Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'État de droit, où les collectivités locales et l'État se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. Et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'État de droit, il n'y a pas d'autorité de l'État, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessaires au désenclavement d'un territoire, si on laisse ainsi les choses se faire. »
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le Président de la République. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le Président de la République. »
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés par exemple à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile à tout mettre en oeuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également dans cette loi de juillet 2015 décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
« Moi, j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit, à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes, c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juillet 2014 d'interdiction d'une manifestation parce que dans une manifestation pro-palestinienne, il avait été crié mort aux Juifs et des slogans antisémites avaient fusé. J'ai considéré qu'il y avait là un risque très grave de confrontation de troupes graves à l'ordre public et j'ai considéré aussi que le fait qu'on puisse prononcer de façon extrêmement violente et répéter des propos antisémites était contraire au principe républicain. J'ai interdit cette manifestation et personne parmi les juges administratifs n'est venu casser la décision. »