

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tout d'abord par expérience et par conviction, moi je partage et comprends le malaise exprimé par les policiers. Mais chaque Français, vous-même, vous avez le droit à la présomption d'innocence. Et j'ai le sentiment que depuis déjà quelques temps, ce n'est pas simplement dans ce cas précis, ceux qui doivent assurer notre sécurité au quotidien sont plutôt victimes de présomptions de culpabilité. Et la présomption de culpabilité, ça n'existe pas. Et donc ça, c'est la première réflexion. Mais ça veut dire, il faut dire aussi, immédiatement, simultanément, que ce n'est pas une remise en cause de l'autorité judiciaire. Pour l'autorité judiciaire, il ne doit pas y avoir de citoyens au-dessus des lois, pas plus les policiers que les autres, mais il ne doit pas y en avoir non plus en dessous des lois. »
« Non, ce n'est pas une bonne solution. Parce que répartir la difficulté, ce n'est pas la solutionner. Deuxième élément, il refuse de reconnaître le lien entre immigration et délinquance. Ce n'est pas une opinion que j'exprime. C'est un fait. Vous avez, comme je viens de le dire, 10% de la population qui est étrangère. Et vous avez quasiment 25% de la population carcérale qui est étrangère. C'est un fait. Pourquoi le nier ? Pourquoi ne pas l'admettre ? Pourquoi ne pas essayer d'en tirer le son ? Et enfin, vous avez raison, il évoque les émeutes. Moi, je n'appelle pas ça des émeutes parce que émeutes, ça veut dire qu'il y a une conviction politique, une croyance idéologique. En réalité, c'est des pillards. Et il refuse d'évoquer le fait que, parmi ces pillards, il y a des proportions très importantes de jeunes d'origine étrangère. D'ailleurs, on ne peut pas l'établir puisque, précisément, nous n'avons pas de statistiques ethniques. Mais qui sont françaises. Bien sûr, français. Mais comme il n'y a pas de statistiques ethniques, comme c'est le cas dans les pays anglo-saxons, je dis d'autant plus simplement que j'étais, quand j'étais ministre de l'immigration, j'étais assez réservé sur les statistiques ethniques. Et j'ai évolué sur ce sujet. Parce que pour corriger ce qui est injuste, il faut d'abord connaître. Et si on ne connaît pas, c'est très difficile de faire évoluer. Donc, les anglo-saxons, vous savez, on n'a pas besoin d'aller les chercher au bout du monde. En Angleterre, ils ont les statistiques ethniques. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas une bonne solution. Parce que répartir la difficulté, ce n'est pas la solutionner. Deuxième élément, il refuse de reconnaître le lien entre immigration et délinquance. Ce n'est pas une opinion que j'exprime. C'est un fait. Vous avez, comme je viens de le dire, 10% de la population qui est étrangère. Et vous avez quasiment 25% de la population carcérale qui est étrangère. C'est un fait. Pourquoi le nier ? Pourquoi ne pas l'admettre ? Pourquoi ne pas essayer d'en tirer le son ? Et enfin, vous avez raison, il évoque les émeutes. Moi, je n'appelle pas ça des émeutes parce que émeutes, ça veut dire qu'il y a une conviction politique, une croyance idéologique. En réalité, c'est des pillards. Et il refuse d'évoquer le fait que, parmi ces pillards, il y a des proportions très importantes de jeunes d'origine étrangère. D'ailleurs, on ne peut pas l'établir puisque, précisément, nous n'avons pas de statistiques ethniques. Mais qui sont françaises. Bien sûr, français. Mais comme il n'y a pas de statistiques ethniques, comme c'est le cas dans les pays anglo-saxons, je dis d'autant plus simplement que j'étais, quand j'étais ministre de l'immigration, j'étais assez réservé sur les statistiques ethniques. Et j'ai évolué sur ce sujet. Parce que pour corriger ce qui est injuste, il faut d'abord connaître. Et si on ne connaît pas, c'est très difficile de faire évoluer. Donc, les anglo-saxons, vous savez, on n'a pas besoin d'aller les chercher au bout du monde. En Angleterre, ils ont les statistiques ethniques. »
« Attendez, mais je termine juste pour que vous comprenez la situation. Parce que pour commenter, il faut connaître la situation. Les cambriolages, c'est plus 11%. Je vous ai donné les voitures. Le taux d'élucidation, aussi bien pour les vols de voitures que pour les cambriolages, c'est de l'ordre de 8%. C'est-à-dire, vous êtes cambriolé, vous quittez ce studio, vous rentrez chez vous. En réalité, aujourd'hui, vous avez plus de 9 chances sur 10 qu'on n'identifie pas, en tout cas sur un an, parce que c'est la durée statistique, qu'on n'identifie pas les responsables. Les homicides, par exemple, les meurtres, c'est 74% de taux d'élucidation. A mon époque, c'était 92%. Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a une dégradation. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Par des contrôles, par des contrôles, vous savez, il y a un système aléatoire, il peut y avoir... Un système aléatoire chez les gens ? Toute panoplie, une observation, et puis il y a l'appel à la responsabilité, on leur dit voilà, pour vous protéger. Et là, je trouve qu'on ne met pas suffisamment l'accent. Pourquoi ? Parce que pendant des semaines et des semaines, le gouvernement a tout misé sur la vaccination et aujourd'hui, le monde entier sait que cela n'est pas suffisant. J'aimerais que la France suive le monde entier. Voilà. Ne soit pas à l'écart. »
« Alors, l'explication, elle est... Moi, je ne fais pas porter la responsabilité, le chapeau, le sombrero, ce que vous voulez au ministre de l'Intérieur, dont je ne doute pas de la bonne volonté. Mais il y a une explication, c'est tout simplement un fait de société. Dans nos sociétés développées, il y a une évolution de la délinquance. Il y a la pression des délinquants qui s'adaptent, qui réagissent, qui s'équipent, et ainsi de suite. Et puis, il y a sans doute une question aussi d'organisation des services. Quand j'étais en fonction, j'avais décidé que pour chaque embryolage, j'aurais un déplacement de la police technique et scientifique. C'était un effort considérable, vous imaginez bien, en termes de moyens, en termes de déplacement. Mais ça donnait des résultats un peu différents. C'était de l'ordre de 20-22% de taux d'élucidation. »