

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors je le crois et il n'y a absolument aucune incompatibilité entre les deux. Laissez-moi juste d'une phrase terminée sur la France. La pauvreté est en train d'exploser en France. Vraiment, c'est une alerte. Je sais que vous en avez conscience. Tout le monde n'en a pas conscience. C'est une priorité absolue. Le nombre de bénéficiaires du RSA devrait augmenter de près de 15 à 20%. Nous avons de plus en plus de 100 domiciles fixes. Les expulsions locatives qui ont été fort heureusement gelées avec la période hivernale risquent de reprendre au printemps prochain. Le nombre de mal logés est de plus en plus important. Dans ce contexte-là, toutes les décisions du gouvernement qui ont été prises avant la crise du Covid-19, par exemple, le fait de réduire les aides sociales au logement, le fait de réduire les aides à la construction de logements sociaux, le fait d'avoir supprimé l'impôt sur la fortune, etc. Qu'est-ce que vous vous proposez dans ces cas-là ? Donc maintenant, on se rend compte que c'est des erreurs. Il faut revenir sur tout ça. Puis évidemment, dans cette crise, il faut des aides d'urgence et notamment aux étudiants que j'évoquais tout à l'heure. Pourquoi le gouvernement s'obstine-t-il à refuser un RSA pour les moins de 25 ans ? Je ne le comprends pas et c'est une urgence. Mais pour répondre à votre question, est-ce que du coup, ça éloigne la thématique de l'extrême pauvreté, notamment en Afrique subsaharienne ? Mais non, c'est de la même chose que l'on parle. C'est de la question de nos priorités politiques et de notre projet de société. Et aujourd'hui, cette pandémie, si elle nous a bien montré une chose, c'est notre interdépendance. C'est qu'au fond, on n'éradiquera pas cette maladie si on n'est pas capable de l'éradiquer partout puisqu'elle est contagieuse. C'est que ce dont nous souffrons ici, d'autres en souffrent beaucoup plus encore là-bas. »
« Alors, le renforcement psychologique que vous venez d'évoquer, vous êtes tellement sympathique à l'égard des annonces gouvernementales. C'est 80 psychologues supplémentaires. 80 psychologues »
« Non, non, pas du tout. D'ailleurs, je pense qu'il y a aujourd'hui une opposition parlementaire qui fait assez bien son travail d'évaluation de ce que fait le gouvernement et que c'est précieux pour notre démocratie. On est à la fois dans un moment où il y a besoin d'unité nationale et vous voyez de soutenir en effet les pouvoirs publics face à une pandémie et une crise économique comme on ne l'a pas vu depuis les années 20. Donc c'est sûr qu'il y a ce besoin d'unité nationale. Et en même temps, c'est rendre service justement à cette union nationale et à l'efficacité des mesures qui doivent être prises que de critiquer la stratégie parfois adoptée par le gouvernement. Et sur la question de la vaccination, beaucoup a été dit sur les retards pris en termes de stratégie. D'ailleurs, il faut bien distinguer deux choses. Notre pays a réservé des doses de vaccins en nombre très important. Ce n'est pas le sujet. On y reviendra peut-être tout à l'heure. Le sujet, c'est comment ensuite on organise les vaccinateurs, la logistique, etc. sur le territoire. Et honnêtement, l'absence de travail en commun avec les élus locaux est absolument flagrante. Et c'est ce qui explique les retards pris dans cette stratégie. J'en discutais par exemple avec des élus d'un département, le Puy-de-Dôme, hier même, qui me racontaient comment c'est au dernier moment qu'on vient les chercher pour leur demander finalement organiser des vaccinodromes avec cette population prioritaire-là qu'il vous faudra vacciner. Dans le Puy-de-Dôme, ça représente 150 000 personnes, les plus vulnérables, les soignants, etc. qu'il faut vacciner. Et on leur donne 15 000 doses. Donc, en fait, un manque d'organisation absolument criant. Deuxièmement, des décisions erratiques sur certains points. Par exemple, moi, je me suis beaucoup étonnée ces derniers temps qu'il n'y ait pas plus de contrôle aux frontières. Ça va vous surprendre dans ma bouche. Mais c'est vrai, je veux dire... »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Honnêtement, c'est difficile de s'exprimer à sa place parce que moi, je ne sais pas ce qu'elle savait, ce qu'elle ne savait pas. Je l'ai entendu dire non seulement qu'elle n'était au courant de rien mais que surtout elle n'aurait pas pu se douter un instant. »
« Oui, alors je le crois et il n'y a absolument aucune incompatibilité entre les deux. Laissez-moi juste d'une phrase terminée sur la France. La pauvreté est en train d'exploser en France. Vraiment, c'est une alerte. Je sais que vous en avez conscience. Tout le monde n'en a pas conscience. C'est une priorité absolue. Le nombre de bénéficiaires du RSA devrait augmenter de près de 15 à 20%. Nous avons de plus en plus de 100 domiciles fixes. Les expulsions locatives qui ont été fort heureusement gelées avec la période hivernale risquent de reprendre au printemps prochain. Le nombre de mal logés est de plus en plus important. Dans ce contexte-là, toutes les décisions du gouvernement qui ont été prises avant la crise du Covid-19, par exemple, le fait de réduire les aides sociales au logement, le fait de réduire les aides à la construction de logements sociaux, le fait d'avoir supprimé l'impôt sur la fortune, etc. Qu'est-ce que vous vous proposez dans ces cas-là ? Donc maintenant, on se rend compte que c'est des erreurs. Il faut revenir sur tout ça. Puis évidemment, dans cette crise, il faut des aides d'urgence et notamment aux étudiants que j'évoquais tout à l'heure. Pourquoi le gouvernement s'obstine-t-il à refuser un RSA pour les moins de 25 ans ? Je ne le comprends pas et c'est une urgence. Mais pour répondre à votre question, est-ce que du coup, ça éloigne la thématique de l'extrême pauvreté, notamment en Afrique subsaharienne ? Mais non, c'est de la même chose que l'on parle. C'est de la question de nos priorités politiques et de notre projet de société. Et aujourd'hui, cette pandémie, si elle nous a bien montré une chose, c'est notre interdépendance. C'est qu'au fond, on n'éradiquera pas cette maladie si on n'est pas capable de l'éradiquer partout puisqu'elle est contagieuse. C'est que ce dont nous souffrons ici, d'autres en souffrent beaucoup plus encore là-bas. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais l'intérêt de la commande groupée au niveau européen, c'est bien entendu qu'en termes de coûts, et puis aussi en termes de soutien du coup aux laboratoires pharmaceutiques qui développent ces vaccins, eh bien c'est beaucoup plus efficace, les coûts sont moins élevés. Le soutien en termes de recherche et développement, c'est ce qui a permis justement que soient développés en quelques mois à peine ces vaccins. Imaginez si chaque pays avait agi dans son coin sur ce sujet, on n'en serait pas là où on en est aujourd'hui. Alors je ne dis pas que tout est parfait, il y a évidemment beaucoup de sujets d'angoisse, on va les passer en revue, mais enfin il y a aussi des éléments d'optimisme et voilà, on peut quand même espérer de ces nouveaux traitements qui arrivent. Donc moi je suis au contraire dans ces moments où la pandémie nous montre que nous sommes tous interdépendants les uns des autres, pour la coopération et pas pour le nationalisme et le repli sur soi. Ça n'apportera rien le nationalisme, ça fera augmenter les prix des vaccins, des traitements, mais ça n'apportera pas plus de protection à la population. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai trouvé ça intéressant parce qu'elle-même vous dit au fond, au-delà de cette question de la prescription, il y a aussi la question du montant des peines. 20 ans après, c'est ça, 20 ans, 30 ans après, est-ce que ça a du sens ? Je pense que les arguments qui sont aujourd'hui présentés par la justice, notamment pour dire la difficulté à rassembler des preuves, sont entendables et en même temps, honnêtement, mon avis n'est pas fixé parce que je pense que si nous voulons nous attaquer justement à cet hydre que j'évoquais tout à l'heure et qui est si profondément installé dans tous les pans de notre société encore aujourd'hui, eh bien peut-être qu'il va falloir que le législateur soit plus sévère et plus ferme encore et que c'est une question plus que symbolique. Mais le message qui est envoyé en disant on ne vous le pardonnera jamais, on sera toujours là pour vous poursuivre est un message qui peut se tenir en effet et qui plaiderait pour l'imprescriptibilité. Oui, d'un mot sur »
« Non, non, pas du tout. D'ailleurs, je pense qu'il y a aujourd'hui une opposition parlementaire qui fait assez bien son travail d'évaluation de ce que fait le gouvernement et que c'est précieux pour notre démocratie. On est à la fois dans un moment où il y a besoin d'unité nationale et vous voyez de soutenir en effet les pouvoirs publics face à une pandémie et une crise économique comme on ne l'a pas vu depuis les années 20. Donc c'est sûr qu'il y a ce besoin d'unité nationale. Et en même temps, c'est rendre service justement à cette union nationale et à l'efficacité des mesures qui doivent être prises que de critiquer la stratégie parfois adoptée par le gouvernement. Et sur la question de la vaccination, beaucoup a été dit sur les retards pris en termes de stratégie. D'ailleurs, il faut bien distinguer deux choses. Notre pays a réservé des doses de vaccins en nombre très important. Ce n'est pas le sujet. On y reviendra peut-être tout à l'heure. Le sujet, c'est comment ensuite on organise les vaccinateurs, la logistique, etc. sur le territoire. Et honnêtement, l'absence de travail en commun avec les élus locaux est absolument flagrante. Et c'est ce qui explique les retards pris dans cette stratégie. J'en discutais par exemple avec des élus d'un département, le Puy-de-Dôme, hier même, qui me racontaient comment c'est au dernier moment qu'on vient les chercher pour leur demander finalement organiser des vaccinodromes avec cette population prioritaire-là qu'il vous faudra vacciner. Dans le Puy-de-Dôme, ça représente 150 000 personnes, les plus vulnérables, les soignants, etc. qu'il faut vacciner. Et on leur donne 15 000 doses. Donc, en fait, un manque d'organisation absolument criant. Deuxièmement, des décisions erratiques sur certains points. Par exemple, moi, je me suis beaucoup étonnée ces derniers temps qu'il n'y ait pas plus de contrôle aux frontières. Ça va vous surprendre dans ma bouche. Mais c'est vrai, je veux dire... »