Michel Barnier — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 juin 2025 au 25 juin 2025
Questions
8
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,7 h
Répartition sur 8 questions évaluables
Réponse directe
6
Réponse à côté
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 8 sur 8
Question 1Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
– Une fois qu'on a dit ça, ce n'est pas une position française dans le conflit ?
Réponse à côté
– Moi, je vous ai dit quelle était ma position, et si vous cherchez à mettre en...
« – Moi, je vous ai dit quelle était ma position, et si vous cherchez à mettre en... »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 9:48
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées24 sept. 2021 au 25 juin 2025 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce qu'il a obtenu, on le sait bien, une sorte de neutralité négative ou constructive, je ne sais pas, du Parti Socialiste, à laquelle je n'ai pas eu droit. Moi, j'arrive, messieurs, j'arrive à Matignon le 5 septembre, le 6 ou le 7, j'appelle les dirigeants du Parti Socialiste, M. Hollande, M. Vallaud, M. Faure, et tous les trois me disent la même chose. On vous aime bien, on vous souhaite le meilleur, on vote la censure, avant même que j'ai ouvert la bouche, avant même que j'ai prononcé un discours et que j'ai formé mon gouvernement. On vote la censure, sur le budget, puisqu'il s'agissait du budget. Donc ils me claquent la porte au nez et ils me mettent, si je puis dire, une forme de dépendance du vote ou du bon vouloir de Mme Le Pen, qui, elle, baisse le pouce contre toute attente, si je puis dire, au mois de fin novembre, pour des raisons qui n'ont pas grand-chose à voir avec le budget. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
Comme le dit d'ailleurs quelqu'un que vous connaissez bien, de votre famille politique, c'est le maire de Cannes, David Lissnard, qui est aussi à la tête de l'Association des maires de France. Alors, dissolution ou démission ?
Réponse directe
– Chacun s'exprime comme il le souhaite. En tout cas, moi, je ne demanderai pas cela parce que je respecte les institutions et ce qui les représente. Et cette décision appartient au chef de l'État. En revanche, s'il devait y avoir à nouveau une censure, un blocage sur le budget par exemple, – Il peut y avoir une chine du gouvernement sans dissolution. – Je pense qu'il faut une dissolution, il faut redonner la parole au peuple. Le peuple, c'est le juge suprême, dit le général de Gaulle, et je pense que ce sera l'occasion d'avoir une dissolution explicable que les Français comprendront et chacun prendra ses responsabilités.
« – Chacun s'exprime comme il le souhaite. En tout cas, moi, je ne demanderai pas cela parce que je respecte les institutions et ce qui les représente. Et cette décision appartient au chef de l'État. En revanche, s'il devait y avoir à nouveau une censure, un blocage sur le budget par exemple, – Il peut y avoir une chine du gouvernement sans dissolution. – Je pense qu'il faut une dissolution, il faut redonner la parole au peuple. Le peuple, c'est le juge suprême, dit le général de Gaulle, et je pense que ce sera l'occasion d'avoir une dissolution explicable que les Français comprendront et chacun prendra ses responsabilités. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 25:13
Question 3Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
– La fauteuille, M. Macron, au président Macron ?
Réponse directe
– Je pense que depuis une dizaine d'années, donc avant même Emmanuel Macron, l'influence française au Parlement européen, où nous sommes dispersés à la Commission européenne, au Conseil, nous avons moins d'influence. Donc l'un des enjeux pour le prochain président de la République, c'est de mon point de vue d'avoir l'ambition que la France devienne la première puissance européenne d'ici 10 ou 15 ans, il faudra ce temps-là, avec une méthode, avec une unité, avec du temps, et qu'on reconstruise l'influence française qui a diminué. – Oui, parfois, pour compter, il ne faut pas avoir, partager ou associer son influence à celle des autres. Par exemple, on parlait du Proche-Orient, je termine là-d…
« – Je pense que depuis une dizaine d'années, donc avant même Emmanuel Macron, l'influence française au Parlement européen, où nous sommes dispersés à la Commission européenne, au Conseil, nous avons moins d'influence. Donc l'un des enjeux pour le prochain président de la République, c'est de mon point de vue d'avoir l'ambition que la France devienne la première puissance européenne d'ici 10 ou 15 ans, il faudra ce temps-là, avec une méthode, avec une unité, avec du temps, et qu'on reconstruise l'influence française qui a diminué. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 36:17Voir 2 autres passages
« – Oui, parfois, pour compter, il ne faut pas avoir, partager ou associer son influence à celle des autres. Par exemple, on parlait du Proche-Orient, je termine là-dessus. Il y a deux pays qui sont au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui ont une diplomatie mondiale, qui ont une force de dissuasion. C'est l'Angleterre, le Royaume-Uni, que je connais assez bien, et la France. Moi, je pense que dans cette région du Proche-Orient, où nous avons des histoires, parfois tragiques et opposées, il y aurait une raison pour le Royaume-Uni et pour la France de coopérer ensemble de manière singulière. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 37:09
« – Oui, mais j'ai posé cette question un jour, Alain Duhamel, à un Premier ministre britannique. – Combien de temps, Gordon Brown, combien de temps pensez-vous que les histoires du passé, nos rivalités passées vont compter plus et peser plus lourd que notre intérêt à l'avenir ? Moi, je pense que notre intérêt à l'avenir, c'est de travailler ensemble. »
Question 4Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
Merci François Gapillan. Alain Duhamel, est-ce que François Bayrou, aujourd'hui à l'hôtel de Matignon, c'est plus fort que Michel Barnier ?
Réponse à côté
Vous êtes d'accord avec ça ? Difficile de dire soi-même qu'on a été surestimé ou sous-estimé. Moi, j'ai franchi ma route de montagne pendant un long temps. En montagne, on apprend à regarder le sommet, parce que ça vous guide. Et puis, à regarder où on met les pieds, regarder les ravins, les pierres qui peuvent tomber. Enfin, c'est peut-être qu'ils nous rapprochent avec François Bayrou. Je veux rappeler que ce livre raconte à travers 130 chroniques des moments de ma vie depuis l'âge de 16 ans, dans mon engagement politique de jeunes gaullistes et jusqu'à Batignon, en passant par Bruxelles, les différents ministères, les Jeux Olympiques, où j'ai appris quelque chose, où j'ai compris quelque…
« Vous êtes d'accord avec ça ? Difficile de dire soi-même qu'on a été surestimé ou sous-estimé. Moi, j'ai franchi ma route de montagne pendant un long temps. En montagne, on apprend à regarder le sommet, parce que ça vous guide. Et puis, à regarder où on met les pieds, regarder les ravins, les pierres qui peuvent tomber. Enfin, c'est peut-être qu'ils nous rapprochent avec François Bayrou. Je veux rappeler que ce livre raconte à travers 130 chroniques des moments de ma vie depuis l'âge de 16 ans, dans mon engagement politique de jeunes gaullistes et jusqu'à Batignon, en passant par Bruxelles, les différents ministères, les Jeux Olympiques, où j'ai appris quelque chose, où j'ai compris quelque chose, où j'ai reçu des leçons. C'est ça, c'est des leçons que je raconte, non pas pour les donner, mais pour les partager. Donc, c'est un livre qui n'est pas habituel pour un homme politique. Ce n'est pas un programme, ce n'est pas un projet politique, peut-être pas encore, mais c'est en tout cas un livre où je dis les leçons que j'ai reçues. Et je le dis sans me censurer, si je puis dire, de manière très sincère. Peut-être que je peux me retrouver dans le portrait que vous avez porté croisé, Alain Demel, que vous avez tracé du Premier ministre actuel et de l'ancien Premier ministre que je suis. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 17:35
Question 5Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
– Vous avez compris la position du président de la République, M. Barnier ?
Réponse directe
– Je pense qu'il a dit aussi que la sécurité d'Israël était non négociable.
« – Je pense qu'il a dit aussi que la sécurité d'Israël était non négociable. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 9:38
Question 6Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
Nous y reviendrons dans un instant bien sûr sur ces choix budgétaires à faire. Mais d'abord restons Michel Barnier sur ce qu'a dit Donald Trump aujourd'hui à propos de cette guerre des 12 jours. Elle a été gagnée, l'arsenal nucléaire est dévasté. On peut croire Donald Trump sur parole ?
Réponse directe
Ce n'est pas vraiment une information que les États-Unis soient une grande puissance. Vous avez montré l'extrait de Donald Trump disant que nous sommes un grand pays. Tout le monde le sait, la question c'est à quoi utilise-t-il, à quoi sert cette puissance et à quoi le président américain l'utilise-t-il ? Dans le cas précis, je pense que personne ne pleurera sur le fait que les installations d'enrichissement allant vers l'arme nucléaire en Iran aient été détruites. Pour combien de temps ? On dit pour plusieurs années. Les services américains disent plusieurs mois. En tout cas, c'est un coup d'arrêt à un pays qui ne respectait pas lui non plus le droit international qui se sentait libéré de…
« Ce n'est pas vraiment une information que les États-Unis soient une grande puissance. Vous avez montré l'extrait de Donald Trump disant que nous sommes un grand pays. Tout le monde le sait, la question c'est à quoi utilise-t-il, à quoi sert cette puissance et à quoi le président américain l'utilise-t-il ? Dans le cas précis, je pense que personne ne pleurera sur le fait que les installations d'enrichissement allant vers l'arme nucléaire en Iran aient été détruites. Pour combien de temps ? On dit pour plusieurs années. Les services américains disent plusieurs mois. En tout cas, c'est un coup d'arrêt à un pays qui ne respectait pas lui non plus le droit international qui se sentait libéré de l'accord que nous avions négocié. Moi-même, j'ai été ministre des Affaires étrangères en 2004 et j'ai participé à la Genève à des négociations avec le ministre des Affaires étrangères de l'Iran. On s'était engagé dans ce contrat avec plusieurs parrains qui contrôlaient la IEA. Et c'est cet accord-là que M. Trump lui-même a dénoncé en 2018 et dont les Iraniens se sont sentis dégagés. Depuis, on savait bien qu'ils continuaient l'enrichissement, qu'ils continuaient la recherche, qu'ils continuaient le chemin vers l'arme nucléaire. Et c'est ça qui n'était pas acceptable du point de vue de ce qui, je me permets de le dire, reste pour moi non négociable, qui est la sécurité d'Israël. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 4:27
Question 7Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
Vous avez parlé nation, vous avez parlé patriotisme. Question pour conclure. La France est-elle encore une nation qui compte et une nation forte ?
Réponse directe
– Si la question que vous posez est celle de l'influence française, moi je pense qu'elle est en diminution. À la fois parce que les autres ont davantage d'influence, c'est notamment le cas de l'Allemagne.
« – Si la question que vous posez est celle de l'influence française, moi je pense qu'elle est en diminution. À la fois parce que les autres ont davantage d'influence, c'est notamment le cas de l'Allemagne. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 36:06
Question 8Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministre
– Oui, vous avez fait part, Michel Barnier, de la lassitude des Français. Là, il y a deux ans d'ici la prochaine élection présidentielle. Donc deux ans, c'est long. – Un peu moins maintenant. – Oui, un peu moins. Deux ans, c'est long. Est-ce qu'il faut une nouvelle dissolution pour redonner confiance aux Français ou est-ce qu'il faut une démission, comme le dit du président de la République ?
Réponse directe
– Chacun s'exprime comme il le souhaite. En tout cas, moi, je ne demanderai pas cela parce que je respecte les institutions et ce qui les représente. Et cette décision appartient au chef de l'État. En revanche, s'il devait y avoir à nouveau une censure, un blocage sur le budget par exemple, – Il peut y avoir une chine du gouvernement sans dissolution. – Je pense qu'il faut une dissolution, il faut redonner la parole au peuple. Le peuple, c'est le juge suprême, dit le général de Gaulle, et je pense que ce sera l'occasion d'avoir une dissolution explicable que les Français comprendront et chacun prendra ses responsabilités.
« – Chacun s'exprime comme il le souhaite. En tout cas, moi, je ne demanderai pas cela parce que je respecte les institutions et ce qui les représente. Et cette décision appartient au chef de l'État. En revanche, s'il devait y avoir à nouveau une censure, un blocage sur le budget par exemple, – Il peut y avoir une chine du gouvernement sans dissolution. – Je pense qu'il faut une dissolution, il faut redonner la parole au peuple. Le peuple, c'est le juge suprême, dit le général de Gaulle, et je pense que ce sera l'occasion d'avoir une dissolution explicable que les Français comprendront et chacun prendra ses responsabilités. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 25:13
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 18:49
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« Ce n'est pas vraiment une information que les États-Unis soient une grande puissance. Vous avez montré l'extrait de Donald Trump disant que nous sommes un grand pays. Tout le monde le sait, la question c'est à quoi utilise-t-il, à quoi sert cette puissance et à quoi le président américain l'utilise-t-il ? Dans le cas précis, je pense que personne ne pleurera sur le fait que les installations d'enrichissement allant vers l'arme nucléaire en Iran aient été détruites. Pour combien de temps ? On dit pour plusieurs années. Les services américains disent plusieurs mois. En tout cas, c'est un coup d'arrêt à un pays qui ne respectait pas lui non plus le droit international qui se sentait libéré de l'accord que nous avions négocié. Moi-même, j'ai été ministre des Affaires étrangères en 2004 et j'ai participé à la Genève à des négociations avec le ministre des Affaires étrangères de l'Iran. On s'était engagé dans ce contrat avec plusieurs parrains qui contrôlaient la IEA. Et c'est cet accord-là que M. Trump lui-même a dénoncé en 2018 et dont les Iraniens se sont sentis dégagés. Depuis, on savait bien qu'ils continuaient l'enrichissement, qu'ils continuaient la recherche, qu'ils continuaient le chemin vers l'arme nucléaire. Et c'est ça qui n'était pas acceptable du point de vue de ce qui, je me permets de le dire, reste pour moi non négociable, qui est la sécurité d'Israël. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 4:27
« – Je pense que depuis une dizaine d'années, donc avant même Emmanuel Macron, l'influence française au Parlement européen, où nous sommes dispersés à la Commission européenne, au Conseil, nous avons moins d'influence. Donc l'un des enjeux pour le prochain président de la République, c'est de mon point de vue d'avoir l'ambition que la France devienne la première puissance européenne d'ici 10 ou 15 ans, il faudra ce temps-là, avec une méthode, avec une unité, avec du temps, et qu'on reconstruise l'influence française qui a diminué. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 36:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 janv. 2021 au 25 juin 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – On est à 2, donc c'est un très gros effort, y compris pour la France. Et puis il y a 1,5% pour la sécurité. Tout ça va dans le bon sens. Moi je souhaite maintenant que les Européens reprennent confiance en eux, et se donnent les moyens politiques d'être pas seulement un supermarché, mais une puissance politique. Et ça c'est un travail qui est devant nous. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« – Ça fait beaucoup de temps, et bien avant que M. Trump ne soit réélu, qu'on était sur la ligne d'augmenter les efforts militaires. À quoi vont-ils servir ? Il y a 3,5% pour la défense. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 11:56
« La vérité, c'est que nous avons mené une politique qui a été abandonnée ou détricotée depuis. Il n'y a qu'à regarder les chiffres de la délinquance et des agressions. Non, c'est le bilan sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui a été pointé du doigt. Non, non, non. Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, ça fait maintenant une dizaine d'années, n'effacez pas ces dix ans que Hollande Macron, il y a 10% de plus d'agressions dans notre pays et ça suffit. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 janv. 2021 au 25 juin 2025 · 46 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Ça c'est pour notre sécurité dont vous parlez. On a réaffirmé l'attachement, y compris celui des États-Unis à l'article 5 de l'OTAN, qui est celui de la solidarité militaire en cas d'attaque d'un des membres de l'OTAN, et j'ai compris aussi, M. Zelensky était présent, qui avait une solidarité active, et en tout cas celle des Européens, mais aussi avec les États-Unis, aux côtés de l'Ukraine. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 11:28Voir 2 autres passages
« – Mais excusez-moi de vous rappeler que nous ne sommes pas en Europe dans un État fédéral, certains le souhaiteraient, enfin je ne le souhaite pas, nous sommes dans une union de nations, j'ai toujours dû repenser qu'on avait besoin des nations pour combattre le nationalisme. – Comment être fort si on ne parle pas la même langue ? – Cette nation de M. Orban à M. Sanchez, de M. Macron actuellement, au chancelier Merz, ce n'est pas facile. – Bah oui. – Et si vous dites que c'est facile, on va rentrer dans l'uniformité, nous voulons une Europe unie, pas uniforme. L'unité, elle ne tombe pas du ciel. Je peux bien vous le dire, puisque j'y ai travaillé pendant 15 ans en Bruxelles, notamment sur le Brexit, et j'y suis parvenu, à matière de cette unité des 27 par rapport à cette décision insensée des Anglais de quitter l'Union Européenne. Et donc, elle se cultive, cette unité, elle se cultive. Et c'est le jeu, le rôle et la responsabilité des chefs des gouvernements et d'État d'y travailler. Moi, je suis convaincu que de toutes ces crises, on sortira avec des leçons et un peu plus fort. C'est ce qui nous est arrivé depuis une quinzaine d'années, la crise financière, le Covid, le Brexit, la guerre en Ukraine. On a fait face. – Il y a des crises, en fait, pour qu'on soit dos au mur. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 31:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 juin 2021 au 25 juin 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Ça c'est pour notre sécurité dont vous parlez. On a réaffirmé l'attachement, y compris celui des États-Unis à l'article 5 de l'OTAN, qui est celui de la solidarité militaire en cas d'attaque d'un des membres de l'OTAN, et j'ai compris aussi, M. Zelensky était présent, qui avait une solidarité active, et en tout cas celle des Européens, mais aussi avec les États-Unis, aux côtés de l'Ukraine. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 11:28Voir 2 autres passages
« Oui, et j'ai changé ce que je pouvais changer. Quand par exemple je suis devenu, grâce à la confiance de Nicolas Sarkozy, le commissaire chargé des services financiers, c'était au cœur de la crise financière. Ça a été 30 ans de laisser faire, de laisser aller à Bruxelles d'ultra-libéralisme, de dérégulation, au point qu'on a permis à des banquiers de faire n'importe quoi, des produits toxiques, des bonus insensés. Mais vous y étiez, vous étiez au même acte. Oui, et bien j'ai changé. Qu'on me donne acte de ça, j'ai proposé 41 lois de régulation. 41 lois pour remettre de la morale, de l'éthique, de la transparence, de la supervision là où elle manquait. Donc j'ai fait mon travail de changer l'Europe et je continuerai à le faire. C'est pour ça que je veux être président de la République. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Michel Barnier : "J’aurais préféré un vote plus ouvert, qui donnerait une légitimité plus grande"Vérifier à 14:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 juin 2021 au 25 juin 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Il faudra faire, le président de la République a dit, il faudra faire des choix. Voilà, il faudra faire des choix. Mais pourtant, on ne peut pas échapper, y inclut pour moderniser et réformer le format de l'armée française. Il y a eu des efforts depuis 7 ans, personne ne les conteste, des marches qui ont été franchies, mais regardez, il y a un rapport du Sénat qui a été publié il y a à peu près un mois, et qui dit qu'il y a beaucoup de dépenses qui sont retardées ou repoussées. Et donc, il faudra faire des choix et des efforts, mais la sécurité est une priorité aussi. »
BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 12:28Voir 2 autres passages
« J'ai été aussi, quelques années plus tôt, ministre de l'Environnement. Et ça a été un combat pour quelqu'un de droite et du centre, comme je le suis peut-être un peu inhabituel. Mais j'ai toujours, depuis très très longtemps, depuis le début de mon engagement public, pensé que la question de l'écologie, qui n'appartient pas à un groupe ou à une faction ou au vert, enfin, ce qui appartient à tout le monde, intéresse tout le monde, était un sujet majeur, je le pense encore plus aujourd'hui, à la lumière de ce rapport de très grande qualité, que l'on connaîtra dans les détails, celui du GIEC. L'Europe a réagi en proposant un objectif très ambitieux, de décarbonation de l'économie européenne, avec des objectifs qui, d'ailleurs, prolongent les engagements de l'accord de Paris. Après, la question est la méthode. On ne peut pas réussir le défi écologique, on ne peut pas réussir la transition écologique, la lutte contre le réchauffement sans les gens ou contre eux. On sait bien qu'il y a des problèmes dans l'agriculture, dans les entreprises de pollution. Vous ne faites pas ça contre ou sans les paysans, vous ne faites pas ça contre ou sans les entrepreneurs, et les salariés aussi, donc il faut beaucoup de pédagogie. Voilà ce que je pense. Mais il y a une réalité, c'est qu'aucun projet présidentiel ne peut être proposé aux Français dans les mois qui viennent, qui ne tiennent pas compte de cette exigence absolue de décarboner notre économie, et de nous préparer et de nous adapter à un changement majeur, qui est celui de l'augmentation de la température. Que l'on subisse 1,5 degré, 2 degrés peut-être dans les 30 ans qui viennent, ça change tout. Ça change nos manières de cultiver, de produire, de construire, de nous transporter. Il faut se préparer absolument à cette évolution très grave, en même temps qu'il faut réduire le niveau d'émissions de carbone. Et ça aussi, permettez-moi de le dire sur un plan politique, que ça passe aussi par une attitude réaliste à l'égard du nucléaire. On ne peut pas réussir cette bataille contre le changement climatique sans préserver la part que nous avons dans notre mix énergétique du nucléaire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion de la crise sanitaire, réchauffement climatique, présidentielle 2022... Le "8h30 franceinfo" de Michel Barnier
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités14 juin 2021 au 22 juin 2022 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça remonte à beaucoup plus loin que cela. Ça remonte à cinq années où on avait un pouvoir solitaire, arrogant, qui décidait de tout, tout seul en haut, en se méfiant des syndicats, en se méfiant des régions, des départements, des communes, en se méfiant du Parlement, y compris dans cette dernière proposition improbable et insensée de ce Conseil national de la refondation. Il faut se méfier d'ailleurs des références historiques qui ne sont pas justifiées, comme si le Parlement ne comptait pas. Or, le Parlement compte. Ce que les Français ont voulu dire, ce n'est pas un reproche à M. Macron d'être allé deux jours avant l'élection en Ukraine. Moi, je pense qu'il aurait dû... Il s'était bien qu'il y aille et il serait bien qu'il y aille plus tôt, notamment au lendemain de son élection, à la présence de la République, de sa réélection. Mais c'est beaucoup plus grave que cela. C'est un signal très clair que les Français ont fait, qu'il faut changer de méthode et qu'il faut changer de politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Légitimité d'Elisabeth Borne, immigration... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 0:22Voir 1 autre passage
« Oui, il y a des gens qui ont des cheveux blancs et qui ont des idées neuves et puis il y a des gens plus jeunes qui ont de vieilles idées. Vous pensez à qui ? Ce qui est important, c'est... Je pense à Joe Biden, par exemple, qui est un homme qui a des cheveux blancs mais qui a des idées neuves et on le voit bien dans la gestion qu'il fait, l'apaisement qu'il a rapporté aux États-Unis et les réformes qu'il est en train de faire. Donc, ne jugez pas les gens à leur âge. Je n'ai pas besoin qu'on me le rappelle. Ce qui est important, c'est de garder, à l'âge qui est le mien, la même capacité d'enthousiasme et la même capacité d'indignation qu'au tout début de ma vie politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Affaire Mila, Brexit... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 24:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes7 janv. 2022 au 7 janv. 2022 · 1 observation2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas un déchirement. Excusez-moi de le dire. D'abord, vous avez des députés qui ont des convictions. Ce n'est pas de hier ou d'avant-hier qu'ils expriment cette conviction, ce doute à propos de la protection des libertés. Notre famille politique, elle gagne quand elle ressemble à la France. Et donc, il y a des sensibilités, il y a des doutes, il y a des questions, il y a des inquiétudes. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Les propos de Valérie Pécresse sur "le Kärcher", différences avec Macron sur l'Europe... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 10:04Voir 1 autre passage
« Je viens de vous répondre qu'il y a des doutes, des sensibilités, comme dans la société française, elle s'exprime au Parlement. Il faut s'attendre à des frondeurs, donc, si le Républicain arrive au pouvoir ? Non, il y a eu un débat, on en a beaucoup parlé entre nous, on accepte cette diversité. Et je rappelle que deux tiers de notre groupe, entre ceux qui sont abstenus et ceux qui ont voté pour le pass vaccinal, ne sont pas opposés à ce pass vaccinal. C'est ça qui est important. Que les doutes s'expriment, qu'il y ait des sensibilités, c'est normal. Il y a tellement de secousses et de tensions dans notre pays qu'elles s'expriment à l'Assemblée nationale. Moi, je suis un peu fatigué de voir cette manière de vouloir caporaliser le débat politique français. Mais j'observe, d'ailleurs, du côté du gouvernement, du côté de la majorité, une forme d'arrogance actuellement qui n'est pas nouvelle. Et ça me rappelle un peu l'ancien monde des années 80. Vous étiez beaucoup plus jeune. Mais tout de même, on nous a parlé à l'époque de l'ombre et de la lumière. On a entendu un député de la majorité à l'époque nous dire vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire. Je pense qu'il y a un problème dans la majorité actuelle, dans le pouvoir actuel, avec la démocratie. Une certaine conception de la démocratie. Et je pense qu'il faut accepter le débat et la confrontation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Les propos de Valérie Pécresse sur "le Kärcher", différences avec Macron sur l'Europe... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 10:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, on ne négocie pas avec lui. On essaie d'obtenir qu'ils appliquent ce qu'ils ont accepté de signer au mois de décembre, et sur l'Irlande, et sur la pêche. Et s'ils refusent, on fait quoi ? Eh bien, il y a des mesures... D'abord, il faut que la Commission fasse son travail, et elle le fait. Il faut qu'on se prépare à mettre en œuvre des mesures de rétention qui sont prévues dans le traité. Soit on rétablit des tarifs sur les produits de pêche, soit on contrôle davantage les bateaux de pêche britanniques, soit on peut prendre des mesures de suspension partielle de telle ou telle partie du traité. Moi, j'aimerais bien que M. Johnson mette tout ce qui se passe en perspective. Nous avons besoin d'une bonne relation avec le Royaume-Uni pour faire face à tellement de défis, le terrorisme, le changement climatique, et d'autres défis encore, que je trouve vraiment grave, qu'en faisant preuve de mauvaise foi, sur ces deux sujets, ils mettent en cause... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Situation en Guadeloupe, retour du service militaire... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 11:33Voir 1 autre passage
« Écoutez, je trouve que c'est un emprunt extraordinaire par son volume, par sa méthode, par l'efficacité des sommes qui vont être allouées. Maintenant, il faut que chaque pays les utilise. Les 27 ont... Encore une fois, vous avez affaire à 27 pays. Vous ne pouvez pas... On critique souvent l'idée d'une Europe fédérale. Moi, je ne suis pas fédéraliste. Je suis pour une mutualisation des nations européennes. Et surtout, on a besoin de respecter les nations. Je pense qu'il faut... On a besoin des nations pour combattre le nationalisme. Voilà ma conviction depuis toujours, comme gaulliste et comme européen. Donc, si on a 27 nations qui ont chacune leur différence, leur identité, leur langue, leur culture, ce n'est pas simple. Il y a des sensibilités différentes. Vous avez des frugaux, d'autres qui le sont moins. Donc, vous avez des sensibilités différentes. Et finalement, le génie de cette construction européenne, c'est de mettre les gens d'accord. Nous nous sommes mis d'accord. Les 27 se sont mis d'accord. Difficilement, mais ils se sont mis d'accord pour cet emprunt historique. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Brexit, campagne de vaccination, crise économique : Michel Barnier est l’invité des MatinsVérifier à 15:14
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Passages où cet élément est explicitement observable.
« qui a été un bon contrat sur le plan industriel et technologique avec de belles entreprises françaises, n'a pas été bien accompagné politiquement. Pendant les derniers mois ou les deux dernières années, il y avait des alertes qui ont été données à plusieurs reprises sur le sentiment qui changeait à Canberra, le Parlement australien, les pressions américaines et je pense qu'il aurait dû être mieux accompagné politiquement. Maintenant, les choses sont faites. Tout de même, je pense que les Américains doivent comprendre et je le leur dirai comme les Anglais que l'alliance, ce n'est pas l'allégeance et que l'alliance exige de la confiance. La confiance est ébranlée. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Michel Barnier : "J’aurais préféré un vote plus ouvert, qui donnerait une légitimité plus grande"Vérifier à 17:48Voir 2 autres passages
« qui a été un bon contrat sur le plan industriel et technologique avec de belles entreprises françaises, n'a pas été bien accompagné politiquement. Pendant les derniers mois ou les deux dernières années, il y avait des alertes qui ont été données à plusieurs reprises sur le sentiment qui changeait à Canberra, le Parlement australien, les pressions américaines et je pense qu'il aurait dû être mieux accompagné politiquement. Maintenant, les choses sont faites. Tout de même, je pense que les Américains doivent comprendre et je le leur dirai comme les Anglais que l'alliance, ce n'est pas l'allégeance et que l'alliance exige de la confiance. La confiance est ébranlée. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Michel Barnier : "J’aurais préféré un vote plus ouvert, qui donnerait une légitimité plus grande"Vérifier à 17:48
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BFMTV · Iran, François Bayrou...L'interview en intégralité de Michel Barnier, ancien Premier ministreVérifier à 37:39
franceinfo — 8h30 franceinfo · Les propos de Valérie Pécresse sur "le Kärcher", différences avec Macron sur l'Europe... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 5:45
« Non, mais je n'exclus rien du tout. Moi, je vais prendre une part très active à la reconstruction de mon parti. J'ai eu l'honneur d'être candidat à la primaire et de rassembler quasiment un quart des militants de ma famille politique sur une ligne extrêmement claire. Je n'ai pas gagné, j'ai participé ensuite loyalement et très loyalement et activement à la campagne de notre candidate comme je suis allé soutenir plus d'une trentaine de nos candidats sur le terrain aux législatives. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Légitimité d'Elisabeth Borne, immigration... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 14:16
« Toutes les marchandises, c'est une question qui touche les hommes et les femmes, la paix. Et moi, j'ai le souvenir d'une plusieurs visites que j'ai faites en Irlande et en Irlande du Nord, notamment dans un village qui s'appelait Dunganon, où j'ai rencontré des femmes à la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, là où il y avait eu ce conflit. Il y a à peine 20 ans que ce conflit s'est terminé, il y avait 4000 morts, 4000 morts. Ne l'oublions pas et n'ayons pas la mémoire courte. J'ai vu des femmes en privé qui pleuraient en me disant « faites en sorte que ça ne recommence pas ». Donc, on a cherché une solution à un problème posé par le Brexit. Ce qui crée la difficulté en Irlande, c'est rien d'autre que le Brexit. Le fait que l'Irlande du Nord, partie du Royaume-Uni, quitte le marché unique. Or, nous ne devons contrôler pas une partie des marchandises, toutes les marchandises, tous les animaux vivants. Est-ce que je peux prendre un exemple comme ancien ministre de l'Agriculture ? Une vache qui quitte l'Angleterre en bateau pour être délivrée en Irlande du Nord, à Belfast, dans le même pays, le Royaume-Uni, elle rentre en France, cette vache. Elle rentre en Belgique. Et donc, il faut la contrôler pour des raisons liées à la sécurité alimentaire, à la sécurité sanitaire. Donc, ce point que conteste aujourd'hui Boris Johnson était bien dans l'accord. Ce point n'est pas contestable. Ce point n'est pas contestable. M. Johnson a négocié avec son équipe professionnellement, mot à mot, virgule par virgule, phrase par phrase, tout l'accord qui date d'octobre 2019. C'est le premier accord que j'ai négocié au nom de l'Union Européenne. Dans le deuxième accord, il y a d'autres sujets liés au commerce, à la pêche, à l'énergie. Mais dans le premier accord, il y a les conditions de la paix et les solutions concrètes, opérationnelles que nous avons trouvées pour répondre aux problèmes posés par le Brexit, rien d'autre. Et je souhaite simplement aujourd'hui, je le dis comme ancien négociateur de l'Union Européenne, que les Britanniques respectent leurs paroles, que les Britanniques, M. Johnson, respectent sa signature. On n'attend rien de moins d'un très grand pays comme le Royaume-Uni. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Affaire Mila, Brexit... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 4:40
« Si vous prenez le temps de lire le livre que j'ai publié, La Grande Illusion, le journal secret du Brexit, vous y verrez le temps passé dans cette guerre des nerfs avec les Britanniques. Bien sûr, il y a d'autres sujets, comme pour nous la défense des pêcheurs, mais la question de l'Irlande est la plus grave et la plus sensible, parce qu'en Irlande, ce n'est pas seulement une question de marchandises. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Affaire Mila, Brexit... Le "8h30 franceinfo" de Michel BarnierVérifier à 4:21
« Je traite les questions qui préoccupent les Français. C'est ça le rôle et la responsabilité d'un candidat et du futur président de la République française. C'est de traiter les questions qui créent des fractures, des divisions, des tensions dans notre pays. Et moi je veux reconstruire sur l'immigration un consensus national. Le moratoire c'est un mot qui signifie un coup d'arrêt à un certain nombre de procédures qui ne fonctionnent pas ou qui sont détournées. Ça veut dire que pendant 35 ans, nous allons, en regardant de très près les flux d'immigration, mettre un coup d'arrêt à certaines procédures, par exemple les régularisations massives. Nous allons regarder de près ce qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas doit être changé. Et personne ne peut dire que la politique d'immigration française fonctionne, ni d'ailleurs la politique européenne. Et quand quelque chose ne fonctionne pas, au risque de créer de grandes tensions dans notre pays, il faut la changer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Michel Barnier : "J’aurais préféré un vote plus ouvert, qui donnerait une légitimité plus grande"Vérifier à 8:58