Boris Vallaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 sept. 2025 au 12 sept. 2025
Questions
10
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,3 h
Répartition sur 10 questions évaluables
Réponse directe
4
Réponse partielle
2
Réponse à côté
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 10 sur 10
Question 1Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Bonsoir Boris Vallaud, face à Alain Duhamel, je vous pose cette question, effectivement si Sébastien Lecornu devait réussir à faire ce budget à la sauce socialiste, Alain Duhamel, qu'est-ce qu'il faut mieux ?
Réponse directe
Je ne pense pas qu'on soit au bord d'un budget socialiste mené par le gouvernement de Sébastien Lecornu, mais je suis persuadé d'une seule chose, c'est que Sébastien Lecornu n'a une chance de pouvoir mener son action à la tête du gouvernement, que s'il arrive à trouver un compromis avec les socialistes sur le budget. Ce qui veut dire en clair que ce sont les socialistes qui sont en position de force et lui qui est en position de faiblesse, ce qui veut dire qu'il y aura donc inévitablement des concessions. La question à mes yeux n'est pas de savoir s'il y aura des concessions, mais c'est de savoir jusqu'où iront les concessions.
« Je ne pense pas qu'on soit au bord d'un budget socialiste mené par le gouvernement de Sébastien Lecornu, mais je suis persuadé d'une seule chose, c'est que Sébastien Lecornu n'a une chance de pouvoir mener son action à la tête du gouvernement, que s'il arrive à trouver un compromis avec les socialistes sur le budget. Ce qui veut dire en clair que ce sont les socialistes qui sont en position de force et lui qui est en position de faiblesse, ce qui veut dire qu'il y aura donc inévitablement des concessions. La question à mes yeux n'est pas de savoir s'il y aura des concessions, mais c'est de savoir jusqu'où iront les concessions. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France. Évidemment, il va y avoir une proposition. Je veux dire, ça serait fou d'imaginer. Alors, il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelles propositions, à quel niveau, etc. par quelles méthodes, puisqu'il y a dix méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des deux jours fériés supprimés, personne ne croit que ça va être conservé. Et je pense, je pense et je crains un peu d'ailleurs, pour être franc, mais je pense que les concessions iront plus loin que ça. Je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme. Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. C'est que je sais qu'il ne sera plus question des 44 milliards d'économies. Mais je crains que s'il n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 0:16
Question 2Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Alors jusqu'où iront les concessions ?
Réponse partielle
Alors bien entendu, vous avez fait des propositions que j'ai regardées de près. Vous avez présenté un contre-budget que j'ai lu. On est d'ailleurs là pour ça. Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le…
« Alors bien entendu, vous avez fait des propositions que j'ai regardées de près. Vous avez présenté un contre-budget que j'ai lu. On est d'ailleurs là pour ça. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:32Voir 1 autre passage
« Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France. Évidemment, il va y avoir une proposition. Je veux dire, ça serait fou d'imaginer. Alors, il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelles propositions, à quel niveau, etc. par quelles méthodes, puisqu'il y a dix méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des deux jours fériés supprimés, personne ne croit que ça va être conservé. Et je pense, je pense et je crains un peu d'ailleurs, pour être franc, mais je pense que les concessions iront plus loin que ça. Je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme. Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. C'est que je sais qu'il ne sera plus question des 44 milliards d'économies. Mais je crains que s'il n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:42
Question 3Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Effectivement, il y a Sébastien Lecornu qui est en train de constituer son gouvernement. Alain, est-ce que vous pensiez que, par exemple, les socialistes devraient faire partie de ce gouvernement ?
Réponse directe
Je ne pense pas du tout. Autant je pense qu'il faut que Sébastien Lecornu négocie avec les socialistes. Négocie sérieusement, je veux dire, pas simplement négocier sur ce dont on saurait au départ que ça ne sera pas suffisant. Mais négocie sérieusement, autant les socialistes au gouvernement, ce n'est pas que ça m'effraie en tant que tel, mais ça serait totalement artificiel des deux côtés. Je n'ai pas commencé une grève de la fin quand les socialistes ont gagné, d'autant plus que, contrairement à vous, j'ai beaucoup plus vécu de socialistes au pouvoir. Et que je n'en suis pas mort, apparemment, en tout cas pas encore. Mais non, il va y avoir une négociation qui sera complexe et difficile d…
« Je ne pense pas du tout. Autant je pense qu'il faut que Sébastien Lecornu négocie avec les socialistes. Négocie sérieusement, je veux dire, pas simplement négocier sur ce dont on saurait au départ que ça ne sera pas suffisant. Mais négocie sérieusement, autant les socialistes au gouvernement, ce n'est pas que ça m'effraie en tant que tel, mais ça serait totalement artificiel des deux côtés. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 7:07Voir 2 autres passages
« Je n'ai pas commencé une grève de la fin quand les socialistes ont gagné, d'autant plus que, contrairement à vous, j'ai beaucoup plus vécu de socialistes au pouvoir. Et que je n'en suis pas mort, apparemment, en tout cas pas encore. Mais non, il va y avoir une négociation qui sera complexe et difficile dans la mesure où, à la fois, il faudra des concessions et qu'en même temps, il ne faudra pas non plus, même si ça n'est pas l'alpha et l'oméga, il ne faudra pas non plus, non seulement affoler les marchés, mais en même temps être imprudent, ce qui, dans notre histoire économique, s'est produit malheureusement extrêmement souvent. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 7:34
« Sur les déficits, les déficits ont augmenté aussi sous des gouvernements socialistes. Mais en tout cas, les deux derniers qui l'ont baissé. Je ne vous dis pas les deux derniers. Mais en revanche, sous François Mitterrand, période que j'ai quand même suivie de l'intérieur, si j'ose dire, les déficits se sont creusés. »
Question 4Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Puisque vous avez l'air d'avoir des propositions. Est-ce que vous pensez qu'ils devraient s'allier à créer cette...
Réponse directe
Je ne pense pas du tout. Autant je pense qu'il faut que Sébastien Lecornu négocie avec les socialistes. Négocie sérieusement, je veux dire, pas simplement négocier sur ce dont on saurait au départ que ça ne sera pas suffisant. Mais négocie sérieusement, autant les socialistes au gouvernement, ce n'est pas que ça m'effraie en tant que tel, mais ça serait totalement artificiel des deux côtés. Je n'ai pas commencé une grève de la fin quand les socialistes ont gagné, d'autant plus que, contrairement à vous, j'ai beaucoup plus vécu de socialistes au pouvoir. Et que je n'en suis pas mort, apparemment, en tout cas pas encore. Mais non, il va y avoir une négociation qui sera complexe et difficile d…
« Je ne pense pas du tout. Autant je pense qu'il faut que Sébastien Lecornu négocie avec les socialistes. Négocie sérieusement, je veux dire, pas simplement négocier sur ce dont on saurait au départ que ça ne sera pas suffisant. Mais négocie sérieusement, autant les socialistes au gouvernement, ce n'est pas que ça m'effraie en tant que tel, mais ça serait totalement artificiel des deux côtés. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 7:07Voir 2 autres passages
« Je n'ai pas commencé une grève de la fin quand les socialistes ont gagné, d'autant plus que, contrairement à vous, j'ai beaucoup plus vécu de socialistes au pouvoir. Et que je n'en suis pas mort, apparemment, en tout cas pas encore. Mais non, il va y avoir une négociation qui sera complexe et difficile dans la mesure où, à la fois, il faudra des concessions et qu'en même temps, il ne faudra pas non plus, même si ça n'est pas l'alpha et l'oméga, il ne faudra pas non plus, non seulement affoler les marchés, mais en même temps être imprudent, ce qui, dans notre histoire économique, s'est produit malheureusement extrêmement souvent. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 7:34
« Sur les déficits, les déficits ont augmenté aussi sous des gouvernements socialistes. Mais en tout cas, les deux derniers qui l'ont baissé. Je ne vous dis pas les deux derniers. Mais en revanche, sous François Mitterrand, période que j'ai quand même suivie de l'intérieur, si j'ose dire, les déficits se sont creusés. »
Question 5Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Plus sérieusement, Boris Vallo, quelles sont les lignes rouges, finalement, pour ne pas censurer le budget de Cépacier Lecogneur ?
Réponse à côté
On est d'accord, on est d'accord. Moi non plus. Mais ce que je sais, c'est qu'il va vous dire quelque chose de différent de François Bayrou. Ça, c'est l'évidence. Mais il faudra non seulement dire... Et que la question va être... Vous le savez très bien. Dans quelle proportion il y aura des changements ? Sachant que, d'un côté, il faudra que, évidemment, le gouvernement renonce à un certain nombre de choses qui étaient prévues dans le budget précédent. Et, en même temps, que les choses restent gérables à un moment où... On parle tous, ce soir, de Fitch. Mais c'est surtout ce qui va compter. C'est au moment du budget, le mois prochain, les deux plus grandes agences de notation qui peuvent fa…
« On est d'accord, on est d'accord. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 9:46Voir 1 autre passage
« Moi non plus. Mais ce que je sais, c'est qu'il va vous dire quelque chose de différent de François Bayrou. Ça, c'est l'évidence. Mais il faudra non seulement dire... Et que la question va être... Vous le savez très bien. Dans quelle proportion il y aura des changements ? Sachant que, d'un côté, il faudra que, évidemment, le gouvernement renonce à un certain nombre de choses qui étaient prévues dans le budget précédent. Et, en même temps, que les choses restent gérables à un moment où... On parle tous, ce soir, de Fitch. Mais c'est surtout ce qui va compter. C'est au moment du budget, le mois prochain, les deux plus grandes agences de notation qui peuvent faire des dégâts. Et donc, l'idée, ça n'est pas on va faire un budget pour faire plaisir aux agences de notation, mais il faut faire un budget qui ne soit pas non plus provocateur, parce que ça se retrouve à notre détriment. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 10:28
Question 6Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
On a parlé de la taxe Zucman, donc la taxation, pas forcément à 2%, mais des plus hauts revenus. Par exemple, la question des retraites. Est-ce que vous allez mettre ça dans la table de négociation, revenir sur la réforme des retraites ?
Réponse à côté
On est d'accord, on est d'accord. Moi non plus. Mais ce que je sais, c'est qu'il va vous dire quelque chose de différent de François Bayrou. Ça, c'est l'évidence. Mais il faudra non seulement dire... Et que la question va être... Vous le savez très bien. Dans quelle proportion il y aura des changements ? Sachant que, d'un côté, il faudra que, évidemment, le gouvernement renonce à un certain nombre de choses qui étaient prévues dans le budget précédent. Et, en même temps, que les choses restent gérables à un moment où... On parle tous, ce soir, de Fitch. Mais c'est surtout ce qui va compter. C'est au moment du budget, le mois prochain, les deux plus grandes agences de notation qui peuvent fa…
« On est d'accord, on est d'accord. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 9:46Voir 1 autre passage
« Moi non plus. Mais ce que je sais, c'est qu'il va vous dire quelque chose de différent de François Bayrou. Ça, c'est l'évidence. Mais il faudra non seulement dire... Et que la question va être... Vous le savez très bien. Dans quelle proportion il y aura des changements ? Sachant que, d'un côté, il faudra que, évidemment, le gouvernement renonce à un certain nombre de choses qui étaient prévues dans le budget précédent. Et, en même temps, que les choses restent gérables à un moment où... On parle tous, ce soir, de Fitch. Mais c'est surtout ce qui va compter. C'est au moment du budget, le mois prochain, les deux plus grandes agences de notation qui peuvent faire des dégâts. Et donc, l'idée, ça n'est pas on va faire un budget pour faire plaisir aux agences de notation, mais il faut faire un budget qui ne soit pas non plus provocateur, parce que ça se retrouve à notre détriment. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 10:28
Question 7Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Alors, Boris Vallaud, si jamais vous obtenez de la part de Sébastien Lecornu, par exemple, des concessions, si effectivement, comme le disait Alain, d'une certaine part, eh bien, il fait des pas vers vous, pas vers, on va dire, plus de justice sociale. Pardon, excusez-moi. Est-ce que vous aussi, vous allez faire un pas vers lui ?
Réponse à côté
Il y a trois choses. La caractéristique, vous savez très bien, mais je voudrais qu'on reste sur le fond là, mais la caractéristique des dernières élections, c'est qu'il n'y a pas eu de vainqueurs. Il y a eu des vaincus. Il y a eu des grands vaincus, des moyens vaincus, des grands vaincus. Oui, il se trouve qu'il est élu jusqu'encore quelques mois, et puis ensuite ça sera quelqu'un d'autre. La démocratie, ça sera aussi ça. Mais dans les médias, il est bien clair qu'il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre, que ça sera difficile, que ça sera certainement insatisfaisant, mais il faut tenir compte aussi de ce qu'est la situation politique générale en France, et notamment de ce qui, en…
« Il y a trois choses. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:06Voir 2 autres passages
« La caractéristique, vous savez très bien, mais je voudrais qu'on reste sur le fond là, mais la caractéristique des dernières élections, c'est qu'il n'y a pas eu de vainqueurs. Il y a eu des vaincus. Il y a eu des grands vaincus, des moyens vaincus, des grands vaincus. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:09
« Oui, il se trouve qu'il est élu jusqu'encore quelques mois, et puis ensuite ça sera quelqu'un d'autre. La démocratie, ça sera aussi ça. Mais dans les médias, il est bien clair qu'il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre, que ça sera difficile, que ça sera certainement insatisfaisant, mais il faut tenir compte aussi de ce qu'est la situation politique générale en France, et notamment de ce qui, en tout cas moi, me frappe beaucoup, et je ne suis pas le seul à le penser, c'est-à-dire du fossé gigantesque qu'il y a de la part des Français vis-à-vis de tout ce qui est politique. Majorité, opposition, institution, conviction, constitution. Je veux dire, tout est remis en cause, tout inspire de la défiance, et donc pour arriver à, non pas trouver instantanément une solution, mais limiter les dégâts à un moment qui est périlleux, il faut que des deux côtés, et quand je dis des deux côtés, ça veut dire en clair ce qu'on appelle à tort la majorité, parce que ça n'est pas une majorité, et les socialistes. Eh bien, ça veut dire qu'il faut trouver, non pas, je veux dire, il ne s'agit pas que de tomber amoureux les uns des autres, mais qu'ils trouvent un modus vivendi pour une période qui est une période exceptionnelle, qui est une période de grande crise économique, budgétaire, politique, psychologique, et à mes yeux, sociétale, comme ce qui s'est passé mercredi et ce qui se passera le 18 le prouve, et que dans une situation comme ça, il faut que les partis susceptibles d'exercer le moins mal possible le pouvoir s'entendre un minima pendant une période qu'on sait bien de transition, parce que de toute façon, elle ne peut pas durer plus de 18 mois, mais s'entendre pour sauver l'essentiel et ne pas aggraver la situation. »
Question 8Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Un budget un peu rose, si je puis dire, ou pas de budget du tout ?
Réponse directe
Je ne pense pas qu'on soit au bord d'un budget socialiste mené par le gouvernement de Sébastien Lecornu, mais je suis persuadé d'une seule chose, c'est que Sébastien Lecornu n'a une chance de pouvoir mener son action à la tête du gouvernement, que s'il arrive à trouver un compromis avec les socialistes sur le budget. Ce qui veut dire en clair que ce sont les socialistes qui sont en position de force et lui qui est en position de faiblesse, ce qui veut dire qu'il y aura donc inévitablement des concessions. La question à mes yeux n'est pas de savoir s'il y aura des concessions, mais c'est de savoir jusqu'où iront les concessions.
« Je ne pense pas qu'on soit au bord d'un budget socialiste mené par le gouvernement de Sébastien Lecornu, mais je suis persuadé d'une seule chose, c'est que Sébastien Lecornu n'a une chance de pouvoir mener son action à la tête du gouvernement, que s'il arrive à trouver un compromis avec les socialistes sur le budget. Ce qui veut dire en clair que ce sont les socialistes qui sont en position de force et lui qui est en position de faiblesse, ce qui veut dire qu'il y aura donc inévitablement des concessions. La question à mes yeux n'est pas de savoir s'il y aura des concessions, mais c'est de savoir jusqu'où iront les concessions. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 0:16
Question 9Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
Est-ce que l'avenir du PS finalement c'est Lecornu ou est-ce que l'avenir de Lecornu c'est le PS, Boris Vallaud ?
Réponse partielle
Alors bien entendu, vous avez fait des propositions que j'ai regardées de près. Vous avez présenté un contre-budget que j'ai lu. On est d'ailleurs là pour ça. Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le…
« Alors bien entendu, vous avez fait des propositions que j'ai regardées de près. Vous avez présenté un contre-budget que j'ai lu. On est d'ailleurs là pour ça. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:32Voir 1 autre passage
« Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France. Évidemment, il va y avoir une proposition. Je veux dire, ça serait fou d'imaginer. Alors, il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelles propositions, à quel niveau, etc. par quelles méthodes, puisqu'il y a dix méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des deux jours fériés supprimés, personne ne croit que ça va être conservé. Et je pense, je pense et je crains un peu d'ailleurs, pour être franc, mais je pense que les concessions iront plus loin que ça. Je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme. Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. C'est que je sais qu'il ne sera plus question des 44 milliards d'économies. Mais je crains que s'il n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:42
Question 10Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)
C'est-à-dire, est-ce que vous allez jouer le jeu d'éviter à ce pays la dissolution probable qui peut-être mènerait le Rassemblement National au pouvoir ?
Réponse à côté
Il y a trois choses. La caractéristique, vous savez très bien, mais je voudrais qu'on reste sur le fond là, mais la caractéristique des dernières élections, c'est qu'il n'y a pas eu de vainqueurs. Il y a eu des vaincus. Il y a eu des grands vaincus, des moyens vaincus, des grands vaincus. Oui, il se trouve qu'il est élu jusqu'encore quelques mois, et puis ensuite ça sera quelqu'un d'autre. La démocratie, ça sera aussi ça. Mais dans les médias, il est bien clair qu'il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre, que ça sera difficile, que ça sera certainement insatisfaisant, mais il faut tenir compte aussi de ce qu'est la situation politique générale en France, et notamment de ce qui, en…
« Il y a trois choses. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:06Voir 2 autres passages
« La caractéristique, vous savez très bien, mais je voudrais qu'on reste sur le fond là, mais la caractéristique des dernières élections, c'est qu'il n'y a pas eu de vainqueurs. Il y a eu des vaincus. Il y a eu des grands vaincus, des moyens vaincus, des grands vaincus. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:09
« Oui, il se trouve qu'il est élu jusqu'encore quelques mois, et puis ensuite ça sera quelqu'un d'autre. La démocratie, ça sera aussi ça. Mais dans les médias, il est bien clair qu'il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre, que ça sera difficile, que ça sera certainement insatisfaisant, mais il faut tenir compte aussi de ce qu'est la situation politique générale en France, et notamment de ce qui, en tout cas moi, me frappe beaucoup, et je ne suis pas le seul à le penser, c'est-à-dire du fossé gigantesque qu'il y a de la part des Français vis-à-vis de tout ce qui est politique. Majorité, opposition, institution, conviction, constitution. Je veux dire, tout est remis en cause, tout inspire de la défiance, et donc pour arriver à, non pas trouver instantanément une solution, mais limiter les dégâts à un moment qui est périlleux, il faut que des deux côtés, et quand je dis des deux côtés, ça veut dire en clair ce qu'on appelle à tort la majorité, parce que ça n'est pas une majorité, et les socialistes. Eh bien, ça veut dire qu'il faut trouver, non pas, je veux dire, il ne s'agit pas que de tomber amoureux les uns des autres, mais qu'ils trouvent un modus vivendi pour une période qui est une période exceptionnelle, qui est une période de grande crise économique, budgétaire, politique, psychologique, et à mes yeux, sociétale, comme ce qui s'est passé mercredi et ce qui se passera le 18 le prouve, et que dans une situation comme ça, il faut que les partis susceptibles d'exercer le moins mal possible le pouvoir s'entendre un minima pendant une période qu'on sait bien de transition, parce que de toute façon, elle ne peut pas durer plus de 18 mois, mais s'entendre pour sauver l'essentiel et ne pas aggraver la situation. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées5 mai 2021 au 12 sept. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais dans cette période-là, jusqu'en 2022, vous reconnaîtrez aussi qu'il y a eu une... Attendez, je n'ai pas fini. Je ne vais pas être long. Vous reconnaîtrez qu'il y a eu aussi une baisse du chômage, comme elle ne s'était pas produite depuis un bon moment. Et que ça, les Français, je ne sais pas s'ils se le rappellent aujourd'hui, mais en tout cas, ils ne peuvent pas le nier. La première partie jusqu'au moment du Covid, il y a effectivement eu, je suis d'accord avec vous, beaucoup d'allègements fiscaux délibérés. Bon, c'est ce qu'on appelle la politique de l'offre. Il l'a menée, disons, à un bon rythme, mais elle a produit des effets positifs sur la croissance et sur le chômage. La question est de la gestion, notamment budgétaire, après le Covid. Et c'est là où, selon moi, les dérapages n'ont absolument pas été contrôlés. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 5:08Voir 2 autres passages
« D'abord résistance à l'air du temps, surtout quand cette terre est mauvaise. Il y a des pentes qui sont préoccupantes, de replis sur soi, de désirs d'autorité. Résister à ce monde qui se défait, où parfois de grands compromis républicains construits patiemment son sapé. Résistance à un monde qui se défait parce que les inégalités explosent, parce que la crise environnementale nous menace, et menace d'ailleurs plus précisément les plus vulnérables d'entre nous. Donc oui, résister, c'est au fond, moi je m'inspire plutôt aussi de cet esprit de résistance qui a commandé la reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale et qui a été le pilier, ce moment, j'allais dire, d'utopie concrète où nous avons construit la République telle que nous la connaissons depuis plusieurs décennies. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 1:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes12 sept. 2025 au 12 sept. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France. Évidemment, il va y avoir une proposition. Je veux dire, ça serait fou d'imaginer. Alors, il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelles propositions, à quel niveau, etc. par quelles méthodes, puisqu'il y a dix méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des deux jours fériés supprimés, personne ne croit que ça va être conservé. Et je pense, je pense et je crains un peu d'ailleurs, pour être franc, mais je pense que les concessions iront plus loin que ça. Je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme. Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. C'est que je sais qu'il ne sera plus question des 44 milliards d'économies. Mais je crains que s'il n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités5 mai 2021 au 12 sept. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Bayrou. Ça veut dire que c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis. La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de, et vous aviez raison, c'est le symbole. Vous parliez d'une taxe sous une forme ou sous une autre, sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France. Évidemment, il va y avoir une proposition. Je veux dire, ça serait fou d'imaginer. Alors, il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelles propositions, à quel niveau, etc. par quelles méthodes, puisqu'il y a dix méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des deux jours fériés supprimés, personne ne croit que ça va être conservé. Et je pense, je pense et je crains un peu d'ailleurs, pour être franc, mais je pense que les concessions iront plus loin que ça. Je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme. Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. C'est que je sais qu'il ne sera plus question des 44 milliards d'économies. Mais je crains que s'il n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. »
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 2:42Voir 2 autres passages
« Mais vous croyez que quand on a fait les résultats qu'on a fait aux élections présidentielles, on n'en tire aucune espèce de conclusion ? Vous savez, on nous a reproché d'une certaine manière l'inventaire que nous avons fait sur le quinquennat. Et évidemment qu'un certain nombre des sujets qui ont été évoqués, que ce soit la loi de travail, que ce soit la déchéance de nationalité, que ce soit le peu d'effet du CICE mesure aujourd'hui. Nous-mêmes, nous avons fait des propositions dans l'hémicycle pour revenir sur un certain nombre de ces mesures. Vous croyez qu'on ne l'entend pas ? Vous savez, c'est plus facile d'aller se planquer, de partir ailleurs, à la République en marche. Moi, j'ai choisi de rentrer au Parti Socialiste, parce que j'y suis rentré quand tout le monde en partait. Pourquoi ? Parce que je crois à la permanence du socialisme dans l'histoire. Parce que je crois aussi que dans le dernier quinquennat, si on veut être juste, il y a eu le compte personnel de prévention de la pénibilité, parce qu'il y a six ans d'expérience d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier, et que ça, ça ne peut que révolter. Il y a eu le tiers payant généralisé, parce qu'il y a encore des gens qui ne se soignent pas, parce qu'il faut faire des avances. Parce que nous avons créé 60 000 postes dans l'éducation nationale pour réduire le décrochage scolaire. Et parce que, voilà, le socialisme dans l'histoire, c'est aussi des conquêtes sociales. Mais moi, je l'entends, et ce que je dis, je le dis fort de tout ça, fort des leçons qu'il faut comment dire. Mais je sors du confessionnal du quinquennat, et je dis, ben non, l'aspiration à la justice, à l'égalité, ce n'est pas des nostalgies. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 18:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées5 mai 2021 au 5 mai 2021 · 5 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour vous dire, c'est un débat que nous avons eu à l'Assemblée nationale. Nous l'avons eu en appelant le minimum jeunesse. Parce que, j'ai dit, il y a une jeunesse qui se noie. Et on nous répond, attention, la bouée que vous allez lui lancer va l'entraîner par le fond. On dit, non. On les voit aujourd'hui, ces jeunes qui n'arrivent pas à vivre, à s'insérer sur le marché du travail. Ce minimum jeunesse, c'était quoi ? C'était essentiellement l'ouverture du RSA à 18 ans et son versement automatique. Parce que vous le savez aussi, aujourd'hui, il y a 25 à 30% de gens qui ont droit au RSA, qui ne vont pas le demander, souvent faute de connaître leurs droits. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 10:44Voir 2 autres passages
« Il s'enfonce dans la grande pauvreté. Il a dit non considérant qu'au fond, tout était bien et que tout était bien fait. Moi, je trouve très bien l'idée d'un jeune, une solution. Bien sûr qu'il faut appuyer cela. Je suis très favorable à la garantie jeune. Nous l'avons créée et l'accompagnement fait par la garantie jeune est de grande qualité. Et c'est le modèle qu'il faut suivre. Mais quand vous dites qu'on va porter à 200 000 le nombre de garanties jeunes, alors qu'il n'y a plus d'un million de jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation, on se dit mais qu'advient-il de ces 800 000 jeunes ? Quand vous avez des étudiants pour lesquels le système des bourses ne suffit pas, le repas à l'euro, c'est très bien. Je pense qu'il va falloir le prolonger longtemps. Il va falloir le prolonger longtemps, oui. Je suis aussi allé voir les étudiants fantômes à Montpellier. Je suis allé voir le Secours populaire qui a ouvert des banques alimentaires. Je suis allé à Dijon voir des syndicats étudiants, des associations étudiantes, venir en aide à leurs camarades qui ne mangent pas, qui ont été obligés de retourner chez leurs parents. Alors comment ça fonctionne ? C'est un versement automatique, inconditionnel, à 18 ans. À tous les jeunes. À tous les jeunes. En prenant en compte le foyer fiscal. Donc il y a une condition de recense. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 11:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 8:30
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 8:30
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:22
BFMTV · Crise politique, alliance avec Sébastien Lecornu... L'interview en intégralité de Boris Vallaud (PS)Vérifier à 13:22
« Vous savez, ça c'est vraiment des débats dont la France se régale. Est-ce que, pour moi, Napoléon est une référence politique ? Non. C'est l'homme du 18 primaire, du coup d'État, de la mise à bas de la Révolution et de la République. C'est l'homme qui rétablit l'esclavage. C'est l'homme d'un certain nombre de guerres civiles. Je lisais dans un magazine cette citation que je ne connaissais pas de Chateaubriand qui dit « Après nous avoir imposé le despotisme de sa personne, Napoléon nous impose le despotisme de sa mémoire ». Bon, on en est toujours là. Alors évidemment, c'est un personnage qui a laissé des marques éminentes en France. C'est sûr, il est de l'histoire de France. Et je lis toujours avec plaisir les bons livres de Tullard, de Thierry Lenz. Et même, j'ai beaucoup aimé les 100 jours de Dominique de Villepin. C'était vraiment une sorte d'épopée. La commémoration, ce n'est pas la célébration. Je l'entends. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que dans l'esprit du président de la République, on verra ce qu'est son discours, évidemment qu'il fera la part des choses, mais qu'il y a un peu de célébration, et je dirais même un peu d'auto-célébration, parce qu'on se cherche toujours des figures dans l'histoire. Les miennes, ce n'est pas celles-là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 21:19
« Parce qu'on laisse assez peu l'espace, vous voyez, pour aller parler des idées, des propositions extrêmement concrètes. Je sais que vous ne manquerez pas de m'interroger sur les sondages réservés aux uns, réservés aux autres, la question de l'incarnation, des figures, alors derrière qui faut-il se ranger ? Que ferez-vous au second tour, c'est telle configuration-là ? Moi, ce que je vous dis aujourd'hui, c'est que j'ai la conviction que nous pouvons tous vivre dans un monde meilleur, que cette pandémie, elle nous donne des leçons, elle nous donne des leçons qui nous obligent aujourd'hui et que je vois aussi émerger, en dépit d'une bataille culturelle ou d'une bataille des idées que la gauche aurait remportées, je vois beaucoup d'artisans intéressés à un retour à la normale, c'est-à-dire, finalement, ce n'est pas une place pour chacun, c'est chacun à sa place et on recommence comme avant. Sauf que ce qu'on a fait aperçoir dans cette crise, c'est qu'en réalité, même la pandémie, elle est plus dure pour les plus pauvres que pour les plus riches. Nous avons applaudi à 20h les soignants, mais aussi les caissières, les éboueurs. Est-ce que vous trouvez normal, après cette pandémie, qu'on ne tire aucune conclusion du fait que le patron d'une grande enseigne de la grande distribution gagne 300 fois ce que gagne une caissière ? Est-ce qu'on ne peut pas vraiment se poser la question de comment on taxe les multinationales ? Alors que la France, par la voix de son ministre hier dans l'hémicycle, nous a expliqué qu'il y aurait une clause de revoyure pour qu'il n'y ait pas de transparence. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 4:48
« Ils le reçoivent mais c'est pris en compte. On prend en compte le revenu des parents. Donc évidemment il y a de la justice. Et puis le financement. Poser la question du financement. Il y a un certain nombre de questions qui se posent. Par exemple, faut-il supprimer la taxe d'habitation pour les 20% d'en français les plus riches ? Qui vont en réalité capter 46% de la dépense fiscale. C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Oui mais est-ce que c'est une promesse intelligente dans le moment que l'on vit ? Je ne le crois pas. Est-ce que la taxation des multinationales, pour plus de justice, ne rapporte pas de l'argent ? Je le crois. J'en ai fait la démonstration tout à l'heure. Il y a la possibilité de financer tout cela dans la justice et dans la redistribution. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Boris Vallaud : "Aujourd’hui, il faut prendre parti en 5 minutes sur tous les sujets, et toujours sans nuance"Vérifier à 12:21