pas renouveler mon adhésion aux Républicains. De même que j'ai décidé de ne pas être candidat à la présidence DLR de Dordogne. C'est un parti dans lequel j'ai passé de belles années. J'y conserve des amis. Beaucoup de considérations pour ces militants. Mais ça fait quelques temps que j'ai des désaccords avec ce parti politique.

3:07
Présentateur

Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que vous prenez cette décision que vous annoncez ce matin de quitter votre parti, les Républicains ?

3:14
Basile Fanier

Je pense que ce parti comporte des élus de qualité, des élus locaux, des personnes qui ont exercé des responsabilités. Mais aujourd'hui, je n'en vois pas un seul qui est à la hauteur des problèmes et des crises que rencontre le pays. Je n'irai pour autant nulle part ailleurs. Je pense que toute la classe politique française est confrontée à une crise très grave. Vous parliez du problème du service public qui est gravissime. Il y a aussi une crise économique. Il y a partout des problèmes d'insécurité qui galopent.

3:42
Présentateur

Et alors, pour revenir aux Républicains, c'est quoi dans le parti ? Concrètement, ce qui vous déçoit ce matin ?

3:52
Basile Fanier

Ce qui me déçoit, ce n'est pas tant les Républicains que la classe politique telle qu'elle est en train d'évoluer. Je pense que face à la gravité des problèmes que traverse le pays, aucun homme politique, aucune femme politique aujourd'hui, ne me paraît être en capacité de régler ces problèmes. Et donc, j'ai pris la décision de prendre une distance avec la vie politique partisane et nationale.

4:15
Présentateur

Aujourd'hui, qui est-ce que vous soutiendrez à la présidentielle, notamment si on vient vous demander une signature pour être candidat ?

4:23
Basile Fanier

Alors, lorsque j'ai annoncé mon départ des Républicains à mon équipe, il se trouve que l'un de mes adjoints, Mathieu Brue, m'a fait savoir qu'il souhaitait se présenter à la présidence des Républicains d'Ordogne. D'accord. Voilà, pardon, on ne parle pas de la même chose. Je lui ai dit qu'il avait toute liberté de se présenter, puisque la force de notre équipe, c'est cette diversité. Autour d'un projet commun, pour ça là. Et pour la présidentielle, aujourd'hui, je suis bien embêté. Dans toutes les candidatures, je ne suis tenté par personne. J'espère, dans quelques années, pouvoir vous dire autre chose. Je n'exclus pas un jour de revenir dans un parti politique.

4:59
Présentateur

Quelle est votre ligne, Basile Fanny ? Est-ce qu'aujourd'hui, il y a un mouvement, alors on n'a bien compris pas de parti, que vous suivez ?

5:06
Basile Fanier

Aucun. Je n'irai nulle part ailleurs.

5:08
Présentateur

Et dont vous vous sentez proche ? Vous vous sentez proche de qui, aujourd'hui ?

5:11
Basile Fanier

C'est toute la difficulté. C'est toute la difficulté. Je suis gaulliste. C'est la raison pour laquelle j'avais adhéré aux Républicains il y a quelques années. Et aujourd'hui, je trouve que ce parti n'est plus à la hauteur. Mais pour autant, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Je n'irai pas dans un autre parti. Je prends une distance avec la vie politique partisane, qui traverse une crise très grave.

5:34
Présentateur

Et vous soutenez quand même, si j'ai bien compris, votre adjoint, Mathieu Brue, qui serait éventuellement candidat à la présidence des Républicains en Jordan ?

5:39
Basile Fanier

Je lui ai laissé toute liberté, comme à l'ensemble de mon équipe, pour avoir un engagement politique. Mathieu a une autre vision de ce parti. Il est adhérent depuis quelques années. Donc, je lui ai laissé toute liberté pour se présenter.

5:51
Présentateur

Ce que vous nous dites ce matin, c'est que vous vous restez quand même proche humainement de certaines personnes de ce parti, Basile Fannier. Mais donc, vous annoncez que vous quittez, que vous ne renouvellerez pas votre adhésion aux Républicains. Et donc, que vous ne serez pas candidat à la présidence du parti en Dordogne. Merci, Basile Fannier, d'être venu sur l'antenne d'ici Périgord ce matin. Merci à vous. Toute l'actualité politique en Dordogne, à retrouver sur ICI.fr.